Carnet de Terre # 42 – Marthe Donas au MSK à Gand

imageLe MSK (Museum voor Schone Kunsten), le Musée des Beaux-Arts de Gand, situé en face du SMAK, offre une rétrospective de Marthe Donas.

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J’admire son coup de crayon et ses portraits. J’aime un peu moins ses œuvres abstraites, elles me paraissent trop ‘propres’, techniquement parfaites mais une peu dénuées d’âme.

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Née en 1885, la vie de l’artiste connait un parcours aussi sinueux que les lignes de Peter Kogler.
Issue d’une famille bourgeoise d’Anvers, son père s’oppose à son désir d’embrasser une carrière artistique.
Marthe persiste et pendant deux ans elle suit une formation de peinture à l’Academie d’Anvers. En 1914 la première guerre mondiale éclate et Marthe part à Dublin où elle apprend la technique des vitraux d’art. La révolte contre les anglais en 1916 la fait fuir à Londres et puis à Paris où elle entre dans le groupe des peintres et sculpteurs de la Section d’Or, dont font partie Fernand Léger, Georges Braque et Franz Kupka. Elle se lie au sculpteur Alexandre Archipenko et réalisé des œuvres qui vont de portraits réalistes à des tableaux cubistes.

En 1922 elle épouse Harry Franke. Suit une vie de déménagements successifs qui amènent la famille de Paris à Ittre, Anvers, et Lisbonne pour se terminer à Bruxelles.
Fatiguée et découragée, Marthe pose ses pinceaux en 1927 pour ne les reprendre que 20 ans plus tard. Sa priorité était de faire vivre sa famille dans des conditions difficiles. « Pour elle, on ne pouvait pas peindre en tournant dans la soupe, elle pleurait en tournant la soupe », s’est souvenu sa fille avec beaucoup d’émotion.

Après la deuxième guerre mondiale Marthe entreprend un voyage de deux mois aux Etats-Unis et au Canada. Ce déplacement ravive son enthousiasme et elle décide de recommencer à peindre. En 1949, elle expose à la galerie Apollo à Bruxelles des peintures figuratives où elle recherche à nouveau le mouvement des formes, des couleurs et des lignes dans le tableau.
A partir de 1958, elle revient à l’abstraction. Une grande exposition lui est consacrée en 1960 au Palais des Beaux-Arts de Bruxelles.
Elle évolue de la ´figuration stylisée’ à la ‘dématérialisation’. Marthe Donas meurt en 1967 à l’âge de 82 ans.

Le MSK expose essentiellement des tableaux réalisés par l’artiste entre 1916 et 1922.

Nous quittons l’exposition avec deux questions en tête.
Pourquoi l’artiste douée s’arrête-elle de peindre pendant deux décades? Les difficultés financières, les déménagements et la naissance de sa fille Florence sont-elles suffisantes comme explication?
Pourquoi ne nous presente-t-on que ses tableaux réalisés entre 1916 et 1922 et rien de sa deuxième période? Aurait-elle perdu sa touche?

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