Carnet de Bord 16/15 – Paris # 13 – Miroir du Désir, estampes Japonaises – Philharmonie de Paris – Georges Clemenceau – gare de Boulainvillier

 

imageÀ ma gauche, le monsieur écoute un concert, il a les oreillettes bien enfoncées et sur l’écran de son smart-phone, je vois un chanteur gesticuler.
À ma droite, la dame joue une espèce de jeu où des personnages rouges sautent dans tout les sens en essayant d’éviter les monstres verts qui les poursuivent. Devant moi, de l’autre côté du couloir, une jeune fille noire bavarde avec sa copine. Elle est petite et bien enveloppée, les jambes de son jeans noir sont déchirés au niveau de ses genoux grassouillets. Je ne m’ennuie jamais dans les métros parisiens.
Notre carte Navigo mensuelle nous permet de circuler dans les 5 zones du Grand Paris sans devoir utiliser des tickets. Ce dimanche, le 31 août 2016, c’est le dernier jour de son utilisation cette année-ci.
Nous reprenons notre navigation jeudi prochain.

Ayant épuisé ou presque, la liste des choses à voir et à faire, on décide d’aller admirer la gare de Boulainvillier, un petit bijou architectural. C’est une des gares de la ligne de ‘Courcelles au Champs-de-Mars’, construite pour l’exposition universelle de 1900 et abandonnée à la fermeture de cet événement.
Par bonheur, la gare fut sortie de son sommeil et reconvertie en gare RER C, le 25 septembre 1988.
Aujourdhui, elle est fermée pour travaux sur la ligne C mais on peut en faire le tour.

Une fois les photos prises, nous pénétrons dans le restaurant-bar ‘La Rotonde de la Muette’ pour prendre un café au zinc. Gentiment le barman nous signale qu’ici, il n’y a pas ‘encore’ de tarif ‘café au bar’. On aurait dû s’en douter, dans le 16ieme, on ne s’encanaille pas.
Partout dans la ville, au zinc des brasseries, on peut déguster un petit café, accompagné d’un verre d’eau fraîche pour la modique somme de 1€, parfois 1,20€. C’est ce qui nous maintien, lors de nos 12.000 pas journaliers. Le compte des pas est scrupuleusement enregistré par une application que Apple a installé, sans me demander mon avis, sur mon nouveau iPhone SE.
Toujours dans l’esprit du chemin de fer, nous terminons notre promenade matinale par le rond point de l’Europe, un carre-four construit au dessus du réseau des voies de la Gare Saint-Lazare.
Les rues qui y aboutissent portent le nom de capitales européennes, Vienne, Mardrid, Rome, Londres. L’exception est Liège. À l’origine, la rue s’appelait Berlin, mais lors de la guerre de 1870, le nom fut changé pour celui de la ville Wallone.

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Cette semaine nous avons visité l’appartement que Georges Clemenceau occupa pendant 23 ans, jusqu’à son décès, le 24 novembre 1929. Classé monument historique, le logis est devenu un musée et il a gardé tout son décor d’origine. Un audio-guide nous retrace la vie mouvementée du Tigre, son rôle et son engagement pendant la première guerre mondiale, son amour pour l’art et son amitié pour Claude Monet et les Impressionistes.

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Mercredi, on se promène dans la rotonde du musée Guimet, pour découvrir une collection d’estampes Japonaises érotiques. L’exposition s’intitule ‘Miroir du Désir’. Certains dessins sont explicites mais la majorité sont délicatement érotiques. Des nus féminins des pêcheuses d’abalone aux geishas inspectant leurs nuques dans un miroir.

La façade est belle mais la ‘Botike Belge’ nous déçoit. La nourriture exposée n’est pas appétissante, la présentation est désordonnée et les prix hors norme pour le quartier.

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Sur Internet on peux lire:
« J’habite l’immeuble et on est amoureux de la devanture », s’enflamme Charlotte Moos à propos de l’ancienne corseterie Claverie, inscrite aux monuments historiques. Un soir, elle voit « Bail à céder » sur la vitrine, n’en dort pas et se dit qu’il faut faire quelque chose. En une nuit, son projet naît : créer une épicerie culturelle belge, un cabinet de curiosités dans ces murs pleins de cachet, qui lui rappellent sa Belgique natale.
La Botike (« échoppe » en wallon) ouvre en décembre.

imageAux Galeries Lafayette, l’exposition TOILETPAPER nous intrigue. Contrairement à ce que le nom fait penser, il s’agit d’objets usuels, assiettes, nappes, mugs, coussins, parapluies, bougeoirs, théières etc., décorés par l’artiste contemporain Maurizio Cattallan et le photographe Pierpaolo Ferrari. À l’origine de la revue TOILETPAPER, les deux compères se sont associés pour créer des objets haut en couleur qui font le tour du monde de l’art contemporain.

Samedi après-midi nous nous sommes inscrits pour une visite guidée de la Philharmonie de Paris.

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La guide m’énerve, car elle termine toutes ses phrases par l’exclamation ‘d’accord?’. C’est ce qu’on entend actuellement dans la bouche des parents modernes, qui veulent teinter l’éducation de leurs moutards d’un semblant de démocratie participative.
La salle de concert est impressionnante, la guide en vante l’acoustique remarcable, ‘d’accord?’.
J’ai lu quelque part que d’aucuns ne partagent pas cette opinion mais je ne suis pas connaisseur, il faudrait que je vienne assister a un concert pour en juger, et encore.

La semaine prochaine, jeudi matin, nous lâchons les amarres pour remonter la Marne.

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