Gand – Festival de la Lumière 2012 – Lichtfestival Gent 2012

Depuis que les nouveau-nés reçoivent un GSM à la naissance, les cabines téléphoniques publiques ont perdu tout intérêt et la municipalité de la ville de Gand, toujours à la pointe des solutions créatives, les a fait transformer en aquariums.

La semaine dernière, du jeudi soir au dimanche soir, notre belle cité s’est parée, pour la deuxième année consécutive, d’une série d’illuminations qui ont attiré une multitude de curieux, citadins et visiteurs plus lointains.

La foule était tellement nombreuse que samedi soir certaines rues furent mises en sens unique pour piétons.

Partant de la supposition qui s’est avérée juste, que la densité humaine serait la moins élevée au départ des festivités, le premier soir et en semaine, c’est le jeudi à 17:45 que nous avons enfourché nos vélos pour nous rendre au coeur de la cité.

Les plus de soixante mille étudiants de l’université et des écoles supérieures se déplacent de préférence à bicyclette et la ville a installé dans les rues du centre des emplacements adéquats en acier galvanisé.

Nous verrouillons nos engins rue de la Corne en face de l’ancien excellent fromager que les Gantois avaient baptisé ‘Le Nez’, à cause de son appendice nasal proéminent et en vertu des bonnes odeurs que dégageait sa boutique. Son fils Michel avait repris l’affaire avec autant de succès que son père mais il y a quelques années, tourmenté par trop de régulations européennes, il jeta l’éponge. À notre grand regret, les fromages ont fait place à des thés exotiques et dorénavant c’est à Lille que nous allons acheter les Bleu de Causse et les Brillat-Savarins.

Mais je voulais commenter la lumière. J’avais déchargé une ‘app’ sur mon iPhone avec le plans de la ville, le tracé à suivre et la description succincte de chaque illumination. Disciplinés comme toujours en ces circonstances, nous suivons scrupuleusement et chronologiquement les numéros indiqués.

Malgré le froid, les rues bouillonnent, la bonne humeur règne, aux deux extrémités de la pyramide d’âge, les bambins dans leurs poucettes côtoient les chaises roulantes électriques et entre les deux, les badauds, le sourire aux lèvres, se frottent les manches sans se bousculer. Ces fêtes de Gand en hiver connaissent un succès qui dépasse les estimations des organisateurs. Une armée de jeunes gens reconnaissables grâce à leurs couvre-têtes fourrés en toile blanche, aiguillent les curieux d’un point à l’autre, selon les questions et les besoins de l’instant.

Dans le désordre, notre préférence va la ‘perspective lyrique‘ du Palais Episcopal (25), ‘Les oiseaux Bleus de Mr.Maeterlinck‘ (16), la ‘Luminarie De Cagna‘ dans la rue du Beffroi (1), ‘Human Tiles‘ sur la façade de l’église Saint-Jacques (3), ‘Timelessnes‘ et la barge historique (9), ‘Les incongruités‘ au Zandberg (27), ‘Mr. Beam‘ dans le préau de l’Aula de l’Université, rue des Foulons (17) et ‘On dirait que…‘, la spectaculaire représentation sur la façade de l’ancienne poste, marché aux Grains (14).

Et bien entendu, nous sommes charmés par le poisson blanc et rouge de la cabine téléphonique de la place de la Calandre.

Nos chaleureux remerciements vont à notre maire, Daniël Termont et à tout le collège échevinal pour nous avoir offert cette férie lumineuse.

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