Carnet de Terre # 1

Dur dur, la vie à terre! Nous venons de terminer notre dixième saison avec le Chat Lune et à chaque retour nous éprouvons un choc.
En substance, l’espace vital est immense et il y a toujours plein de trucs à faire.

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Petit à petit, après deux semaines, une routine se réinstalle.
En premier lieu, comme les chats, on re-délimite notre territoire. Ensuite on hisse les couleurs pour signaler à la famille et aux amis que nous sommes rentrés au pays, qu’ils peuvent nous inviter, que nous les inviterons, qu’ils peuvent nous téléphoner et que le besoin faisant nous viendrons leur donner un coup de main. Que se soit pour garder un de nos petits enfants, chose appréciée, pour déménager un objet volumineux qui ne rentre pas dans leur auto, mais bien dans la nôtre, ou tout simplement pour se promener et se raconter les dernières nouvelles.
Pas de surprises car curieusement il se passe peu de choses en six mois de temps. Bien entendu, le temps qu’on s’absente et le pays a un nouveau gouvernement, mais c’était prévu.
Les mauvaises herbes ont poussé dans les parterres et les petits enfants ont pris quelques centimètres, ça c’est naturel. Les cinémas jouent les films qu’on a déjà vus à Paris, ça c’est normal.

Mais Gand est plein de surprises. Ultima Thule, une compagnie de théâtre que nous aimons beaucoup et qui travaille avec des marionnettes invite une trentaine de personnes à participer à la lecture du texte de leur prochaine pièce, intitulée ‘Spoor’ (la voie de chemin de fer).
La présentation à lieu dans ‘De Schuur’ à Mariakerke, près de Gand. C’est le plus petit centre culturel au monde, comme l’indique la brochure. On trouve facilement car j’ai fait un croquis du plan d’accès. La salle, une ancienne écurie, comporte d’un côté un comptoir a boisson et de l’autre côté une table entourées de cinq chaises en toile écrue. Wim De Wulf, le régisseur qui est également l’auteur de la pièce et les 4 acteurs s’y installent. Avec la poignée de spectateurs, nous prenons place en face d’eux sur des chaises de bistro. Les acteurs récitent le texte, l’ambiance est bon enfant, les enfants du régisseur sont présents, on se prend au jeu de la pièce, il s’en va parfois de grands éclats de rire, le public intervient.
Les poupées sont de la main d’Evelyne Meersschaut. Pendant l’entracte elle nous présente et nous explique sa technique de fabrication.
La pièce se situe en Flandre dans les années 50. Elle retrace un épisode de la vie d’une famille flamande dont le père qui a perdu son emploi à l’atelier de tissage de Gand, part en train travailler dans les mines de La Louvière.

Plongés pendant quelques heures dans la vie et le travail d’un groupe de faiseurs de théâtre, nous passons une excellente soirée, chaude et intime.

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Ostende nous réserve une exposition en hommage à Jan Hoet, ce sera pour le prochain billet.

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