Carnet de Terre 17/7 – Budapest

Il faut prendre la ligne de métro 4 jusqu’à Kelenföld, le terminus. Ensuite le bus 101E ou 150 direction Campona, jusqu’à l’arrêt Memento Park. Le trajet en bus dure 10 minutes et vous conduit en pleine nature, au sud-ouest de la ville. Un imposant portail en brique rouge marque l’entrée d’un musée insolite. En 1993, quelques années après la chute du mur, la municipalité de Budapest procéda au démontage des symboles de l’ancien régime qui ornaient les places publiques de la ville.
Au lieu de vendre le métal à une quelconque fonderie, les monumentales statues, bustes et bas-reliefs furent rassemblés et exposés, avec beaucoup de respect, autour d’un forum de la dimension d’un terrain de football. Marx, Lénine, Staline, les glorieux soldats et les austères martyres rappellent aux visiteurs un demi-siècle de l’histoire du pays.
Dans une baraque annexe, ouverte à tous les vents, le soleil brille mais il fait un froid de canard, nous nous asseyons sur d’anciens fauteuils de cinéma. Sur un bout de toile tendue au mur, on y projette un montage en noir et blanc, issus des archives de la police secrète de l’époque communiste. Il agit d’une succession de films didactiques réalisés à l’intention des futurs agents secrets. Les acteurs sont des policiers. Nous apprenons entre autre, comment filmer des suspects avec une caméra cachée dans un sac à main, comment fouiller un appartement sans laisser de traces à l’occupant et comment établir une filature.

Mais Budapest est une ville merveilleuse.

Nous venons de passer une semaine dans la capitale Hongroise, elle ne figurait pas sur l’itinéraire du Chat Lune.

D’aucuns de mes amis navigateurs rêvent de descendre le Danube pour visiter Vienne et Budapest. Les plus audacieux rêvent même de poursuivre leur croisière jusqu’en Mer Noire, de traverser le détroit du Bosphore et revenir en France par la Méditerranée.
J’en connais aussi qui vont entreprendre la descente de ce majestueux fleuve jusque Budapest pour ensuite le remonter à contre-courant. Sachez que comme c’est le cas pour le Rhin, le fleuve avance dans son lit à l’allure de 7 à 8 km/h. Sachez que nos vedettes Hollandaises ont une vitesse de croisière de 12km/h. Faites le calcul et vous verrez que vous descendrez de l’Allemagne vers Budapest à la vitesse de 20km/h et que vous remonterez le même fleuve à 4km/h. Il vous faudra par conséquent 5 heures pour parcourir 100 km, du nord au sud et 25 h pour faire le même trajet dans l’autre sens.
RyanAir nous met Budapest 2 heures de vol de Charleroi, pour 25€ par personne, on a pas hésité.

Mon intention n’est jamais d’écrire un guide touristique. Achetez plutôt pour la modeste somme de 9,90€, ‘Une Grand Weekend à Budapest’ Hachette Tourisme ISBN 978-2-01-396100-4

Quelques souvenirs de notre séjour me traversent l’esprit.

Nous avons pris le train des enfants. Au départ de la station Széll Kálmnán tér de la ligne de métro 2, le tram 61 vous conduit à la gare située au nord du trajet.
Long de 12 km, la ligne traverse les bois sur le haut de Buda. Ce sont des enfants de 10 à 14 qui en ont la charge, accompagnés par des professionnels. Ils régulent les départs, contrôlent les passagers et vendent des tickets. Créé en 1948, il doit son origine à l’idéologie communiste qui visait à inculquer aux jeunes, la discipline du travail.
De l’arrêt du mont Saint-Jean, nous gravissons la colline pour voir la vue étendue de Budapest.
Une rafale de neige nous rappelle que le printemps est encore froid.

Nous avons aussi pris le train vers Szentendre. C’est un village à l’aspect méditerranéen, situé le long du Danube à l’amont de la ville. À éviter en saison touristique. On recommande un restaurant local, le Dalmát Szamár Bistro, Bartók Béla utca 8, un peu en dehors de sentiers battus, petit, sympa et bon.

Retour à Budapest; question restaurants et cafés, au cœur de la ville on a aimé Anna Café, pour son ambiance et son bon café.
La ville regorge d’excellents restaurants à touristes mais nous recherchons toujours les endroits où mangent les autochtones. À l’entrée du marché Lebel Csarnok, à la sortie de la bouche de métro Lebel ter, sur la ligne 3, vous trouverez une cantine qui sert des plats locaux. On y sert entre autre, un excellent goulasch pour 3€ par personne.
Le marché adjacent est un des plus authentique de la ville, on y trouve pléthore de fruit frais et de pâtisseries.


Une excellente délicatesse est le flódni, un petit gâteau à trois étages, pommes, noix et grains de pavots. C’est une spécialité de la pâtisserie et café Fröhlich, dans l’ancien ghetto juif, Dob utca 22, pas loin du centre ville.

Budapest compte des dizaines de centres commerciaux identiques à ceux de toutes les grandes villes d’Europe. Zara, MediaMarkt et les autres s’y sont implantés ainsi que les MacDo et les Burgerking, si vous aimez la chose. Le plus grand est le Westend, situé à 100 m au sud du Lehel Csarnok, mentionné ci-avant.
Le seul avantage de ces ‘malls’ est qu’on y trouve des comptoirs d’échange. Le forint est la monnaie locale, il s’échange contre 305 ft pour un euro. Oubliez l’aéroport et les banques, trouvez un bureau qui vous fait l’échange ‘sans frais’, c’est indiqué. Plus la somme à échanger est élevée, plus le tarif est favorable, ça se négocie, je l’ai fait.
Tant que j’y suis, si vous avez plus de 65 ans, les transports en communs en ville, métros, trams et bus sont gratuit à la simple présentation de votre papier d’identité.
Nous en avons fait un usage intensif. Un petit plan à l’appui, et vous couvrez rapidement toute la ville en bondissant d’un métro à l’autre, ici un bus, ici un tram, quel plaisir.

L’avenue Andrássy débouche sur Városliget, le ‘Bois de Ville. Ce parc d’un km2 offre une palette d’attraction et quelques musées, dont celui des transports. Ce musée figurait sur notre agenda; les palissades qui l’entourent comportent des explications en Hongrois dont nous avons déduit qu’il doit être en rénovation.
Plus loin dans le parc, le hall d’exposition Petöfi Csarnok, abritait une brocante que nous voulions explorer, il vient d’être démoli.
On s’est contenté de parcourir les stands que les pompiers de Budapest avait érigé pour promouvoir leur équipement et amuser les gosses et leurs parents.

Le musée Kogart ház, au 112 de l’avenue Andràssy, offre un exposition troublante de photos de Lisa Kristine.
La confrontation entre la beauté des photos et les drames qu’ils exposent nous coupe le souffle.

Photos de Lisa Kristine
Comme tout un chacun, on est vaguement conscients qu’ici et là sur notre planète, des formes d’esclavage existent toujours.
Ouvrez le lien ci-dessous:
http://50forfreedom.org/fr/uncategorized/lisa-kristine-devoile-le-visage-de-lesclavage-moderne/
Je n’en dit pas plus.

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