19 – 02 Raoul Servais, Käthe Kollwitz et Stefan Balkenhol

Pour faire le lien avec mon précédent billet, chez Alijn, j’étais intrigué et je ne réussissais pas à localiser un pont levis, vu sur une photo avec une publicité des cigarettes Saint-Michel. 

La coïncidence veut que quelques jours plus tard, An H., publie sur FB une ancienne vue de la ‘Dampoort’. On peut y voir le pont levis en question. 

D’où l’utilité de Facebook, merci An.

Nous passons quelques jours sur la côte, voici en bref nos explorations, commentaires et photos.

Lors d’une interview en 2008, Raoul Servais déclare: »Cinquante ans après l’invention de film d’animation, j’ai exploré moi-même le mystère du dessin animé. C’était agréable de découvrir quelque chose qui existait déjà, mais j’ai perdu beaucoup de temps à chercher. »

Le MuZee  à Ostende a ouvert une aile permanente dédiée à Raoul Servais, dessinateur, peintre, graphiste et animateur. On peut y voir en autre, un programme varié de court métrages en bloc d’environ 30 minutes.

 Koekelare, un village Ouest-Flamand, situé à l’intérieur du pays, à une vingtaine de kilomètres d’Ostende, a rénové dans une ancienne brasserie, son musée dédié à Käthe Kollwitz. 

Le fils Peter de cette artiste Allemande fut tué pas loin d’ici, au début de la premier guerre mondiale, à l’endroit où l’avancée de l’armée du Kayser fut stoppée par les armées Alliés sur le front de l’Yser.

Le jeune homme avait 18 ans. Pendant toute sa vie, Käthe Kollwitz consacre son talent artistique, peinture, graphismes et sculptures à des causes sociales et à un plaidoyer permanente pour la paix dans le monde. Elle meurt le 22 avril 1945, quelques jours avant la fin de la deuxième guerre mondiale. Après la première guerre elle réalise un cycle « La guerre, le prolétariat, la mort et la famine ». Au cimetière militaire allemand de Vladslo on peut voir deux sculptures la représentant avec son mari en train de pleurer sur la tombe de leur fils. 

Le musée de Koekelare retrace également l’histoire des ‘Fransmans’. Ces travailleurs saisonniers belges, essentiellement des Ouest-Flamands mais aussi des hommes et des femmes en provenance du Hainaut partaient pour plusieurs mois dans le nord de la France pour récolter les betteraves  sucrières. Cette transhumance pris fin au début des années 60, les ‘Fransmans’ furent remplacés par des machines agricoles qui en une journée font le travail de 15 ouvriers pendant 3 jours.

À l’autre bout de notre côte, dans le centre culturel Scharpoort, à Knokke-Heist se terminait hier, le 13 janvier 2019, l’exposition d’œuvres de Stefan Balkenhol.

L’artiste allemand sculpte des représentations d’êtres humain et d’animaux à partir de bûche de bois d’abachi.  C’est un arbre africain qui pousse rapidement et dont le bois clair est tendre et se prête bien à la sculpture. Stefan Balkenhol taille ses figures à la tronçonneuse électrique et ensuite à coup de ciseaux, à partir d’un seul bloc de bois. Il laisse apparente les traces de ses outils et il finalise ses œuvres avec de la peinture. Dans le documentaire projeté au rez-de-chaussée du centre culturel, l’artiste explique qu’il travaille généralement sur plusieurs figures à la fois et qu’il en réalise 150 par ans. 

Les œuvres exposées ici proviennent essentiellement de collections privées.

Vendredi prochain je vais au salon de l’auto. J’essayerai de prendre des photos des plus belles hôtesses. 

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