Le moustique, le formol et les puces

Je finis de manger mon muesli lorsque ‘Radio Berlin 88,8’ annonce que le musée d’histoire naturelle de Berlin ouvre deux nouvelles salles ce weekend et que l’entrée est libre. Il ne nous en faut pas plus pour nous y précipiter.

Avant toute chose, le rapport mitigé que j’avais fait du ‘Museum für Naturkunde Berlin’ lors notre première visite doit être corrigée. C’est un beau et très grand musée qui mérite d’être mis sur la liste des endroits à voir à Berlin.
Cette année, il fête ses 200 années d’existence et à cette occasion il ouvre aujourd’hui une salle moderne qui contient le tiers des plus d’un million d’animaux conservés dans de l’alcool éthylique qu’il possède.

Quinze chercheurs et étudiants ont travaillé pendant un an pour réaliser une merveilleuse présentation dans un haute salle tout en verre et en métal. Des milliers de bocaux de toute dimensions, remplis d’animaux dont la couleur alterne entre le beige clair et l’ambre foncé, sont entreposés sur des étagères transparentes. Dans un silence quasi religieux, nous en faisons lentement le tour avec les autres spectateurs qui sont tout aussi émerveillés que nous.

Autre surprise, dans une salle voisine nous découvrons une dizaine de maquettes au 1/100 d’insectes familiers réalisés dans les années 30 par Alfred Keller, un orfèvre de profession, commandité par le conservateur du musée. Le moustique et la puce sont en plâtre recouvert de papier mâché avec des ailes en celluloïd mais leur réalisme pourrait inspirer Ridley Scott et ses adeptes.

Notre deuxième objectif aujourd’hui nous dirige vers les puces de la Bernauerstraße suivi par celles de la Arcadeplatz.
Le soleil a inspiré une foule dense à se faufiler entre les centaines d’échoppes des professionnels et quelques privés, réunis pour la cause sur un terrain tout en longueur qui jouxte le Mauerpark. Les premiers appliquent des prix élevés et les second font la même chose par osmose.

Le deuxième marché est plus convivial, ici les vendeurs sont en majorité des privés. Ça fait ‘vide-grenier’ de bon niveau et l’on voit même des mères de famille et des jeunes qui liquident leurs jouets à des conditions que Marleen ne marchande pas, c’est tout dire.

De retour à Potsdam, nous passons une agréable fin d’après-midi au soleil sur le pont du Chat Lune.

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