Glienicke Brücke, l’exclave et la poterie

Pendant la guerre froide le Glienicke Brücke formait la frontière entre l’Est et l’Ouest. Il servit essentiellement au passage de militaires et à l’échange d’espions. Au dernier recensement, 38 agents de la CIA et du KGB traversèrent le Havel à cet endroit.
Le plus célèbre échange est celui du pilote de l’avion espion U-2 Francis Powers, contre l’agent du KGB Rudolf Abel.
Ce matin nous avons pris le tram 93 du Alte Markt vers le Glienicke Park. Comme dans la majorité des parcs qui ceinturent Potsdam, il contient quelques châteaux, une orangerie, des écuries, un casino avec une vue imprenable sur le lac et un faux château fort médiéval qui abrite la chaufferie et les pompes qui actionnent les fontaines.
Les chateaux à gauche du Glienicke Brücke sont d’inspiration italo-byzantine et le grand Schloß et le petit Schloß Babelberg, à droite du pont, néo-classiques, question de satisfaire tous les goûts.
Pendant la période de séparation, le parc avec ses châteaux et ses villas formait une des 12 ‘exclaves’ de Berlin. Par une des bizarreries du partage des terrains, ces îlots appartenaient à l’Ouest mais ils étaient emmurés dans la partie Est du pays.
Leurs habitants avait un droit de passage mais il était empreint d’une telle bureaucratie que les pères de famille n’étaient pas motivés à passer la frontière le dimanche matin pour chercher des croissants chez le boulanger de l’autre coté du pont.
De retour à Potsdam nous flânons dans les rue du quartier Hollandais – le Holländisches Viertel – où a lieu le Töpfermarkt annuel. C’est une foire à poteries et potiches de toutes les formes et toutes les couleurs qui attire plein de monde en quête d’ajouter à leurs étagères déjà bien remplies, un nouvel attrape poussière.
En 1733 Frédérique Guillaume I attira des spécialistes Hollandais pour l’aider au drainage des marais des environs de Potsdam. Pour ne pas trop les dépayser, il fit construire 4 blocs de maisons en brique rouge dans un style ‘Hollandais,’ d’où le nom du lieu.
Aujourd’hui on reconnait les maisons de nos immigrés aux antennes paraboliques.

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