De Arminius à Helmuth Kohl

Le 3 octobre les Potsdamois doivent retourner aux urnes. En effet, au scrutin de hier le bourgmestre (SPD) actuel Jann Jacobs n’a obtenu que 41,7 % des suffrages contre 33,1 % pour son rival Hans-Jürgen Scharfenberg (Linke). Le titulaire est un solide Ost-Friese, son challenger un ancien sympathisant Stasi, ce qui ne semble pas gêner son électorat. La ville est prospère et cossue et elle comporte 153.000 habitants. Depuis la chute du mur elle a attiré de nombreux bourgeois aisés et son économie est telle que chaque jour 16.000 personnes de plus y viennent par rapport à ceux qui travaillent à l’extérieur. On s’attendrait à une droite confortable plutôt qu’à une majorité de gauche mais quelque chose m’échappe. Je comprend tout aussi peu la politique locale que celle de notre Clochemerle national.

Peu nous importe et comme tous les jours, nous reprenons le train pour la capitale, la culture nous attend.
À la sortie de la gare de Friederichstraße nous découvrons une statue à double face avec d’un côté des enfants juifs condamnés et de l’autre, moins nombreux, ceux qui échappent au massacre.

Dès que nous franchissons la porte de l’imposant immeuble baroque qui abrite le Deutsches Historische Museum, on reconnait la griffe de l’incontournable Ieoh Ming Pei qui a participé à la rénovation récente du bâtiment. La cour intérieure est recouverte d’une verrière et l’annexe moderne est construite en pierre de France, tel qu’on la voit au Louvre.

Ce musée est une fois de plus un incontournable de la visite de Berlin.
Au bas de l’escalier qui mène aux salles du premier étage, un gardien bien informé nous explique le circuit à suivre ainsi que les astuces de la configuration du parcours.
L’histoire du pays est décomposé en dix tranches, au départ de la conquête des Romains à la réunification pour se terminer le jour où Berlin redevint la capitale de l’Allemagne.
Chaque section a une couleur spécifique et le trajet est ponctué de colonnes carrées sur lesquelles ont peu lire l’évolution de l’histoire. Chaque époque est illustrée par de nombreux objets et de très belles toiles. Cette combinaison fait toute la richesse et l’intérêt du parcours.

Dans la nouvelle annexe le musée offre deux expositions temporaires. Une consacrée aux châteaux forts et aux chevaliers du moyen âge et une autre à la réunification. Cette deuxième temporaire enchaîne là où l’exposition de l’Alexanderplatz se termine.

Nous y passons la journée.

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