Berlin, Schloss Britz et les Wasserwerke de Friedrichshagen

Le 10 septembre 1898, sur les bords du lac de Genève, l’anarchiste Italien Luigi Lucheni porta un coup de lime triangulaire dans le coeur de l’impératrice Elisabeth d’Autriche, surnommée Sissi.
Elle s’effondra, puis se redressa, rejoint son bateau pour s’effondrer une deuxième fois mourante en murmurant: ‘Mais que m’arrive-t-il?’
Ainsi finit à l’âge de soixante ans, la vie d’un des reines les plus célèbres de l’histoire de l’humanité, à côté de Cléopâtre et la reine Victoria d’Angleterre.


Dans le château de Britz, à Neuköln, au sud de Berlin, une exposition lui est consacrée. On peut y lire l’histoire de sa vie, admirer les répliques de ses bijoux, sa robe de nuit blanche avec son monogramme discret brodé au niveau de sa taille pend dans une vitrine, son cabinet de toilette y est représenté avec les différents produit qu’elle utilisait pour entretenir sa beauté légendaire, ses occupations journalières, ses prouesses hippiques, son implication politique jusqu’à son assassinat sont expliqués en détail.
En fin de parcours, une salle entière est dédiée aux septième art et aux 9 longs métrages qui l’ont immortalisée.


La chronique du ‘Rittergut’ fixe la date de la première construction en 1375. Au seizième siècle elle devient une demeure à colombages et au dix-huitième siècle, la famille von Britzke la remplace par une bâtisse en pierre de deux étagés, le petit château que nous visitons ce matin.
La ville de Berlin achète le bien en 1924; pendant la deuxième guerre il sert de maison de refuge, ensuite de home pour enfants jusqu’à son classement comme monument protégé en 1971. Il fut restauré, meublé comme une maison bourgeoise du dix-neuvième siècle et ouvert au public en 1988. Les salons et les petits cabinets privés sont plein de charme et d’objets anciens, nous, on aime bien quand l’argent de nos impôts est consacré aux belles choses de ce monde.


Le parc adjacent et les communs ont également été remis en état et nous découvrons un ensemble surprenant de vie au coeur de la ville. On y trouve une salle de spectacle en plein air, le musée de la commune de Neuköln, une ferme où les enfants peuvent se familiariser avec les vaches, les poules et les chèvres et bien entendu, un restaurant.


Le point suivant sur notre programme nous mène à Friedrichshagen, une autre commune de Berlin, située à l’est de Köpenick, le long de la Müggelsee, le lac que nous avons traversé avec le Chat Lune, il y a quelques jours.


Au 19e siècle, les bâtiments industriels devaient respecter des normes esthétiques et ils devaient s’intégrer dans le paysage, le style de l’époque était le ‘Backsteingotik’ comme la Rote Rathaus.
Les salles des machines et les constructions annexes tel que les habitations des ouvriers, la maison du concierge et du directeur de la ‘Wasserwerk’ de Friedrichshagen répondent à ces critères.
Vu de l’extérieur, les bâtiments en brique rouge et la ferronnerie travaillée des portes fait croire à un couvent ou à une université Anglo-Saxonne.


La première centrale de distribution d’eau potable de Berlin fut construite en 1856 et celle que nous visitons aujourd’hui date de 1893. L’eau fut tirée de la Müggelsee, filtrée par gravitation naturelle au travers d’une couche de sable et oxygénée pour soutirer les minéraux lourds. Ce processus bio-mécanique est toujours d’application, sauf que les pompes sont actionnées par des moteurs électriques et que l’eau est soutirée de puits artésiens qui plongent à 170 m sous le sol des installations.
L’eau potable distribuée à Berlin ne contient pas de chlore ni d’autres additifs, elle est excellente, nous pouvons en témoigner.


Pendant la période des deux Allemagnes, les canalisations ont été interrompues et selon les besoins, les deux parties de la ville ont recrée leurs propres centrales de captation, de filtration et de pompage. À un certain moment, l’Est qui avait un surplus d’eau potable, la vendait à prix d’or à l’Ouest. Celle-ci disposait d’une plus grande capacité de traitement des eaux usées et de bonne guerre, monnayait cette facilité à son partenaire communiste.

– Publié sur mon iPad

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