Carnet de Bord 17/10 Nancy

Faites bouillir 5 pommes de terres coupées ensemble avec 5 oignons également tranchés, pendant le temps nécessaire à les rendre tendres. Égouttez et écrasez grossièrement avec le dos d’une fourchette. Assaisonnez avec de l’huile d’olive, du vinaigre fort, du sel et du poivre noir. Dégustez.
C’est la recette du pappanozza, le repas sicilien du commissaire Montalbano dans ‘La gita a Tindari’ de Andrea Camillieri, le livre que je viens de terminer.

Ce qui précède n’a rien à voir avec ce qui suit, mais un de ces jours je vais faire une pappanozza.

Nous sommes à Nancy depuis dimanche dernier et nous aimons cette ville, elle est belle, d’une dimension à tout faire à pied et elle a un bon ‘chi’.

Le jour de notre arrivée nous chinons dans les stalles du vide-greniers mensuel, Marleen achète pour 4€, un pot à lait en porcelaine en forme de vache, une vache à lait donc.
Elle vient compléter le décor du bouddha, avec le cactus et l’aquarelle du Tibet.

Mes lecteurs savent que nous aimons les transports en communs et bien évidemment nous avons pris le tram 1, et le bus 4 pour aller au Parc de la Cure d’Air d’où haut duquel on a une vue panoramique sur la ville.

Il n’y a pas de tram 2, ni 3 ni plus. L’unique 1 passe près du port, emprunte la rue Saint-George en direction de la gare de Nancy en traversant le centre ville. C’est une combinaison entre un trolleybus et un tram. Il roule sur pneus, mais il est guidé par un rail central qui, avec la caténaire fournit l’électricité au moteur de l’engin. Bus et trams sont réguliers et permettent de parcourir aisément la ville et sa périphérie.
Nous aimons marcher et ce n’est qu’exceptionnellement que nous prenons les transports en communs, mais nous devions essayer le trolley-tram.

L’office du tourisme distribue un plan de la ville et une brochure avec 4 itinéraires fléchés qui repère un grand nombre de maisons et villas construites dans le style Art Nouveau.
Nancy est la ville d’Emile Gallé, même sans support touristique, simplement en ouvrant les yeux, nous marchons d’une façade décorée vers une villa plus authentique encore.

 


La plus belle est la villa Majorelle, nous la découvrons entourée d’échafaudages impénétrables. Elle sera accessible au public lorsque les travaux de rénovation seront terminés, sans date précise. Ci-dessous une photo avant rénovation.

L’incontournable place Stanislas offre tous les jours un jeu de lumière sur la face de l’hôtel de ville et sur les façades des deux bâtiment adjacents. Le programme change tous les ans. Celui de 2013 retraçait l’histoire de la ville et de Stanislas. Cette année-ci, en musique et sans paroles, les lasers font bouger les immeubles, projettent un ballet de couleurs changeantes entrecoupés de tableaux champêtres et harmonieux.
L’ensemble ne l’est pas et c’est décevant.

Le Musée-Aquarium est pour nous un autre incontournable. Nous aimons aller voir les périophthalmes, ces poissons capables de grimper sur les racines des palétuviers et vivre hors de l’eau.
Nous aimons aussi le poisson chauve-souris ou ‘seadevil’ de son nom latin, Ogcocephalus vespertilio. Ses palmes ressemblent à des pattes avec lesquelles il ‘marche’ sur le sable du fond de l’aquarium.
Réflexion faite, en combinant les deux espèces ont devine la transition de la vie dans l’eau à la vie sur terre.

Le cimetière de Préville mérite une visite. Construit en 1842 pour regrouper les cimetières des villages environnants, il est qualifié de Père Lachaise Nancéen.
Grand de 11 ha, il comporte 312 chapelles, la majeure partie en style Art Nouveau. Des bronzes, des statues, des médaillons et de nombreux vitraux. Certains représentent les habitants des sépultures. La partie haute est traversée par deux allées ombragées par des platanes centenaires. Nous allons saluer et embrasser un séquoia majestueux et solitaire.

Un peu perdu dans le coin nord-ouest, se trouve une prairie balisée par des fûts de canons plantés verticalement. C’est un cimetière militaire Allemand de la guerre 1870-1871. Sur une pierre, on peut lire ‘Hier ruhen 615 Krieger’.

La ville s’enrichit de nombreux parc. Celui de la porte de la Citadelle nous intrigue, il est en hauteur, sur les remparts de la vieille ville. La partie ‘est’ comporte des parterres négligés de plantes médicinales et aromatiques, la partie ‘ouest’ est à tout à fait à l’abandon, un peu ‘lost places’, photogénique.

Pour revenir à question de la nourriture, nous aimons le Bistro de Pierre, situé 3, rue Saint-Nicolas. C’est un restaurant sans chichis, le patron est sympathique et drôle, la cuisine excellente et l’avis collé au carreau d’une des fenêtres, mérite d’être diffusée dans tous les restaurants authentiques d’Alsace et de Lorraine.

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