Rodwig, le nain de l’Arsenal, l’hivernage du Chat Lune et Paris, tome 3

Rodwig nageait dans le bassin du port de l’Arsenal lorsque Brent, notre voisin Australien le repêcha. Il avait plongé dans le canal Saint-Martin pour fuir le Front de Libération des Nains de Jardin, mais il n’est pas facile de nager tout en jouant de l’accordéon et l’épuisement se lisait sur son visage lorsque Brent le sortit de l’eau.
Nos voisins rentraient chez eux à Brisbane le lendemain et ils n’avaient pas de place dans leurs bagages pour le petit homme, c’est ainsi qu’il rejoignit l’équipage du Chat Lune.
M. le passa à la savonnée, elle lui brossa les dents et depuis, il joue son petit air sur la dunette de notre bateau.

Nous sommes arrivés à Gand lundi dernier, après six jours et demi de navigation, la Seine, L’Oise, le Canal du Nord, la Deule et la Lys.

Ce matin, le grutier du chantier naval Carron-Marine a sorti le Chat Lune de l’eau et l’a rangé dans un hall où il va passer les mois d’hiver.

Sur le quai, tout en observant les manoeuvres, je taille une bavette avec le skipper d’un commerce Freyssinet hollandais qui me narre l’anecdote suivante.
Il y a deux ou trois ans de cela, en fin d’été, sur le canal de la Marne à la Saône, trois yachts se trouvaient en attente devant une écluse. Pour épargner l’eau, l’éclusier insista pour que les trois bateaux rentrent ensemble dans le sas. Le skipper du yacht anglais, en troisième position, refuse net de se mettre derrière le deuxième bateau, qui lui, bat un pavillon allemand. « Toute ma famille à été massacrée pendant la dernière guerre » dit-t-il, « il n’est pas question que je partage une bassinée avec un navire Teuton ».
La discussion s’éternise et s’envenime et l’éclusier menace de refuser l’accès au yacht anglais pour le reste de la saison.
C’est alors que le premier bateau, un belge celui-la, propose de se mettre en deuxième ligne, entre les deux opposants, ce qui finalement débloque la situation.

Pour terminer, voici la suite et fin de la liste non exhaustive, de nos activités à Paris au mois de septembre dernier.
M. passe un bon moment au musée des Arts Décoratifs ‘La Mécanique des Dessous’, ‘l’histoire indiscrète de la silhouette’, et ‘Trompe-l’œil, imitations et pastiches’, sont deux expositions temporaires qui la fascine.
Les travaux du trou des Halles ne sont pas terminés mais on peut déjà se rendre compte de ce que ça va devenir.
Nous nous sommes fait membres du Foyer de la Madeleine, une association caritative qui, sous les voûtes de l’église, organise en semaine un restaurant pour les nécessiteux. Le service est assuré par des volontaires et l’accès est ouvert à tout le monde. Le client normal paye 8€ pour un repas complet, entrée, un plat au choix entre deux et dessert ou fromage. Le café à 0,80 €, est servi au fond de la salle, des fauteuils et des journaux sont mis à la disposition des convives.
Le prix du repas pour ceux qui n’en ont pas les moyens est de 1€.
L’ambiance est bon enfant, les volontaires sont sympathiques et le service est impeccable et très rapide.
Pas loin de là, les escaliers mécaniques des Galeries Lafayette nous mènent sur la terrasse de l’immeuble d’où nous admirons les toits de l’Opera Garnier et ainsi que tout Paris.
Le premier jour des journées du Patrimoine, nous allons admirer les cinq gobelins qui décorent la salle du conseil de la faculté de chirurgie, rue de l’École de Médecine. Dans la foulée, à l’étage supérieur du bâtiment, nous en profitons pour visiter le musée d’histoire de la médecine.
L’après-midi de la même journée nous nous sommes inscrits à une visite du chantier de restauration du pavillon du Carreau du Temple dans le 3ème.
Dimanche, nous coupons court à une visite des stations de métro, la guide est nulle, et nous découvrons avec émerveillement les salles magnifiquement décorées de l’hôtel de ville de Paris.
Le samedi du week-end avant notre départ de l’Arsenal, nous prenons le RER A de la gare de Lyon à Reuil-Malmaison, d’où un petit train routier nous conduit à la Foire Nationale à la Brocante et aux Jambons sur l’Île de Chatou.
Le dimanche nous conduit aux portes ouvertes de la Garde Républicaine, au Quartier Carnot, près du château de Vincennes.

Les dernières soirées sont consacrées aux amis, qui nous invitent a une succession de ‘dîners « d’au revoir ».
Il est dur de quitter Paris.

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