Carnet de Terre 16/44 – Paris, Bill et Genevieve et Tintin

img_1408On retiendra 2016 comme l’année où personne, ni Cameron, ni les tabloïds anglais n’avait cru à un Brexit. On retiendra que les pronostics en début de la campagne électorale donnaient Trump comme grand perdant. Enfin, on retiendra la mort du barde Canadien Léonard Cohen.

Nous allons à Paris.

Le contrôleur sort un bic de la poche de la veste de son uniforme et signe nos deux billets de transport du TGV qui nous conduit de Lille à Paris.
Je le remercie pour son autographe, il part d’un grand sourire et explique que sa machine électronique ne lit pas les pictogrammes des billets imprimés en Belgique, tout comme les machines belges ne lisent pas les pictogrammes français. Un moment de réflexion, mais ça viendra un jour, nous certifie-t-il en nous souhaitant un bon voyage.
Bill et Genevieve devaient venir passer quelques jours chez nous à Ostende, mais Bill était un peu souffrant, alors ils ont annulé leur visite.
Sans hésiter, Marleen décida et je ne fut pas difficile à convaincre, de sauter dans le premier train en partance pour Paris et d’aller voir et consoler nos amis au Port De l’Arsenal.

En débarquant Gare du Nord, avant d’aller au port, nous poussons la porte du studio de Fabien, rue Marx Dormoy. Spécialiste des équipements HiFi de haut de gamme, notre ami est aussi un des seuls à offrir une gamme complète de casques audio. Voir le lien ci-après: http://www.casquehifi.com/index.cfm
En face du studio, nous déjeunons au restaurant les Routiers, après quoi le métro 5 nous conduit quai de la Rapée. Deux cent mètres plus loin, nous prenons possession de notre chambre à l’hôtel des Trois Gares, en face du port de l’Arsenal.

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Nous retrouvons le port comme on l’a quitté en août dernier. Béatrice est un peu faiblarde et ses deux vieux chats, Clochette et Papageno vivent toujours.
Nathalie espère avoir trouvé un nouvel emploi, nous croisons les doigts.
Gilles et son fils Adrien sont en partance pour le Manoir De Bellou. C’est un manoir typique du Pays d’Auge des 15e et 16e siècles, situé au sud de Lisieux, près de Livarot. Il est classé Monument Historique en Normandie. Il appartient à un ami de Gilles et ce dernier va y installer une clôture métallique. Avant de partir il nous offre 4 pots de la confiture de sa production.
J’explique à Olivier, le capitaine de port, que nous sommes rentrés pendant sa sieste. Pas dupe, il nous dit avoir vu le Chat Lune monté sur béquilles, la photo est publiée sur mon dernier billet.
En allant vers les sanitaires, nous croisons Klaus, le Danois du bateau Mille, qui sort de la douche, le torse nu, un essuie de bain négligemment drapé sur ses épaules.
Je lui fait ‘alors?’ Il lève la main et montre quatre doigts, toujours rien, ça va faire 4 mois.
Carlos a promis de venir la semaine prochaine rajoute-t-il, avec un sourire pincé. Notre mécanicien préféré doit remettre le couvercle de la culasse du moteur bâbord du Mille, depuis juillet dernier.
Le village sommeille mais les habitants sont toujours là, vaquant à leurs occupations, nous en faisons partie.


C’est avec joie que nous retrouvons Bill et Genevieve, bien au chaud dans le carré du River Pipit.
Bill semble remis de son malaise, on échange les dernières nouvelles, on boit un café et ensuite, question de reprendre nos habitudes parisiennes, nous allons voir l’exposition ‘Terres De Paris’ dans le Pavillon de l’Arsenal.

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Les grands chantiers parisiens, de la prolongation de la ligne De Metro #14 aux diverses tours, dégagent des millions de tonnes de matières, gravats, béton, sable, argile, et autres terres.
Un décret stipule que 70% des matières doivent être recyclées. L’exposition montre les processus et les produits nouveaux issus de la transformation.
http://www.pavillon-arsenal.com/fr/expositions/10485-terres-de-paris.html


Jeudi, après avoir flâné du côté de l’Opéra, admiré les ours blancs en carton articulés des décorations de Noël des vitrines des galeries Lafayette et avoir acheté trois pulls et une chemise pour Marleen chez Uniqlo, nous retrouvons Fabien au studio. Il nous invite à déjeuner dans un restaurant chinois du 18-ieme.
Notre ami taquine la serveuse chinoise en lui demandant si le bar cuit à la vapeur que nous venons de déguster est ‘halal’, il rajoute et vous, vous êtes halal? Du tac au tac, avec un grand sourire et en faisant un signe de croix, elle lui répond, non, moi je suis ‘halléluia’.

L’après-midi, Tintin nous appelle. Ce n’est pas le but premier de notre visite, mais étant sur place, on ne peut pas ignorer l’exposition au Grand Palais, consacré au héros de notre jeunesse.
Voir http://www.grandpalais.fr/fr/evenement/herge
En tant qu’ancien scout, j’ai l’habitude d’avoir en poche un canif. En septembre dernier, à Düsseldorf, j’ai acheté chez Victorinox, le couteau du soldat Suisse.
Je sais que les scanners des musées parisiens détectent les canifs et dès lors, j’ai coutume, avant chaque visite, de laisser le mien dans un tiroir du Chat Lune. Si il m’arrive d’oublier de le faire, le garde à l’entrée du musée l’emballe dans un sac en plastique, l’étiquette et le range dans une armoire, le temps de la visite.
Pour aller chez Hergé, j’avais toujours mon couteau en poche, aussi, à l’entrée du Grand Palais, je présente mon arme à la dame. On ne peux plus les garder, me fait-elle. Je me fige et je me tais. Suit un long moment d’attente. Allez le cacher dans un buisson, vous le récupérerez à la sortie, me souffle-t-elle.
Je ressors du musée et je camoufle l’objet dans la feuillée. Au retour vers l’entrée, un gardien qui a observé la manœuvre, m’interpelle d’un air sévère, vous avez un couteau, c’est strictement interdit me fait-il, si ‘on’ vous prend dans le métro, vous volez en cabane! Je l’écoute poliment, je prend un air effrayé et je rejoins Marleen au vestiaire du Grand Palais.
Hergé était scout dans sa jeunesse, l’exposition montre les dessins qu’il réalisa lors des camps. Je me demande si plus tard, adulte, comme moi, il portait un canif dans la poche droite de son pantalon.

Vendredi, on se promène dans le Marais, la majorité des boutiques, ainsi que le BHV sont ouverts ce 11 novembre.
L’après-midi nous chinons dans les pavillons du ‘Salon Antiquités Brocantes’ installés autour du bassin de l’Arsenal.
Ce n’était pas programmé mais le hasard fait bien les choses.

Le soir Zaza, la bretonne, nous invite au Temps des Cerises. Une douzaine d’escargots, du riz d’agneaux et un café gourmand clôture une belle journée.

Samedi matin, la journée est inaugurée par un excellent petit déjeuner à bord du River Pipit. Embrassades et on reprend le TGV vers Lille et le train de banlieue de Lille à Gand.

Notre prochain étape à Paris est prévue pour avril 2017, en bateau, bien entendu.img_4170

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