Carnet de Terre # 38 – Rembrandt, Pieter Jan De Smet et les indiens

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imageLe Palais des Beaux-Arts à Bruxelles a été rebaptisé Bozar.
Dans notre capitale bilingue, cela évite d’avoir à utiliser la dénomination francophone et flamande pour la même institution. Il faut être Belge pour comprendre.

Nous avons été y voir une exposition de 90 gravures inédites de Rembrandt. Inédites car elles appartiennent au Hollandais Jaap Mulders qui depuis vingt ans collectionne les œuvres de cet artiste.

Le musée met une tablette électronique tactile à la disposition de chaque visiteur. Cela permet de lire les explications de chaque gravure et du bout du doigt, d’agrandir le dessin afin d’en voir le moindre détail. La lumière de la salle est tamisée et les dessins sont souvent de la taille d’une photo 9×15. La tablette rend obsolète l’utilisation d’une lampe de poche et d’une loupe.
Le coup de plume de cet artiste me rend modeste.

Vendredi, au Caemersklooster, un ancien couvent transformé en espace culturel, on prend le temps pour regarder les photos et les vidéo-clip, lire les textes et admirer les objets. Deux heures plus tard, on n’a pas tout vu, ni lu. L’exposition s’intitule ‘The Call of The Rockies.’

 

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C’est l’histoire de Pieter Jan De Smet, un prêtre Jésuite Belge, qui au dix-neuvième siècle a parcouru l’Amérique du nord pour essayer de convertir les tribus indiennes à la vraie religion, la sienne.
Doté d’une énergie incroyable et d’un sens humain encore plus impressionnant, De Smet a essayé pendant des décades à préserver les tribus de la férocité des immigrants qui ne songeaient qu’à massacrer tout ce qui encombrait leur soif de colonisation.
Au delà de sa mission œcuménique il a fonctionné comme interprète et intermédiaire entre le gouvernement de Washington et les indiens pour tenter d’établir des plans de paix.
Ce qui n’a pas empêché les nouveau venus d’exterminer 11 million de natifs avant de les cloîtrer dans leur réserves.
De Smet a laissé des milliers de pages d’écriture, il a traversé 12 fois l’Atlantique pour récolter des fonds en Europe, un homme remarquable, aimé tant par les indiens que par le gouvernement américain. À Saint-Louis, où il finit sa vie, une statue le commémore.

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