Carnet de Bord # 30 – De Heuilley-Cotton à Foulain en passant par Langres

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Par trois fois nous gravîmes la colline à pied, la quatrième fois nous prîmes le bus # 1 à la gare de Langres. Nous sommes toujours redescendus à pied.

Le lundi 27 juillet nous avons passé la nuit à Heuilley-Cotton, à 1 km devant l’entrée du tunnel de Balesmes. A cet endroit, le canal est bordé de prairies dont l’herbe est jaunies par le soleil. Un troupeau de vaches Charentaises broutent le foin déchargé ce soir par un paysan.
Notre promenade vespérale nous amène près d’un tas de planches issues d’un quelconque démolition. Posé sur la planche supérieure, je récupère un objet métallique doré. J’imagine que c’est un boulon de tire-fort; il ressemble à une couronne dorée à trois pointes. Lorsque je l’aurai débarrassé des traces de ciment qui l’encrasse, il fera office de presse-papiers.

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Le tunnel de Balesmes fait un peu moins de 5 km de long, mardi matin nous nous y engageons et deux écluses et quelques km plus loin, nous frappons nos amarres au quai du port de plaisance de Champigny-lès-Langres. De la dunette du bateau, nous apercevons la ville fortifiée, perchée sur son éperon de calcaire.

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L’année dernière, pour aller en ville, nous avions fait appel au taxi d’Angelique, cet année-ci, on décide d’y aller à pied.

À mi-chemin entre le Chat Lune et la cathédrale Saint-Mammès, 130 m plus haut, un Intermarché s’est implanté. nous y faisons un avitaillement en produits frais et ensuite nous mangeons un cordon bleu/flageolets à la Licorne, la brasserie adjacente.

L’endroit ne paye pas de mine, le décor moderniste et banal, mais on y mange bien. Les repas sont confectionnés sur place et la cuisinière fait un point d’honneur d’offrir des desserts succulents, une tarte aux abricots maison pour Marleen et une crème brûlée pour moi.
C’est peuplé d’habitués, tout le monde se fait la bise, des ouvriers du bâtiments aux employés de la succursale de banque. C’est le genre d’endroit que nous aimons.
David et Toi, nos voisins anglais en barge, amarrés en face de nous, au quai de Champigny, nous avouent qu’ils recherchent et naviguent en fonction des ‘une étoile’.
Nous sommes du genre snob inversé, nous recherchons la cuisine de chez maman là où s’attablent les stucateurs aux mains poussiéreuses.

Le premier jour, à la Licorne, la patronne, svelte, la quarantaine avancée, cheveux charbon coupés en hauteur, jupe courte sur collants de la même couleur, nous souhaite la bien-venue, de vive voix, de derrière son comptoir.
Le service est rapide et bon enfant, le personnel aussi accueillant que la patronne, on a vite fait d’expliquer d’où nous venons et comment on voyage.
Le deuxième jour, le patron vient à notre table, nous serre la main, nous remercie d’être revenus et nous raconte que sa femme et lui ont récemment visité Bruxelles et Bruges et qu’ils aiment beaucoup la Belgique parce qu’on y mange bien et qu’on est bien accueilli.
Le troisième jour, on a failli embrasser la patronne et les serveuses, comme tous les habitués de la brasserie.
C’est notre dernier jour à Langres, le dessert mangé et le café bu, tous viennent nous serrer la main et nous souhaiter un bon voyage, on en a la larme à l’œil.

Voici le résumé de nos trois jours à Langres:
Le premier jour pour faire des courses et ramasser quelques brochures à l’office du tourisme.
Le second jour il pleut et au travers des fenêtres du carré, j’observe qu’un nuage a envahi le dôme de la Tour Piquante, on ne voit plus le sommet de la colline. Le matin on reste à bord et ensuite on part manger le plat du jour à la Licorne. On grimpe en ville en guise de sieste.
Le troisième jour, le temps est radieux, on escalade l’éperon rocheux et on fait la promenade des remparts. Lunch à la Licorne, re-descente au bateau.
Après la sieste notre programme prévoit de remonter en ville, un marché artisanal s’est installé place Diderot. Nous envisagions ensuite d’assister à la démonstration journalière d’un tir à l’arquebuse dans la Tour de Navarre.
De la gare, le bus #1 nous conduit vers la hauteur de la cité. Le marché, une dizaine d’échoppes, du miel, de la confiture, des couteaux et de la poterie ne nous impressionne guère.
L’idée d’attendre encore une heure pour voir le tir à l’arquebuse non plus, on se laisse descendre vers le canal et on rentre à bord.

Aujourd’hui, le 31 juillet nous franchissons 24 écluses et parcourons 25 kilomètres pour venir nous amarrer à Foulain, un patelin qui sommeille le long du canal.

Demain nous allons à Chaumont.

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