Nancy, l’appel à Marcel, la place Stanislas et le musée des Beaux-Arts

À l’instar des appels de propriétaires de chats en cavale, ci et là dans les rues du vieux Nancy, une affiche d’un jaune criard incite Marcel à revenir. Le message est légèrement menaçant, si Marcel n’est pas revenu dimanche ou lundi, la personne qui a collé l’avis part faire un tour en France, avec ou sans Marcel.

Hier nous avons rejoint le Chat Lune dans le port de Toul. L’endroit est toujours aussi populaire, notre voisin de bâbord est un Locaboat avec un couple d’Allemands et à tribord nous trouvons un voilier Danois démâté pour l’occasion.
En face des Hollandais, des Hollandais et encore des Hollandais.
Notre plan est de quitter Toul jeudi, remonter le canal de l’Est, passer par Verdun et Sedan prendre ensuite le canal des Ardennes, L’Aisne, l’Oise et ainsi arriver à Paris le 1e septembre.

Le matin avant de prendre le petit déjeuner et le soir avant de me coucher, je consulte sur mon iPad l’application Weather Pro question de fignoler nos plans pour les jours à venir.
Les météorologues ont promis que la plus belle soirée de la semaine serait celle de dimanche, le jour de notre arrivée à Toul.
Aussi, fort de cette certitude scientifique, le bateau mis en ordre, nous roulons jusque Nancy et nous sirotons une boisson fraîche sous les parasols du Café de l’Europe sur la place Stanislas en attendant que le spectacle son et lumière offert journellement par la ville nous ravisse. Les images sont projetés par des rayons laser sur la façade de l’Hôtel de Ville et sur les façades latérales. Elles retracent sommairement l’histoire de la place en y rajoutant des éléments ludiques. Il y a peu de commentaires, la musique donne la mesure de la succession des tableaux, le public venu nombreux en cette chaude soirée d’été apprécie et applaudit bien fort, nous aussi.

Le lendemain nous prenons un TER et une demi-heure plus plus tard nous franchissons la porte de l’office du tourisme de Nancy, place Stanislas.
Nous voulons parcourir la ville et visiter quelques musées.
Les pavés de la place Stanislas réverbèrent la chaleur de cette journée ensoleillée mais le Tilley Hat sur le crâne, nous suivons l’itinéraire bleu du plan de la ville, pénétrons dans la cathédrale, traversons les ruelles de la vielle ville et vers 13:00 nous pénétrons dans une brasserie pour la fraîcheur et la formule bureau, à 10€ dessert et café inclus.
C’est une de ces brasseries où les habitués trouvent leurs serviettes soigneusement rangées dans des casier appropriés.

Pour limiter la fatigue lors des visites de musées nous appliquons la technique du balayage sélectif.
La prémisse est que tout musée, à quelques exceptions près, ne comporte que quelques œuvres qui méritent que l’on s’y attarde. Aussi abordons nous les salles au pas de gymnastique, nos yeux avertis balayant les murs et les présentoirs à la recherche des trouvailles qui vont nous enchanter.
Il ne nous faut pas plus de cinq minutes pour traverser le deuxième étage du musée des Beaux-Arts de Nancy, vite vu, bien vu. Le premier étage aurait subi le même sort mais nous faisons la connaissance d’Émile Friant et de son tableau intitulé La Toussaint.
À droite de ce tableau, le musée a accroché une reproduction de la même œuvre avec les personnages en mouvement. Le mendiant assis à gauche est immobile et à intervalles réguliers, sortant du cadre à droite du tableau, entrent en scène, tous vêtus de noir, la petite fille, la main tendue tenant un pièce de monnaie, les deux femmes portant des fleurs, la troisième un peu en retrait et au milieu, l’homme au chapeau buse. Les personnages marchent vers la gauche du tableau, la gamine glisse la pièce dans l’écuelle du mendiant et ensuite le cortège sort du cadre à gauche du tableau, c’est fascinant.

Le sous sol du musée, dans l’aile qui a été rajoutée dans les années nonante, comporte une impressionnante collection d’oeuvres de la verrerie Daum.
Lors de la construction du bâtiment une partie de l’enceinte Vauban de la ville fut découverte. Elle est mise en évidence par un éclairage indirect, à côté de l’exposition des vases, verres et lampadaires Daum. Les propriétaires suivaient la mode, l’Art Nouveau de la fin du dix-neuvième début vingtième siècle, l’Art Déco des années vingt et trente jusqu’aux objets d’après-guerre, signés Dali et Starck.

Sur notre chemin de retour vers la gare, nous admirons un tramway à roues pneumatiques; vous-ai-je déjà dévoilé notre affection pour cette forme de transports en commun?

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