Cassel et la sensualité des Flandres

Les nuages partent du sol et la pluie
mouille car les gouttes n’ont pas l’occasion de se disperser en
tombant du ciel. Sur l’ A14 dans le brouillard de l’autoroute, un
camion en panne provoque un ralentissement de Kruishoutem à
Waregem. Il est dix heures lorsque nous trouvons un emplacement de
parking dans le haut de la ville.

En descendant vers le musée de Flandres, nous croisons un ‘chartreux’ et un chat noir qui nous implorent d’ouvrir la porte de leur maison devant laquelle ils se protègent tant bien que mal des intempéries. Un Cassellois de passage nous fait remarquer que ce n’est pas un vrai chartreux, les vrais nous dit-il, ont les yeux dorés. Les mâles sont grands et toujours en chasse ce qui incite les propriétaires à les faire châtrer et la race est en voie de disparition, toujours selon l’expert local. À notre avis, le félin avait les yeux dorés. Par expérience nous accordons plus de crédit et plus de confiance aux chats qu’aux humains.

Après deux années de fermeture pour rénovation, le musée de Flandres de Cassel vient de rouvrir ses portes en octobre dernier. Il est logé dans l’Hôtel de la Noble Cour dont les boiseries et les escaliers en vieux chêne sont harmonieusement intégrés et reliés par des éléments en matériaux contemporains. Le guide dit: « Le musée est à la fois pluridisciplinaire et ouvert à la création contemporaine. Il réunit dans un même lieu des œuvres de maîtres flamands, des créations contemporaines d’artistes reconnus sur le plan international, mais aussi d’importantes collections religieuses, historiques, ethnographiques, géographiques qui se distinguent par leur rareté et leur originalité. »

Nous sommes aussi venus voir l’exposition temporaire qui a comme thème: « Sensualité et volupté, le corps féminin dans la peinture flamande du XVIe et XVIIe siècle ». La notion de sensualité et l’idéal du corps féminin ont évolué depuis Jordaens. Les poses lascives ne feront pas bander les visiteurs et l’accoutumance actuelle à l’anorexie rendent les belles bien nourries non conformes aux normes des catwalks. Comme toujours, dans chaque exposition que nous visitons, une ou deux ‘perles’ retiennent notre attention et justifient le déplacement. Dans la collection permanente, nous sommes émerveillés par la beauté du tableau de Gérard David, ‘La Vierge à la soupe au lait’.

Cet article, publié dans Exposition, est tagué , . Ajoutez ce permalien à vos favoris.

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l’aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur la façon dont les données de vos commentaires sont traitées.