Carnet de Terre # 41 – Peter Kogler au Centre d’Art de L’ING à Bruxelles

imageLa guide nous confie: « J’ai peur des souris et aussi des chiens. Au début, je n’osais pas regarder ni entrer dans cette pièce. »
Une des installations de Peter Kogler est un labyrinthe dans lequel des rats blancs entrent et sortent à vive allure. C’est un film projeté sur le sol, la pièce fait 6mx3m et les rats sont surdimensionnés. « Les enfants adorent » précise la jeune guide, une belle fille au teint basané, le visage oval entouré d’une longue chevelure bouclée couleur châtain bronzé, « on voit leurs caractères, les uns essayent d’éviter les rats, d’autres tentent de les écraser en sautant dessus à pieds joints ».
« Depuis la naissance de ma fille j’ai cette phobie des souris et des chiens, cette installation m’a aidée à surmonter un peu ma frayeur ».

Nous sommes place Royale à Bruxelles, l’ING Art Center fête ses 30 ans d’existence, détail intéressant, l’entrée est gratuite pour les détenteurs d’un compte à cette banque.

image
Depuis trente ans également, l’autrichien Peter Kogler, combine art plastique et animations par ordinateurs. Les murs de la galerie sont recouverts de lignes sinueuses noires sur fond blanc.
Notre guide nous explique que Kogler compose un logiciel pour créer sa vision. Après quoi l’algorythme développe des dessins qui sont imprimés sur des feuilles de papier plastifié, lesquels sont ensuite collés sur les murs et sur le sol.
Il a fallu trois semaines à trois tapissiers pour réaliser l’installation que nous admirons ce matin. Les photos ci-jointes donnent une idée de l’œuvre.
Les lignes sinueuses trompent notre cerveau et dans les endroits sans repères extérieurs, une porte ou une fenêtre, le mal de mer n’est pas loin.


Au centre de la galerie, Kogler a installé une projection de formes symétriques qui balayent les murs et le sol. Marleen se positionne au centre de la pièce, l’effet est hallucinant.

Ce qui n’est pas du tout hallucinant, c’est notre voyage à Bruxelles.
Les trains roulent normalement, à l’heure et avec leur contingent habituel d’employés et de touristes.
Aux entrées de la Gare Centrale, des militaires armés sont discrètement en faction. Dans les rues de la capitale, les passants se promènent comme de coutume, les groupes d’étudiants batifolent, les touristes prennent des selfies, les employés, une serviettes en cuir à la main, marchent vers leurs cubes où les attendent leurs terminaux ordinateur, ci et là un couple de policiers bavardent en observant d’un œil distrait les passants. Une voiture blanche surmontée d’un phare bleu passe, mêlée au trafic, sans que sa sirène ne soit actionnée.
Bref, c’est tout à fait à l’aise que nous arpentons les rues de la capitale. Nous avons pris le train de 09:40 à Gand et à 10:15 nous remontons la rue de Namur pour rejoindre l’avenue de la Toison d’Or. La galerie de l’ING ne s’ouvre qu’à 11:00, cela nous donne le temps d’aller acheter des scones et de la clotted cream chez Marks and Spencer.

Qu’on se le dise, braves gens, cessez de paniquer, comme le disait Charles Michel, tout est normal, revenez nous voir.

image

Cet article, publié dans Art Contemporain, Bruxelles, Exposition, Photo, PopArt, est tagué , , . Ajoutez ce permalien à vos favoris.

Répondre

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l'aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur la façon dont les données de vos commentaires sont traitées.