Lettre de Gand 21/31

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Lettre de Gand 21/30

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Lettre de Gand 21/29

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Lettre de Gand 21/28

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Lettre de Gand 21/27

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Lettre de Gand 21/26

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Lettre de Gand 21/25

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Lettre de Gand 21/24

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Lettres de Gand 21/23

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Corona delenda est – Lettre de Gand 20

A l’instar de Caton l’Ancien, je suggère à nos virologues, politiciens et experts en la matière, de terminer leurs recommandations en paraphrasant le Censeur Romain: « Corona delenda est »

Curieux comme un singe, je lis et j’écoute tout ce qui se dit et se publie concernant la pandémie. Les nouvelles à la radio et à la télé, les articles publiés par le Morgen, le Standard, la Libre, Libération, Le Parisien, le New York Times, Medium et The Economist.

Pour emballer le tout, je consulte le site du ECDC, https://www.ecdc.europa.eu/en/geographical-distribution-2019-ncov-cases, ainsi que celui de notre centre diplomatique, https://diplomatie.belgium.be/fr/Services/voyager_a_letranger/conseils_par_destination/pays_bas

Ce dernier, pour voir où nous pourrons éventuellement aller en bateau ou en roulotte, en 2020.

J’en conclus que le stress créé par la confusion est plus mortel que le virus. 

Le compte rendu de la semaine:

Le mot écologique: 

Avant le Corona, nous n’étions jamais à la maison en été.

Cette année-ci, tout change et on profite avec plaisir de notre piscine écologique. J’insiste sur le mot ‘écologique’ car il fait toute la différence par rapport aux piscines chlorées traditionnelles, ainsi qu’à la natation dans les rivières et en mer.

Dans une piscine écologique, l’eau circule lentement et en permanence au travers d’un filtre composé de pierres de laves. Ce filtre fait un tiers du bassin. Les pierres sont peuplées de bactéries. Leur mission est de rendre l’eau limpide et douce. Une merveille pour se baigner.  

Nous ne sommes pas les seuls en profiter. Ce milieu aquatique fait le bonheur des salamandres, qu’on n’entend pas et qu’on ne voit jamais. Des grenouilles qu’on entend souvent et qu’on voit parfois. Des orfes dorées, qu’on n’entend pas mais qu’on voit circuler, faisant des grand cercles dans la pièce d’eau. 

Ces poissons sont très actifs au crépuscule et la nuit, car ils se nourrissent d’insectes. Elles partagent les moustiques avec les chauves-souris. En chasse, les orfes dorées nagent sous la surface de l’eau. Ils leur arrive de sauter hors de l’eau pour attraper de petits insectes volants. Exclusivement carnivores, ils ne broutent pas les plantes aquatiques et contrairement aux poissons rouges, ils ne foulent ni les berges ni le sol de la piscine. C’est un gage supplémentaire d’eau claire.

Le mot culturel:

Baptisée le « Crystal Ship », Ostende a créé en 2016 un festival d’art urbain. La ville est une galerie en plein air. Des dizaines d’artistes de rue ont peint cinquante sept façades. L’office du tourisme distribue la brochure de l’événement. Au recto, le plan de la ville avec un numéro et l’adresse de chaque œuvre. Au verso, une petite photo et un mot d’explication. Il nous a fallu cinq demi-journées et 34 kilomètres à pied et à bicyclette pour voir toutes les compositions. Le guide propose des itinéraires mais nous avons trouvé plus commode de créer nos propres cheminements en sélectionnant des regroupements géographiques qui nous semblaient plus logique. 

Pour vous donner envie de venir à Ostende, je vous ci-dessous quelques exemples de ce que vous pouvez admirer.

Le mot sportif:

L’ancien vélo de mon beau-père Romain reposait depuis cinq ans contre le mur latéral du garage. Le pneu avant était crevé et l’ensemble criait à l’entretien. Je l’avais recouvert d’un vieux drap blanc pour éviter que la poussière ne recouvre totalement le pourpre de son cadre. Le guidon et la fourche sont de couleur vert pomme. L’ensemble est surprenant mais d’un plus bel effet. La semaine dernière j’ai poussé le vélo jusque chez Marcel, le vendeur et réparateur situé sur la chaussée de Nieuport, à cent mètres à droite du carrefour du Northlaan.

Dans la foulée, on confie à Marcel la remise en conditions du Rayleigh de Marleen qui dormait sous un autre drap blanc, dans le même garage. 

Jeudi matin nous avons récupéré les deux engins et cela nous a permis d’aller voir d’autres œuvres du Crystal Ship, en dehors de notre rayon d’action pédestre. 

Marcel est un bon mécanicien sympathique et plein d’humour. Je le recommande.

Vendredi matin, le guide en main, nous parcourons le centre d’Ostende à la recherche des Crystal Ship. Sur chemin du retour, dans le Leopoldpark, on croise un anversois, son accent le trahit. Haut comme trois pommes, il a les cheveux blancs coupés en brosse et le masque au menton lui fait une barbe bleue. Un grand sourire au lèvres, il nous confie: ´Quelle belle journée, et quel beau printemps et quel bel été. On est pensionnés et bien payés et grâce au Corona on reste au pays. Il peut revenir tous les ans’. Je lui demande s’il pense qu’il y a cause à effet entre le beau temps et le virus? 

‘Qui sait’ fait-il toujours en souriant. Sur ces paroles optimistes, on se quitte en se souhaitant une belle journée. 

‘Qui sait’ fait-il toujours en souriant. Sur ces paroles optimistes, on se quitte en se souhaitant une belle journée. 

Et il y en a qui se lamentent? 

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Livre #6 Dehlia Smith

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En 1969, Dehlia Smith composa le gâteau qui figure sur la couverture de l’album ‘Let it Bleed’ des Rolling Stones.

Un an plus tard, elle apparut sur la BBC East Regional Television avec un programme culinaire.

L’année suivante elle créa une rubrique dans le Evening Standard.

J’ai acheté son ‘Dehlia Smith Complete Cookery Course’ en 1970. Je le consulte encore régulièrement.

‘L’effet Dehlia’ eut un impact sur le public Anglais, on raconte qu’à l’issu d’une émission, la vente des œufs augmenta de 10%.  

Dehlia initia son peuple à la bonne cuisine. 

J’ai amélioré sa recette des crêpes, voir page 371 ci-dessous, en remplaçant l’eau par de la bière. 

Cela donne une pâte plus légère et les crêpes ont un agréable petit goût mordant.

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Dehlia Smith baked the cake which was used on the cover of The Rolling Stones‘ album Let It Bleed in 1969.

A year later, she appeared  with her cookery program on BBC East Regional Television.

In 1972 Smith started a column in the Evening Standard. 

It is at that time that I bought my next cookery book, ‘Dehlia Smth’s Complete Cookery Course’.

I still use it.

It has been claimed that Smith’s television series Delia’s How to Cook led to a 10% rise in egg sales in Britain and her use of ingredients such as frozen mash and tinned minced beef and onions, or ustensils such as an omelette pan, could cause sell-outs overnight. 

She is a leading cookery writer in the U.K.

I have improved her basic pancake recipe see page 371 here above, by using lager pils instead of water. It makes the dough lighter and it gives the pancakes a pleasant slight pungent taste.

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Book(s) # 5 Len Deighton – Action Cook Book & Où est le Garlic?

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Harry Palmer nonchalantly cracks eggs into a bowl with his left hand, while his protagonist pours out two large whiskies. This was 1964, the movie ‘The Ipcress File’ launched Michael Caine’s international acting career.

Len Deighton, the author of the novel on which the movie is based, began his education in good food at Koffmann’s London restaurant in Knightsbridge.

He wrote and published two bestselling strip cookery books, ‘Action Cook Book’ (1965) and ‘Où Est Le Garlic’ (1966). 

I bought these two first cookery books in 1968.

To know more about Len Deighton as a cook, read 

https://www.theguardian.com/books/2014/dec/14/len-deighton-observer-cookstrips-michael-caine-1960s

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Le film ‘The Ipcress File’ (1964) ouvra la porte à la carrière internationale de l’acteur Michael Caine.

Dans une scène, on le voit nonchalamment de la main gauche, briser des œufs dans un bol, pendant que sa compagne leur sert deux sérieux whiskies. 

Len Deighton, l’auteur du livre qui est à l’origine du film, acquis son amour et sa connaissance de l’art culinaire dans les cuisines du restaurant Londonien Koffmann’s.

L’auteur publia dans la foulée deux livres de cuisine sous forme de BD, ´Action Cook Book’ (1965) et ‘Où est le Garlic’ (1966).

Ce furent mes deux premiers livres de cuisine, achetés en 1968.

Pour en savoir plus sur Len Deighton et ses connaissances culinaires voir:

https://www.theguardian.com/books/2014/dec/14/len-deighton-observer-cookstrips-michael-caine-1960s

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Livre # 4 – 101 ThingsI learned in Culinary School

D745A353-02EF-4C05-9937-C5634D1C9DF1Ce petit livre est dans ma bibliothèque depuis plusieurs années. Je l’ouvre régulièrement avec plaisir car il est instructif, plein de bon sens et écrit avec connaissance et humour.

Dans son introduction, l’auteur souligne qu’un chef apprend et développe ses connaissances, toute sa vie.

Chaque rubrique est une double page, le texte à droite et une illustration à gauche.

Exemples: ‘Pourquoi ne pas mariner à température ambiante’ et ‘Humidifiez votre four’

Les photos montrent d’autres exemples.

À trouver sur amazon.fr pour quelques €

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A few years ago, I bought this little book. It provides advice to anyone interested in food and in cooking.

I quote the author in his introduction: “After more than twenty years teaching and working in the culinary art, I am sure of one thing, a chef can never stop learning and growing”.

Each two-page layout is illustrated and illuminates an important topic. 

Examples: ‘Roux: the longer, the darker’ and ‘Why convection ovens are faster’. 

Look at the pictures for more exemples. 

To be found on amazon.com for 2$

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Livre # 3 Le Répertoire de la Cuisine

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En cuisine il est important d’appeler les ingrédients et les recettes par leur nom. ‘Le Répertoire de la Cuisine’ répond à ce besoin. Publié pour la première fois en 1914, le livre a été traduit en plusieurs langues.

C’est un recueil de 7000 recettes, répartis en 12 chapitres, lesquels sont divisés en sous-rubriques. Les recettes sont classées alphabétiquement. Voir les photos ci-jointes.

Il est destiné à des professionnels plus qu’aux cuisiniers débutants. 

Saulnier était un élève d’Auguste Escoffier. 

On le trouve à différents endroits de la ‘Toile’, dont amazon.fr

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In cooking, it is important to use the correct words and the right definitions for ingredients and recipes. 

Comes in, ‘Le Répertoire de la Cuisine’. This modest booklet in size, (7,5”x5,1/4”) contains over 7000 recipes with their right labelling and a succinct description of the cooking process. 

Twelve chapters, from ‘Fonds de Cuisine’ to ‘Savories’, see the picture below.

It is meant more for professionals than for beginners as you can see in the second picture. 

Published originally in 1914, the book has been translated in multiples languages. Saulnier was a student of Auguste Escoffier.

To be found on Amazon.

https://www.amazon.com/Repertoire-Cuisine-Renowned-Classic-Experts/dp/0812051084

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Livre # 2 Harold McGee – On Food and Cooking

D745A353-02EF-4C05-9937-C5634D1C9DF1Ma maman préparait les repas de la famille avec amour et conviction. En la regardant faire et en l’écoutant, j’ai appris les rudiments de la cuisine. J’ai imité ses recettes, j’ai acheté mon premier livre de cuisine et par essais et erreurs, au fil des années, je me suis constitué une bonne connaissance de l’art de la cuisine.

Tard dans ma vie, par hasard, j’ai découvert le livre scientifique de Harold McGee. Sept cents pages de petit texte avec de nombreuses illustrations.

J’imagine que les écoles de cuisine et les grands chefs inculquent à leurs élèves la science des processus culinaires.

Est-il indispensable d’étudier ce livre pour réussir votre mayonnaise?

Non. Par contre, molécule par molécule, vous comprendrez pourquoi il arrive que votre émulsion rate.

Harold McGee – On Food and Cooking.

À trouver sur abebooks.co.uk 

https://www.abebooks.co.uk/servlet/BookDetailsPL?bi=30568675111&searchurl=an%3DHarold%2BMcGee%26sortby%3D17%26tn%3DOn%2BFood%2Band%2Bcooking&cm_sp=snippet-

La prochaine fois je vous parlerai d’un livre indispensable dans toute bibliothèque culinaire: Le Répertoire de la Cuisine par Th.Gringoire et L.Saulnier

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Most of us amateur cooks or food lovers, start their cooking lives looking at theirs mothers. It is my case. Then comes the trail and error, the cooking books and nowadays, the TV programs.

I suppose that great chefs and cookery schools teach their students the science behind the cooking processes.

It was only late in life that I bumped into Harold McGee’s scientific, 700 pages volume, on the science of cooking. 

The American food writer M.E.K.Fisher comments: ‘Anyone who really loves cooking and eating will be fascinated at once’. 

Do you need to ‘study’ this book it to successfully make your mayonnaise?

No, but it will help you understand the chemistry behind the process. 

Why sometimes your emulsion brakes and what to do about it.

Harold McGee – ‘On Food and Cooking’.

To be found on abebooks.co.uk

https://www.abebooks.co.uk/servlet/BookDetailsPL?bi=30568675111&searchurl=an%3DHarold%2BMcGee%26sortby%3D17%26tn%3DOn%2BFood%2Band%2Bcooking&cm_sp=snippet-

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Livre # 1 Alan Davidson – The Oxford Companion to Food


Récemment mes amis de FB ont lancé une nouvelle mode. D’aucuns défient un ami à publier la photo de leurs 10 livres préférés, un chaque jour.

J’ai été agréablement surpris de constater le haut niveau culturel de mes amis, Tacite, Kierkegaard, Nietzsche, pour n’en citer que trois.

J’ai rangé le dernier polar de Donna Léon mais Guido Brunetti m’a inspiré une idée.

Les rayons de la bibliothèque de notre cuisine comportent plus de 300 livres de cuisine et livres consacrés à la cuisine. 

Décrire les œuvres qui ont accompagné ma vie de cuistot amateur me paraît une façon amusante de redémarrer la publication des lettres de mon blog.

Ma maman Suisse Allemande était un cordon bleu. Elle m’a transmis sa passion.

Avant d’emprunter un œuf à votre voisin, comme débute chaque livre de cuisine Hollandais, il est important de connaître les ingrédients.

Allan Davidson mis 23 ans à rassembler et décrire les 2650 rubriques de son encyclopédie culinaire.

Le volume est illustré par le graphiste Laotien Soun Vennithone. 

Vous pouvez acquérir le livre sur AbeBooks.co.uk voir https://www.abebooks.co.uk/products/isbn/9780192115799/30558117308&cm_sp=snippet-_-srp1-_-PLP3

La semaine prochaine, je vous parlerai de l’étude de Harold McGee, ‘On Food and Cooking’, ‘The Science and Lore of the Kitchen’.


There is a new fad on Facebook. People challenge a friend to post the cover of ten of their favourite books, one every day.

I am pleasantly amazed to discover the cultural level of my FB friends, Tacitus, Kierkegaard, Nietzsche, to name three.

Discretely, I put aside the cover of Donna Leon’s last novel. 

However, Guido Brunetti gave me an idea.

On the shelves of our kitchen I have collected over the years, more than 300 cookbooks and books related to food.

I figured that commenting on the books that paved my days of cooking would be a nice way of reactivating my blog.

My Swiss German mother was a cordon bleu. I inherited her interest in food.

Before borrowing an egg from your neighbour, as any Dutch cookbook begins, knowing about ingredients is a good start.

It took 23 years for Allan Davidson to collect and write 2650 entries, describing every edible item plus numerous famous world dishes. 

Conceived in 1976, the book was published in 1999. It comprises 892 pages and 175 illustrations of food by Laotian artist Soun Vannithone.

It is titled ‘The Oxford Companion to Food’ and it is to be found on AbeBooks.co.uk see https://www.abebooks.co.uk/products/isbn/9780192115799/30558117308&cm_sp=snippet-_-srp1-_-PLP3

Next week I shall comment on Harold McGee’s ‘On Food and Cooking’, ‘The Science and Lore of the Kitchen’.

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19 – 33 Aabenraa, Glückstadt, Lorup, Rees, Eindhoven

Après huit semaines et six mille kilomètres, nous sommes revenus à notre point de départ.

Le plan ci-dessus trace notre itinéraire. 

En Norvège même, nous avons parcouru environ 3500 km. Mon gribouillis montre que nous n’avons fait qu’effleurer le sud-ouest du pays. Le cap Nord est à 2000 km plus haut sur la carte. 

Passé la ligne d’arrivée, les athlètes continuent à courir pendant quelques dizaines de mètres encore. Ensuite, ils s’arrêtent et se plient en deux, leurs mains touchent presque le sol. Lentement ils se redressent et respirent profondément.

En écrivant ce billet, cette image défile dans mon imagination. Voilà une semaine que nous avons franchi la porte de notre demeure et ce mardi soir, le 15 septembre est la première soirée où je respire profondément. 

À portée de main, une tisane rooibos et la Rêveuse d’Ostende de Eric-Emmanuel Schmidt que j’ai sélectionné pour lire ce soir. Je pianote le texte que vous lisez, sur l’iPad Air qui repose sur mes genoux.

Comme les athlètes, la porte d’entrée franchie, nous avons dans l’ordre:

Vidé la roulotte et rangé la nourriture non consommée, les habits, les livres et les objets divers récoltés en cours de route.

Pris contact et revu la famille et les amis.

Nettoyé la roulotte à l’intérieur et à l’extérieur, aspiré et nettoyé la maison. 

Conduit la roulotte vers son rangement d’hiver.

Envoyé quelques mails à des amis lointains.

Mangés des moules chez IKEA.

Fait des courses au Delhaize et chez Albert Heijn pour remplir les frigos maison de produits frais.

Re-téléphoné et bavardé avec la famille et les amis.

Ce soir, notre cœur bat à son rythme normal, on fonctionne à notre cadence maison.

Pour clôturer mon rapport de notre voyage dans le nord, voici un résumé de notre dernier trajet.

Dans mon billet précédent, le 19 – 32, j’ai raconté notre surprise agréable de recevoir des gâteaux chauds à la cannelle de notre voisine de camping à Aabenraa.

La veille de ce matin-là, chargés de champignons et de bons souvenirs, on quitte Laven pour visiter le château musée de Brundlund dans cette ville du sud du Jutland.

Peintures et sculptures du 18ème siècle a aujourd’hui.

L’arrêt suivant est Glückstadt sur l’Elbe et puis Lorup en Basse Saxonie. Au cœur de cette ville, la mairie met 4 emplacements à la disposition des mobile homes. L’électricité et l’eau potable sont gratuits. J’envoie un mail de remerciement au bourgmestre. 

Le lendemain, située sur le Rhin, la  ville de Rées nous accueille par une pluie battante. On y passe notre dernière nuit en Allemagne pour la modique somme de 8€, eau et électricité inclus.

Lundi, en route vers Eindhoven, on s’arrête à Emmerich am Rhein, pour acheter des bonbons à la réglisse au Katjeshop, une boutique située sur la Rheinpromenade. Marleen y fait la provision pour l’année. 

Au Pays-Bas, nos amis Marjan et Will habitent Eindhoven dans le Kaalhoef, une ferme rénovée datant de 1750. Marjan est une graphiste qui depuis une dizaine d’années fabrique des objets en verre coulé. Le hasard veut que nous puissions les accompagner à Lommel pour les voir à l’œuvre dans la ‘Glazen Huis’.

Voir: https://www.marjansmit.nl

À chaque traversée de la Hollande, la roulotte trouve un emplacement dans leur jardin, baptisé par Marjan, ‘Camping Sanssoucis’. 

Leur hospitalité est à la hauteur de leurs passions artistiques, c’est un bonheur de les retrouver.

Mercredi, le 9 octobre 2019, en début d’après-midi, la roulotte passe la grille de notre jardin à Gand.

Deux mois se sont déroulés  depuis notre embarquement sur le Primula Seaways, en direction de la Suède et de la Norvège

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19 – 32 – Skagen, Hjørring, Aalborg et Viborg

En 1807, l’Angleterre attaque le Danemark par la mer. Pour rendre périlleuse l’accès au Kattegat, les Danois éteignent leurs phares, dont celui de Skagen. De nombreux navires échouent sur le récif formé par la rencontre du Skagerrak et du Kattegat. Les débris qui jonchent les plages font la joie des habitants de la région. 

Débarqué du ferry qui de Göteborg nous a transporté vers Frederikshavn, nous remontons vers Grenen, le point le plus au nord du Danemark, à 4 km plus haut que Skagen. À l’endroit où les deux mers se rencontrent, le récif s’élance perpendiculairement à la côte sur plus de 4 km, il est visible sur la photo ci-dessus. 

À cette époque de l’année, fin septembre, nous ne sommes que quatre mobile homes à passer la nuit sur le parking protégé de la mer par de hautes dunes. La nuit, le vent secoue notre roulotte. Toutes les quatre secondes un éclair du phare de Skagen perce l’obscurité. Il pleut.

Le lendemain matin, nous poursuivons notre route vers Hjørring. Le Vendsyssel Art Muséum est situé dans une ancienne usine textile, transformée en musée moderne par les architectes de CF Møller.

Sous le titre de ‘So far Away’, le peintre Jacob Rantzau expose une série de portraits de Danois heureux. Hjørring est une petite ville avec un bon ‘chi’, on se promène dans les rues piétonnières avant de rejoindre la ferme de Birgitte et Jørgen Petersen, l’endroit où nous passons la nuit.

L’année dernière, au musée Kunsten of modern Art à Aalborg, Kurt Trampedach était la vedette de l’exposition temporaire. Cette année-ci le musée expose une sélection d’œuvres du Louisiana, le musée d’art contemporain de Copenhagen. On admire les deux araignées en combat de Louise Bourgeois. Le rez-de-chaussée comporte la collection permanente du Kunsten et une salle entière est dédiée à l’approche expérimentale de l’art, de Carsten Höller. 

Pour en savoir plus sur l’artiste ouvrez le lien suivant: https://kunsten.dk/en/exhibition/carsten-holler-behaviour-10311

J’avais repéré pour la nuit un ‘camping shelter’, à l’est de Aalborg, le long du Limfjord, un endroit idyllique, selon le dire des utilisateurs, sur l’application Campercontact. Un peu partout au Danemark, on y trouve en pleine nature, des cabanes primitives en rondins dans lesquels les campeurs peuvent dérouler leurs sacs à couchages, protégés des intempéries. Celui que je trouve comporte un parking où j’installe la roulotte. En début de soirée un couple arrive, sac à dos sous le bras. On bavarde un moment, ils sont sympas, ils s’installent et pour agrémenter la soirée, et couper le froid, ils allument un feu de bois, devant l’entrée du cabanon. 

On dort profondément lorsque vers deux heures du matin, une voiture arrive à toute vitesse, le brutal freinage sur le gravier nous réveille. Deux hommes en sortent, s’en suit des bavardages, des cris, les portes claquent, ils allument un grand feu de bois, et puis ils se disputent. 

Le couple dans le ‘shelter’, s’est réveillé comme nous. Marleen s’inquiète, sans défaire le lit, je me mets au volant de notre engin, dix kilomètres plus loin, et 20 minutes plus tard, je me range en face du musée Kunsten qu’on a quitté en fin d’après-midi.

L’endroit ne nous est pas inconnu, on y a également passé la nuit en 2018. Le calme et le repos est retrouvé, la vie du nomade demande de la flexibilité. 

Notre dernière halte avant d’arriver chez ma sœur Jacqueline, son mari Jørgen et leur chien berger allemand Raksha, est la galerie NB à Viborg. Nous avons découvert cette galerie l’année dernière et nous avions sympathisé avec Thorkild NB Nielsen, le propriétaire du lieu. 

Il nous a envoyé une invitation pour le vernissage d’une sélection des œuvres de l’artiste Lithuanien Vilmantas Marcinkevicius. Il fête ses cinquante ans, ce dimanche, le 29 septembre 2019.

Voir ci-après pour plus de détails http://gallerinb.com/da/kunstnere/vilmantas

Détail amusant, Vilmantas a décoré le cercueil de T.Nielsen. Il est posé verticalement derrière le bureau de ce dernier. Voir la photo.

Le hasard fait que nous sommes dans le coin et cela nous conduit à participer à la manifestation. On fait la connaissance de l’artiste et de son épouse, on boit une verre, on mange quelques zakouskis et puis on part vers Laven, où nous rangeons la roulotte dans le jardin de ma sœur. 

Mon prochain billet sera le dernier de notre voyage. De Laven on va à Eindhoven chez Will et Marjan et puis on rentre à Gand.

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19 – 31 Uddevalla, Göteborg, Laven, Glückstadt

Quand je prend du retard dans mes écrits, je mélange la chronologie de notre voyage. 

Pour vous aider à vous y retrouver, je joins une carte avec le tracé de notre route. 

Le matin du vendredi 4 octobre 2019, sur parking du port de Aabenraa au sud du Danemark, notre voisine nous offre deux petits pains à la cannelle. Le jeune couple allemand voyage avec un mobile home Ford Transit au toit surélevé. Je leur avais souhaité la bienvenue hier soir lorsqu’ils se sont installés à côté de nous. Les petits pains sont succulents, merci les jeunes. 

Nous venons de passer ici à Aabenraa, notre dernière nuit au Danemark. Le vendredi soir, nous logeons à Glückstadt en Allemagne. La ville est située le long de l’Elbe, au nord-ouest de Hambourg. 

Le samedi matin, nous prenons le ferry qui traverse la rivière. La traversée dure une vingtaine de minutes. Trois ferries assurent le transport. 

La veille, le jeudi 3 octobre en fin d’après-midi, après avoir rangé la roulotte sur le parking situé au bout de la jetée nord du port de plaisance, nous partons en promenade vers le cœur de la ville. En chemin on pousse la porte du ‘Palais für actuelle Kunst’. Le musée est installé dans une ancienne demeure patricienne située le long du port de plaisance. L’entrée est gratuite, à la réception, une dame nous souhaite la bienvenue et nous remet la brochure de l’exposition. Je vous épargne la description des œuvres installées dans les pièces de l’ancien château. Nous sommes ouverts à l’art contemporain, mais notre tolérance à ses limites. 

Avant de quitter les lieux, on rend la brochure à la dame en faisant la moue. Elle éclate de rire et rétorque qu’elle comprend bien notre réaction. Son langage corporel traduit qu’elle partage notre scepticisme quant à la qualité de la production artistique exposée.

Dans mon dernier billet nous étions encore en Norvège, depuis lors, pour la chronologie, nous sommes passés par Uddevalla et Göteborg en Suède et puis par Frederikshavn, Skagen, Hjørring et Aalborg au Danemark.

Ensuite nous avons séjourné à Laven, près de Silkeborg, chez ma sœur et mon beau-frère Danois. 

Chez eux, nous dormons dans notre roulotte parquée dans leur jardin, sur la prairie en face de la maison. Les repas et les retrouvailles se passent dans leur demeure. Le matin, après les pains du petit déjeuner, mon beau-frère Jørgen nous amène dans les forêts qui entourent la propriété, à la recherche de cèpes, de chanterelles et de quelques autres champignons comestibles. Son hobby prend des proportions impressionnantes, chaque année, il met un point d’honneur à en récolter au moins 40 kg. Une fois nettoyés, ma sœur les congèlent. Au fil des mois d’hiver, ils font la joie de sa cuisine ainsi que de leurs amis. Le congélateur de notre roulotte en est également rempli.

Retour en arrière.

Avant le Danemark, nous avons fait une halte à Uddevalla. Le musée Bohusläns de la ville est un ‘tout en un’. Au rez-de-chaussée, l’accent est didactique, on y trouve par exemple, une salle dédiée à l’écologie et en particulier aux déchets que l’homme produit et aux possibilités de recyclage. Plus loin, une maquette grandeur nature de l’intérieur d’un bateau permet aux jeunes de s’inventer des jeux. L’art pictural est omniprésent, du 17ème siècle au contemporain. Une salle est consacrée à l’histoire de la Suède et à la chronique de la ville d’Uddevalla. L’entrée est gratuite, une cafétéria propose la sélection de cafés traditionnels, des gâteaux divers et à l’heure du lunch, un plat du jour. J’y déguste une excellent soupe aux poissons et Marleen un pain de viande, sauce aux champignons. 

Plus au sud, Göteborg est le point de départ de notre voyage. C’est ici que nous avons débarqué du RORO Primula Seaways, venant de Gand, pour entamer notre périple de six semaines de routes en Norvège,

On décide de faire ici, une halte repos et lessives.   

Le camping Lysebergsbyn est parfait. Toutes les facilités nécessaires aux campeurs sont présentes, il est propre, bien pensé, tout fonctionne et le service est impeccable.  

La lessive prend deux heures et entre deux siestes, les musées nous appellent.

Celui de Volvo est un passage obligé, un peu par nostalgie. Dans les années 70, j’ai eu le plaisir  de posséder une PV 544 couleur vert pale. 

Pour la culture, on choisit le musée des beaux arts et le musée des cultures du monde.

Le jeudi 26 septembre 2019, nous traversons le Kattegat par mer calme.

Mon prochain billet sera aussi peu chronologique que celui-ci, mais il expliquera la suite de notre voyage retour.

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19 – 30 Lillehammer, Hamar, Oslo, Fredriksten Festning

Pour fuir le vent et la pluie, nous quittons Ålesund vers l’est par la 136. À Dombås, la route est rejointe par la 6, celle qui mène à Oslo.

L’intérieur du pays est moins dramatique que les routes des fjords, mais le paysage est tout aussi beau. Les lacs se succèdent aux plaines de verdure, nous suivons une ligne de chemin de fer. 

On fait une halte à Lesjaverk, altitude 633,15 m. L’endroit a un relent de Far West. À gauche de la route un magasin Coop vend à peu près tout ce qui est nécessaire à la survie, des conserves, ses fruits et légumes frais, du matériel de pêche, de ski et de promenade en montage, des accessoires automobiles, des chaussures, des bottes et des survêtements de travail et de pluie. En face, à droite de la route, la gare de chemin affiche un train par heure dans chaque direction, de Andalsnes à Oslo en passant par Lillehammer. C’est notre prochain arrêt après Ålesund.

Nous grimpons la colline et campons au pied des tremplins de saut des jeux Olympiques de 1994. 

La vue est spectaculaire, à la fois sur les tremplins et sur la ville en contrebas.

Le soleil est couché, on s’apprête à fermer la roulotte pour la nuit. J’entend au loin, un couinement et des bruits de glisse. Le remonte pente est en fonctionnement, de puissants projecteurs illuminent le stade. Une dizaine de jeunes filles, vêtues de combinaisons noires en matière souple, s’exercent au saut sur les deux tremplins. Avant chaque saut, des puissants jets d’eau aspergent l’herbe artificielle des pentes d’atterrissage.

Il s’agit d’un entraînement d’une équipe allemande. En journée, le lendemain matin, des élèves de l’école de ski locale prennent la relève.

À Hamar, plus au sud sur notre trajet, la galerie d’art appelée Sagbladfabrikk, expose des œuvres du peintre surréaliste norvégien Jan Baker. Nous aimons beaucoup, voir ci-dessous.

On hésite, car nous voulions éviter les grandes villes, mais la tentation est trop forte, et on se parque près du Astrup Fearnley Museum of Modern Art. 

Hervé Missiaen m’a fait découvrir l’application EasyParc qui permet de payer les redevances de parking par téléphone. Un avantage du système est qu’il permet à distance, de rajouter du temps de parking, si nécessaire. Aussi, lorsqu’on quitte l’emplacement avant l’heure prévue, le décompte stoppe et on ne paye que le montant correspondant au temp d’arrêt.

Les salles du musée Astrup Fearnley, coté gauche face au fjord, sont entièrement dédiées à Gilbert et George. Leurs œuvres sont surdimensionnées, politiques, sexuelles et pipi-caca. 

Dans l’autre aile du musée, Daniel Hirst nous séduit un peu plus.

En retournant vers la roulotte, nous découvrons dans la galerie privée Fine Art, les photos en noir et blanc de David Yarrow. Elles sont époustouflantes et valorisent notre détour par Oslo. 

Pour notre dernière nuit en Norvège, nous campons dans la forteresse Frederiksten à Halden. Le camping est fermé pour la saison mais les emplacement sont disponibles et quelques autres mobile homes s’y sont installés.

En fin de journée, un chat gris affectueux, vient nous rendre visite. On suppose qu’il est perdu et je lance un sms sur le numéro qui figure sur son collier. Trine Folmoe répond que c’est son chat, il s’appelle Masterpiece et il aime se promener dans le camping. Il rentre toujours à la maison où l’attend son frère, un chat plus casanier. Elle m’envoie le témoignage de l’affection des deux félins. Nous échangeons quelque messages, il se avère que Trine est artiste peintre et que son mari est photographe. Pour faire sa connaissance cliquez sur son lien http://trinefolmoe.no

J’ai pris de retard dans les écrits mais dans mon prochain billet, je rattraperai le temps perdu.

Uddevalla, Göteborg, Aalborg, Viborg et Laven. 

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