Carnet de Bord # 14 – El Clan Destino et la Balade des Statues Equestres

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Il y a quelques années de cela, Diego Stirman gagna un prix aux Fêtes de Gand pour son spectacle de marionnettiste. Argentin de naissance, sa brochure explique:

> Né d’une mère polonaise et d’un père russe débarqués dans les années 20 à Buenos Aires, il grandit entre le yiddish, l’espagnol et l’italien, entre les assiettes qui volaient contre les murs et des coups d’état militaires qui se succédaient comme les saisons. En 1981, après avoir exercé différents métiers (prothésiste dentaire, joueur professionnel de volley-ball, médecin ou encore psychanalyste), l’amour, le hasard et les rêves d’un monde meilleur l’amènent à Paris. Il y crée et présente sur les trottoirs de St Germain ses premiers spectacles de marionnettes et découvre le sens de sa vie : faire rire.
 Depuis, il se produit dans les plus prestigieux festivals de marionnette, de clown, de rue ou de théâtre du monde entier, et son port d’attache se trouve à « El Clan Destino », sa petite salle de Belleville où vous pouvez découvrir ses dernières créations… Retrouvez les billets d’humeur et d’humour de Diego sur son blog <

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En septembre dernier, nous avons par hasard découvert son théâtre situé 18, rue des Envierges, lors d’une de nos promenade patrimoine. Je lui avais envoyé un mail et depuis lors il nous informe de l’agenda de ses présentations. Ce dimanche, le spectacle s’intitule ‘Entremets’.

La salle doit faire 50 m2, scène comprise. Trois lignes de caissons rembourrés, de hauteur croisantes, servent d’assises pour un public dont le cadet a trois ans et l’aîné 75, toutes les places sont prises.
Diego nous entraîne dans une successions de sketches où il alterne le burlesque à la manipulation de marionnettes à doigts. L’homme a des planches et le public marche à fond, il nous entraîne en crescendo au travers d’histoires absurdes et clownesques pour finir immergé en apnée, la tête en avant, pendant plusieurs minutes dans un tonneau métallique rempli d’eau. On sent un flottement dans le public, certains d’entre nous caressent l’idée que vu son âge, il s’est peut-être vraiment noyé?
La jeune fille et le jeune homme, deux assistants que Diego a préalablement cueilli dans le public essayent de l’extraire de sa position infortunée et hurrah, il sort trempé mais bien vivant de son bain improvisé. Les spectateurs applaudissent et les enfants hurlent de joie.

L’entrée est libre mais à l’issu d’une bonne heure de rire, les chapeaux noir qui circulent se remplissent de billets de banque bien mérités.
Allez-y, le voyage vers Belleville en vaut la peine, voici le lien: http://www.familia-stirman.com

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La Mairie de Paris a publié 44 brochures intitulées ‘Les Ballades du Patrimoine’. Le lundi 25 mai nous choisissons la # 7, Cavaliers et Chevaux.
Au parvis de Notre Dame, Charlemagne à cheval et ses Leudes, Roland et Olivier, en pied d’écuyers aux moustaches et barbes taillés, nous pointent la direction de notre promenade. Ouest-nord-ouest, nous longeons le cours de la Seine, de l’Hôtel de Ville au Louvre. Étienne Marcel, Louis XIV. On traverse le Jardin des Tuileries, à droite, rue de Rivoli, on salue Jeanne D’Arc couverte d’or. Des Tuilerie à la Place de la Concorde on passe entre les chevaux de Marly. Le long du quai du Cours de la Reine, la France honore le Roi Belge Albert I, pour avoir retenu l’armée de Guillaume II en 1914. Plus loin, sur le même quai, Simon Bolivar regarde le Pont Alexandre III et le Grand Palais. À chaque extrémité de la toiture, deux groupes monumentaux représentent l’un ‘l’Harmonie triomphant de la Discorde’ et l’autre ‘L’immortalité devançant le Temps’.

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Le Port de l’Arsenal est un grand village. Lorsque nous y faisons escale, une ou deux fois par an, notre vie sociale y est plus intense en quelques jours que pendant les six mois d’hiver passé à terre. D’un bateau à l’autre les invitations et les contre-invitations se succèdent.
De surcroît, les expositions, promenades thématiques, cinémas, spectacles, brocantes et autres circul’livre, remplissent nos journées.

On se reposera pendant les tranquilles semaines de navigation qui doivent nous conduire à Lyon.

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