Lübz et la lithophanie

Ce matin c’est jour de marché à Parchim. Nous en profitons pour acheter quelques fruits frais et de quoi agrémenter le petit déjeuner.
La boulangère me dit ‘bonjour jeune homme’ et puis elle nous fait longuement l’article et elle nous explique en détail les mérites de la composition de ses différents pains.
Elle nous convainc d’acheter des pistolets comme ‘on les fait chez nous, solides et sans vent’ et pas ceux qui viennent de l’ouest, nous dit-elle.
En effet, la pâte ressemble à des bagels mais tout compte fait, nous préférons les pains qui ‘viennent de l’ouest’.

Trois heures de navigation sur la ‘Elbe-Müritz Wasserstrasse’ nous conduit à Lütz.

En 1633, la Duchesse Sophia von Mecklenburg-Schwerin fonda ici une maison de retraite pour femmes veuves.
Son époux se suicida et comme voulait la loi, elle dut abandonner le château de Schwerin pour venir résider dans un ‘Witwesitz’ (résidence pour veuves) à Lübz.
Ici, elle promit à dieu de faire ériger une chapelle si après la guerre de trente ans, son fils devenait Duc de Mecklenburg. Sa prière fut exhaussée, la chapelle vit le jour et en annexe elle fit ériger des maisonnettes destinées à abriter huit veuves nobles et quatre veuves roturières. Aujourd’hui la fondation s’occupe d’enfants et de vieilles personnes démunies.

Du château ne subsiste qu’une tour qui depuis 1999 abrite le musée de la ville. La collection est constituée par les dons des habitants qui ont en grande partie légué les outils de leur anciens métiers.
Une guide érudite et passionnée nous conduit par un étroit escalier en colimaçon, d’étage en étage vers la salle supérieure.
Au sommet, les visiteurs sont pries d’actionner les remontoirs des trois pierres en granit qui font office de contrepoids du mécanisme de l’horloge datant du 16e siècle.

Chaque plateau est une salle ronde qui contient les outils du forgeron, du tisserand, les fers à repasser au travers les âges, un trousseau de mariage brodé au initiales des époux, des bijoux fabriqués avec les cheveux de la jeune mariée et trois lithophanies.

Cette technique tombée en désuétude, est due au baron de Bourgoing, un diplomate Français qui en déposa le brevet en 1826. Il s’agit d’une plaque en porcelaine blanche travaillée en relief qui doit être lue en transparence par une source lumineuse. La photo ci-jointe montre le surprenant résultat.

Sur le chemin du retour au bateau, nous découvrons à la fenêtre d’une maison qui fait face à l’église, une note qui devrait inspirer l’église catholiques pour soulager les envies sexuelles de ses prêtres.

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