Hanovre, la Weser et Nienburg

Hier après-midi nous avons amarré le Chat Lune à Nienburg, dans la baie qui sert à la fois de port de plaisance et de port industriel aux bateaux de la WSA, (Wasser- und Schifffahrtsamt), l’administration des eaux.
Je recommande ce port à tous ceux qui naviguent sur la Weser, j’ai envie d’écrire ‘le’ Weser mais Wiki dit ‘la’ Weser.
J’ai déjà dans un précédent billet fait état de ma perplexité devant la question du genre des fleuves et des rivières. On dit la Seine et la Marne, mais aussi le Rhône et le Loing, le Oder et la Weser.
Si un lecteur connait la réponse à cette question, qu’il me le dise, je lui serai éternellement reconnaissant.

L’origine de la ville de Nienburg remonte à 1025, elle possède de nombreuses maisons à colombages, le musée des asperges, le musée de la police de Basse-Saxonie et le marché de la Langestrasse qui en 2008 a été voté le plus beau d’Europe. Il a lieu tous les mercredis et les samedis, sauf si ce jour est férié dans quel cas il a lieu la veille. Nous avons de la chance, aujourd’hui c’est un mercredi non férié et nous achetons des asperges, un camembert, une botte de radis et un baquet de fraises.

À la capitainerie du port nous avons pris la brochure avec le parcours fléché et 29 points d’intérêt touristique que nous parcourons avec une discipline Prussienne.
Je confirme, c’est une belle ville, elle a un bon ‘chi’, de nombreux et beaux magasins et le marché mérite sa qualification.

Vendredi dernier, nous avons fait halte à Hanovre, au km 162 du Mittellandkanal dans la
marina qui s’appelle ‘Yachthafen der Marine-Kamaradschaft Hannover’.
Le port est vieillot mais toutes les facilités sont présentes. Le soir de notre arrivée, le restaurant qui se trouve dans la péniche qui sert également de capitainerie et où sont logés les douches et les sanitaires, avait organisé une soirée inaugurale, le verre de sekt était à 1,50€ et le DJ distillait de la musique des années 60 aux quelques invités dont s’était l’âge moyen. Il faisait froid et il pleuvait, quelques couples en anorak imperméable dansaient sous la toile de tente tendue sur le pont du bateau.

Le samedi matin, le sympathique et volubile chauffeur du bus 134 qui relie le port à la gare nous fait l’article de sa ville, l’oeil gauche fixé sur la chaussé et l’oeil droit nous regardant, la main gauche sur le volant et l’index droit pointant les immeubles et statues intéressantes, sous la plaque mentionnant l’interdiction formelle de lui parler, ‘Strengstens verboten!’.

Notre but était différent, nous avions découvert un marché aux puces, installé tous les samedis ‘Am Hohen Ufer’, sous le regard indifférent des trois Nanas de Niki de Saint Phalle. Nous y passons la matinée et M. achète pour 3€ un exemplaire en bon état de ‘Emil und die drei Zwillinge’, la suite de ‘Emil und die Detektive’ de Erich Kästner. Heureux de la trouvaille nous rentrons au bateau.

Dimanche il tombe une pluie qui mouille et le musée Sprengler offre une série d’expositions temporaires dont ‘Made in Germany Zwei’, une rétrospective d’artistes contemporains. Nous découvrons également avec plaisir les oeuvres de Kurt Schwitters, un artiste Hanovrien que nous ne connaissions pas.
Plus tard, ragaillardis par du ‘Leberkäse mit Kartofelsald’ consommé dans le restaurant recommandable ‘Bayerische Botschaft’, il pleut toujours, on continue notre parcours culturel au Landesmuseum qui organise une exposition temporaire consacrée aux animaux dans l’art, ‘Im Reich der Tiere. Streifzüge durch Kunst und Natur’, on aime beaucoup.

Les scientifiques ont découvert que l’homme et la femme se forment immédiatement, en quelques secondes, une opinion sur les êtres et les choses nouvelles qu’ils ou elles rencontrent.
À la poubelle les longs interviews d’embauche, il ne faut pas plus de trois secondes au chef du personnel pour savoir si vous lui convenez ou pas.
Idem, lorsque nous abordons une ville inconnue, nous lui trouvons en quelques secondes, un bon ou un mauvais ‘chi’.

Malgré les quelques belles choses que nous y avons trouvé, Hanovre a pour nous un mauvais ‘chi’, Nienburg un excellent.

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Un commentaire pour Hanovre, la Weser et Nienburg

  1. Eternel débat pour les langues – pourquoi au féminin ou au masculin, et tout ça commence à l’école..C’est à Hanovre d’ailleurs que l’on parle le vrai ‘Hochdeutsch », l’allemand de référence. Et le « Leberkäs », est ce qu’il s’est perdu dans le nord ?

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