Murder is my Business, Weegee au FoMu à Anvers

Né en 1899 à Zlogziew, une ville de l’empire Austro-Hongrois, aujourd’hui l’Ukraine, Usher Fellig devint Arthur Fellig à Ellis Island lors de son arrivée aux Etats-Unis en 1910.
Une dizaine d’années plus tard, en référence à la planchette ‘ouija’ (prononcé ‘weegee’) utilisée pour communiquer avec les esprits lors de séances de spiritisme, ses collègues employées de l’agence ACME Newspictures l’affublent du surnom de Weegee.

Après avoir quitté l’école à l’âge de 15 ans pour subvenir à sa famille à l’aide de petits boulots de fortune, Weegee se trouve une passion pour la photographie. Il achète du matériel d’occasion, abandonne la maison familiale, fuit son père, un rabbin intransigeant, vagabonde dans les rues, dort dans les refuges et les gares et commence à prendre des clichés de la vie qui l’entoure.

À force de persuasion, il obtient un premier contrat au studio photographique Ducket et Adler où il apprend les techniques du tirage. Il est ensuite embauché comme technicien de laboratoire chez ACME Newspictures, une agence spécialisée dans la collecte de photographies destinées à la presse Américaine.

En dehors de ses heures de travail, Weegee couvre les évènements de la vie nocturne New-yorkaise et petit à petit, se fait un nom comme photographe de sensation.
Il achète une Chevrolet Chevy Coupe dans le coffre de laquelle il installe un laboratoire de développement et une radio onde courtes, branchée sur la longueur d’onde de la police.
Sa table d’écoute lui permet d’arriver souvent, avant les patrouilles, sur les lieux du crime, d’où son surnom de Weegee, lié à sa réputation de connaître les événements sensationnels avant qu’ils ne se produisent.

Il ne croit qu’à l’instantané et il photographie sans aucune inhibition, victimes sanglantes, arme du crime, badauds, policiers ainsi que les scènes de la vie quotidienne de New York, été comme hiver, clichés de misère et clichés de bonheur.

Il meurt en 1968 et nous laisse un témoignage puissant et réaliste de la vie nocturne d’une ville fascinante.

Le FoMu, le musée de la photographie à Anvers nous offre une rétrospective de l’oeuvre de Weegee, centrée sur les années de la Grande Dépression et intitulée ‘Murder is my Business’.

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2 commentaires pour Murder is my Business, Weegee au FoMu à Anvers

  1. Ces photos en noir et blanc sont de beaux témoignages, pas toujours d’une gaité folle…

  2. immobilier dit :

    extraordinaire post, merci beaucoup.

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