Iphigénie en Tauride

Iphigénie n’était pas très heureuse. Son boulot consistait à immoler sur l’autel de pierre du temple de Diane, tous les étrangers qui débarquaient en Tauride, il faut le moral pour garder le sourire.

Tout avait commencé quand son père, Agamemnon, roi de Grèce, avait décidé de la sacrifier à Artemis en échange de vents favorables qui devaient amener sa flotte de bateaux de guerre à Troie.
La légende explique que la déesse avait substitué une biche à la gamine avant le coup de couteau fatidique de son père. Elle l’avait ensuite kidnappée pour officier comme prêtresse dans son temple en Tauride.
Le dictateur local Thoas, le roi des Scythes, était parano au point de faire trucider tout étranger qui débarquait chez lui, Geert Wilders aurait aimé.

Dix ans plus tard, après le coup du cheval, Agamemnon rentre au pays et à son retour, il se fait promptement égorger par son épouse Clytemnestre, selon les uns pour venger la mort de sa fille, selon les autres, parce qu’elle avait pris un amant.
Son fils Oreste, le frère d’Iphigénie, que tout le monde croit morte, tue sa mère en rétribution, quelle famille!

Bourré de remords, le suicide en tête, il part en croisière avec son copain Pylades et manque de pot, ils font naufrage sur les côtes de la Tauride.
Ils sont capturés par les soldats de Thoas et séance tenante condamnés à être immolés par la prêtresse de service, sa soeur Iphigénie. À leur première rencontre, ils ne se reconnaissent pas, mais Iphigénie a comme une prémonition divine qui l’empêche de passer à l’acte.

Bonne fille, elle envisage de laisser la vie sauve à un des deux compères et elle décide de relâcher son frère Oreste, qu’elle n’a toujours pas reconnu.
Mais ce dernier a envie de mourir et après beaucoup de pleurs, c’est finalement Pylades qui est relâché et qui part en jurant de revenir sauver son copain.
Oreste et Iphigénie finissent par s’identifier et ils se tombent dans les bras.
À ce moment apparaît Thoas, pas content du tout, qui aussitôt ordonne à ses sbires d’égorger le frère et sa soeur.

Pylades surgit à temps pour sauver la situation, il libére Iphigénie et Oreste de l’autel sur lequel ils étaient enchaînés et il tue Thoas.

L’histoire finit bien, car Diane descend de son nuage pour annoncer que les dieux sont apaisés, que les tourments des survivants de la famille royale a pris fin et que les trois protagonistes peuvent rentrent en Grèce et profiter du soleil.

À la fin du dix-huitième siècle, Christoph Willibald Gluck a mis cette histoire en musique et le MET par le truchement de Kinepolis m’a offert ce bel opéra par une froide nuit d’hiver.
Susan Graham, Plácido Domingo, Paul Groves, Gordon Hawkins et les coeurs du MET ont interprété les rôles et Patrick Summers dirigeait l’orchestre.

Cet article, publié dans Musique, Opera, Théâtre, est tagué , , . Ajoutez ce permalien à vos favoris.

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l’aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur la façon dont les données de vos commentaires sont traitées.