La machine à mesurer le chaos et le C-CUAD

Pour ses soixante ans, les étudiants du professeur Gerhard Ertl lui fabriquèrent une machine à mesurer le chaos. Les boutons de commande permettent de jouer avec plusieurs paramètres et lorsque le chaos est au maximum, une petite trappe s’ouvre, et l’opérateur peut s’offrir un gâteau.

Radio Berlin annonce 100% de pluie pour les six heures qui suivent mais on s’en moque car nous allons visiter le très beau musée ‘Martin Gropius Bau.’
La façade est en rénovation mais l’intérieur est spectaculaire. Dans la grande salle du
rez-de-chaussée l’artiste américain Marc Dion a dressé un mur de niches contenant une sélection d’objets intitulé ‘Selection from the Material Culture of Science’. On y voit exposé sur dix mètres de haut des vieilles radios, un poumon en acier, le squelette d’un cheval, un grand bi, des postes de télévision des années cinquante, des vases Etrusques et des centaines d’autres objets.
L’exposition temporaire est intitulée, ‘Welt Wissen, 300 Jahre in Berlin’.

Marleen et moi qui depuis très longtemps parcourons les musée du monde, observons que non seulement la connaissance a évolué, comme on peut le voir ici, mais également le mode d’exposition. On se rend compte que les conservateurs consacrent autant de soins à la présentation des sujets qu’aux sujets proprement dits. Par conséquent, à notre grande satisfaction et enrichissement personnel, nous consacrons à chaque visite infiniment plus de temps que par le passé.

Dans une des salles on peut admirer le ‘Ertlator’ un instrument de mesure insolite qui fut remis à Gerhard Ertl, le chimiste allemand de l’Institut Fritz-Haber, prix nobel de chimie 2007.

Je découvre aussi que le peintre symboliste suisse Arnold Böcklin était obsédé par l’idée que l’homme devait pouvoir voler comme un oiseau.
A trois reprises il construisit une machine volante qui furent chaque fois détruites avant le décollage, successivement par un orage de grêle, une tempête violente et imprévue et un coup de vent contraire qui reversa le dernier engin. Heureusement pour lui précise le texte explicatif, cela lui permit de vivre longtemps et de mourir de vieillesse.

Après la culture nous flânons dans les ‘Arkade’, le centre commercial de la Potsdamerplatz.
Chez Marco Polo, rebaptisé M’OP en Allemagne, j’essaie une paire de bottines en cuir qui me plaisent beaucoup. On bavarde longuement avec la dynamique, amusante et mignonne vendeuse, une étudiante à l’école d’architecture de Potsdam.
Malgré son charme, je décide de ne rien acheter et de verser l’argent dans la caisse CUAD.
Lorsque Marleen et moi aimons beaucoup un objet quelconque mais nous ne l’achetons pas, nous versons l’argent non-dépensé dans notre caisse fictive de ‘Crédit Utilisable À Discrétion’. Ainsi, le prochain objet convoité est automatique pré-financé.

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