Berlin, la Oranienburgerstrasse et les chaudières de la KEH

La Oranienburgerstrasse relie le Hackescher Markt au carrefour où la Friedrichstrasse devient la Chausséestrasse, direction Spandau.
A gauche, en partant du Hackescher Markt on longe le parc Montbijou.
– À droite, au bout du parc, se trouve la ‘Neue Synagogue’ de Berlin.
– Plus loin, toujours à droite, au carrefour avec la Tucholskystrasse se trouve faisant le coin, la ‘Postfuhramt’.
– À gauche, au bout du parc, en face de la synagogue, la ‘Hauptelegraphenamt’ vide depuis des années, a trouvé acquéreur.
– Toujours à gauche, vers le bout de la rue, les restes délabrés de l’ancien Friedrichstrassenpassage sont devenus la ‘Kunsthaus Tacheles’.
– Lui faisant face, rive droite en terme marin, au numéro 27, se trouve le ‘Kunsthof Oranienburgerstrasse’.

Voila introduits cinq des protagonistes importants de la rue Oranienburg.
Demain, je vous raconterai leur histoire.

Dans le même quartier, à cent mètres plus haut de la bouche de métro Oranienburgertor, se trouve le Dorotheenstädtischer Friedhof, le cimetière ‘in’ pour les célébrités de la ville.


On y voit entre autre, les tombes de Bertold Brecht, Barbel Bohley et les architectes Carl Schinkel et August Stüler. Ce dernier est un des maîtres d’oeuvre de la ‘Neue Synagogue’. Le cimetière ne compte pas de mausolées, les tombes sont sobres et sobrement décorées mais ceux qui s’y trouvent ont marqué l’histoire et la culture du pays.


Lors de votre prochaine visite de la capitale Allemande, je vous recommande de descendre du train à la gare de la Friedrichstrasse, partir vers l’est en longeant la Spree , la Museuminsel et le parc Montbijou en direction du Hackischer Markt pour ensuite faire demi-tour vers l’ouest et remonter la Oranienburgerstrasse jusqu’à la Chausséestrasse.
Vous ne serez pas déçus.
N’oubliez pas au passage d’aller rendre hommage aux résidents du Dorotheenstädtischer Friedhof.

En fin de matinée, nous reprenons des forces à la Rote Rathaus et nous nous rendons dans le musée de la Kesselhaus de la Evangelische Krankenhaus Königin Elisabeth Herzberge.


C’est essentiellement une institution psychiatrique dépendante de l’église évangélique de Berlin, ce qui nous intéresse c’est l’archéologie industrielle dont la chaufferie de l’institution est un bel exemple.
Le complexe hospitalier fut construit à la fin du 19e siècle.
Comme à Beelitz, la chaufferie faisaient tourner deux alternateurs qui produisaient du courant continu, la vapeur secondaire servait à chauffer les bâtiments.


En 1945, les soviétiques remplacèrent les 10 vieilles chaudières par 4 plus modernes qu’ils récupérèrent dans les caves de la Chancellerie de Hitler, dans la Vossstrasse, près de la Potsdammerplatz. À part le bunker du führer, il ne restait pas grand chose des bâtiments, mais les chaudières, logées en cave étaient intactes.
Elles fonctionnèrent jusqu’en 1992 mais depuis, l’hôpital se chauffe avec la vapeur excédentaire d’une centrale électrique locale et la chaufferie est devenu un musée.

L’été se termine mais la dunette du Chat Lune est toujours caressée par le soleil en cette fin de journée, quel plaisir.

– Envoyé de mon iPad

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