Carnet de Bord 16/14 – Paris # 12 – Rentilly,gares de Paris, Montmartre

imageC’est le seul château de France qui réfléchit, commente Marleen.
Le château de Rentilly, situé dans le parc culturel du même nom, est entièrement recouvert de panneaux en aciers poli. Les fenêtres sont à face réfléchissantes et l’ensemble est un grand miroir dans lequel l’environnement se reflète.
Pour y accéder, nous avons pris le RER A jusque Torcy. De l’emplacement du bus 21, une navette gratuite nous conduit jusqu’à l’entrée du parc.
Le château a une longue histoire. Le premier fut construit au début du XVI par Jean Bourdereul, avocat au Parlement.
Je passe quelques étapes; au 19-ieme siècle, il a appartenu à Édouard André et à son épouse Nélie Jacquemart. Féru d’art, le couple l’ont agrandi, embelli et ils ont fait transformer les jardins en y ajoutant trois bassins en cascade. Le château devient ainsi une des plus riches demeures de l’époque.
Gaston Menier le rachète 1891 et le château reste dans la famille Menier jusqu’en 1988. Après trois ans de tractations il est acquis l’EPA-Marne (Établissement Public d’Amenagement de la ville nouvelle Marne-la-Vallée).

Le temps passe, la politique et le commerce s’en mêlent et les projets se succèdent.
Finalement les différentes instances régionales se mettent d’accord pour attribuer au château une vocation culturelle.
La réalisation qu’on admire aujourd’hui est le projet accepté en 2011 et réalisé entre 2012 et 2014. La structure ancienne est entièrement recouverte d’une peau d’inox poli miroir. L’intérieur est vidé et offre au public deux plateaux d’expositions de 500 m2.
Le château est devenu une œuvre d’art à part entière.

Le FRAC Île -de-France (Fonds Régionaux d’Art Contemporain) y a organisé une exposition d’affiches du photographe Belge Michel François.
Non seulement l’entrée du musée est gratuite mais les visiteurs peuvent également sortir avec une affiche à leur choix. On bavarde avec une guide; elle nous suggère d’en prendre plusieurs, ‘il y en a encore beaucoup et l’exposition se termine demain’. Nous en sélectionnons deux, dont on prend trois exemplaires. Heureux d’une belle journée, nous reprenons le A et le 1 pour rejoindre le Chat Lune, un rouleau d’affiches sous le bras.

Au 19-ieme siècle, les gares étaient qualifiée de ‘Cathédrales de l’Humanité Nouvelle’. C’est ce que je peux lire dans l’introduction du livre que j’ai acheté au pavillon de l’Arsenal, ‘Paris au temps des Gares, grandes et petites Histoires d’une Capitale Ferroviaire’ par Clive Lamming.
Parmi les choses que l’histoirien des chemin de fer nous fait découvrir, il y a le tableau d’Albert Herter, peint en 1926, exposé dans le hall des départs de la Gare de l’Est, qui a pour titre ‘Le départ des poilus, août 1914´.
Et bien entendu, à la Gare de Lyon, le restaurant ‘Le Train Bleu’, dont Jean Giraudoux, un habitué du lieu, disait ‘Cet endroit est un musée, mais on l’ignore’. Nous y allons à la recherche de quelques peintures murales d’Albert Maignan dont nous avons visité l’ancien atelier la semaine dernière.

Le Sacré-Coeur à Monmartre est une basilique où se pratique l’adoration eucharistique perpétuelle. Les fidèles se relaient pour prier devant le Saint-Sacrement de façon véritablement continue, de jour, comme de nuit.

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La frise à la base du grand dôme est décorée des visages des bâtisseurs de la basilique. Dans un recoin au-dessous du petit dôme, une figure humaine tire la langue. Une inscription l’accompagne:’qu’il leur soit pardonné’. On suppose qu’un entrepreneur oublié dans la frise des personnalités du grand dôme, se soit chargé lui-même de sa postérité. Sur la photo ci-jointe, vous verrez que le personnage a perdu la langue.

Montmartre et en particulier la place des Tertres et les rues avoisinantes ne font pas partie de nos endroits favoris de Paris.
Néanmoins, l’exposition temporaire au musée de Montmartre, ‘Artistes de Montmartre, de Steinlen à Satie’, nous font franchir la butte.
Quelques rues plus bas, la Mairie du 18-ieme offre une exposition intitulée, ‘Notre histoire, 130 ans d’Histoire et d’Archéologie du Vieux Montmartre’.
Les deux présentations nous replongent à la naissance de la peinture moderne.
Nous découvrons la vie passionnante de Suzanne Valandon, née Marie-Clementine Valandon, modèle et plus tard peintre. Elle est la mère de Maurice Utrillo.

On s’est aussi beaucoup promené, j’ai peint mes aquarelles journalières, Marleen a vu au cinéma, ‘Summertime’ avec Katherine Hepburn et on a remonté à pied le Canal Saint-Martin pour voir une exposition de cartoons au centre multiculturel Le Point Éphémère.

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La suite, dimanche prochain.

 

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