Paretz, Marquardt et les châteaux

Tombé en désuétude après sa mort le 10 juillet 1810, la résidence d’été favorite de la Reine Louise, l’épouse de Guillaume III, figurait sur la liste des bâtiments à démolir, mais les artisans du village de Paretz s’unirent pour sauver l’élégant petit château.


Notre liste des ‘Schlösse’ à visiter dans le Brandenburg s’amenuise et ce matin Paretz est le premier des deux que nous avons programmé par cette journée ensoleillée de fin d’été.
Le prince héritier Friedrich Wilhelm hérita du bien en 1797. Il confia à l’architecte-constructeur David Gilly la reconstruction en style classique, du château, de l’église et des maisons du villages en lui précisant de jamais oublier qu’il construisait ‘pour un pauvre chatelain’.
L’ensemble est harmonieux et flatte l’oeil même si le château dans sa simplicité, fait penser à un complexe moderne de logements sociaux; notre société actuelle est riche.


Nous sommes une fois de plus émerveillés par le travail de rénovation réalisé après la réunification de l’Allemagne. Le village est un ensemble de pastels jaune clair et beige pâle, ci-et-la une moulure sculptée blanche, les toits sont rouges et le style classique respire le calme champêtre, c’est très beau.

Valentin von Massow, le Maréchal en Chef de Guillaume III, a rapporté dans un carnet, pendant les vingts ans de son service pour le roi, des esquisses colorées de toutes les constructions réalisées à Paretz, sous le titre de ‘Paretz skizzenbuch’.
C’est un témoignage remarquable de précision et de beauté. Je joins ci-après des photos de quatre pages.


Quelques kilomètres plus loin, dans un parc un peu sauvage, le château de Marquardt offre un aspect très différent.
D’une part, c’est un château, comme on s’attend à le voir, et de plus, il n’a pas bénéficié des deniers Européens et Allemands pour une rénovation en profondeur.


La majorité des palais que nous avons visité depuis deux ans font parfois penser à Walt Disney. Ici rien de tel, la parement est sale, gris et couvert de fissures. Le cuivre des rebords des fenêtres de la toiture est verdâtre, la peinture des boiseries est pelée ou a complètement disparu et quelques gouttières pendent lamentablement le long des façades.
Un publicité sur la ‘Toile’ renseigne qu’on peut y louer des salles pour des concerts ou des galas et que le château et son parc ont servi de décor pour de nombreux films.
Son origine remonte au 17e siècle, il a appartenu à Maréchal en Chef Marquard Ludwig von Printzen à qui le roi Frédérique I donna l’autorisation d’attribuer son nom au bien.
Je saute quelques centaines d’années, mais pour ceux que cela intéresse, le lien suivant donne accès à une description détaillée par Theodor Fontane: http://www.textlog.de/41301.html


En 1932 le groupe Kempinski en fit un hôtel très prisé des Berlinois aisés.
Pendant la deuxième guerre mondiale il fit fonction d’hôpital militaire et bien entendu, en 1945 l’armée soviétique l’accapara.


Aujourd’hui, il est mains privées et il attend des jours meilleurs, on lui espère de trouver un sponsor pour lui rendre sa gloire.
Il n’empêche que nous lui trouvons beaucoup charme dans son état actuel.

– Publié sur mon iPad

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