Carnet de Route 17-11 Randers, Aarhus, Moesgaard, Horsens

Randers est situé à une quarantaine de kilomètres à l’intérieur des terres, au bout d’un long fjord qui débouche sur le Kattegat, à l’est du Jutland.

Lundi matin, nous avons quitté ma sœur, mon beau-frère et Silkeborg. Nous remontons vers le nord, intrigués par le musée Gaia, dont le titre est ‘Outsider Art’. Peu après la fin de la deuxième guerre mondiale, le peintre français Jean Dubuffet utilisa le mot Art Brut pour désigner les œuvres créés par des artistes non-professionnels et non formés aux techniques de l’art traditionnel.
Parmi eux, on distingue souvent des prisonniers incarcérés, des fous, des aliénés mentaux et physiques.
Le musée de l’hôpital psychiatrique Ghislain à Gand et le LAM, le musée d’art moderne de Lille en ont une belle collection d’Art Brut.
Pour plus de détails voir le lien suivant: http://www.hommes-et-faits.com/Dial/spip.php?article102

L’institut Gaia de Randers possède non seulement un musée, mais on y trouve également des ateliers actifs où des personnes handicapées viennent créer des objets d’art de toutes sortes. Ouverts au public, on nous encourage à nous promener entre les postes de travail des artistes à l’œuvre. La cafétéria offre un plat du jour, ce sera notre repas du midi.

Au centre de la vielle ville, la Sparekassen Kronjylland possède une collection de 3500 tirelires de toutes provenances, les plus anciennes ayant quelques siècles d’âge. Les cochons traditionnels côtoient les têtes de nègre de la période coloniale, des animaux les plus divers, des coffrets métalliques ainsi que des conteneurs issus de l’imagination débridées de leur créateurs.

De 12:00 à 16:00 le Håndværksmuseet ouvre ses portes et nous propose de visiter des ateliers d’artisans qui pour la plus part ont disparus à l’heure actuelle. Forgerons d’art, tonneliers, gantiers, fabricants de cordes en chanvre, de brosses à main, de chaussures, une cinquantaine de métiers sont représentés. À l’entrée, la liste des ateliers figure sur un panneau métallique, une pastille rouge aimantée signalé la présence d’un artisan. Ces derniers qui ont tous l’âge de leur profession, nous accueillent avec enthousiasme pour nous dévoiler leurs secrets de fabrication.

Enfin, nous visitons le Kunstmuseum où une exposition temporaire est en préparation. Aimable et serviable comme tous les Danois, le guide à l’entrée nous invite malgré tout à traverser les salles où le personnel cloue, scié, colle et dispose les objets de la future exposition. Un des employés nous aide à franchir quelques caisses, nous donne un mot d’explication et s’éclipse en s’excusant qu’il a encore beaucoup à faire, le vernissage est pour samedi prochain. Nous parcourons les salles terminées et ensuite à l’étage nous découvrons essentiellement les tableaux de peintres Danois du 18ème siècle à maintenant.

De Randers nous allons à Aarhus. Notre point de chute est le traditionnel port de plaisance situé dans une des darses qui s’ouvre sur la baie.
En route vers la ville, on s’informe auprès d’un conducteur de bus pour connaître les horaires. L’homme, d’origine indienne, s’esclaffe et nous demande avec son inimitable accent anglais: ‘Vous savez marchez? Le centre est à un quart d’heure, ne prenez pas le bus, vous allez épargner 2 fois 20 couronnes’. On le remercie et en effet, moins de 3 km, soit une bonne demi-heure plus tard, nous pénétrons dans le Kunstmuseum AROS de Aarhus.
Le 8e étage est dédié à la collection permanente du musée. Eckersberg et son école et Martinus Christian Rørbye, Vilhelm Hammershøi, Peder Knudsen, Johannes Larsen, Krøyer, Anker et les autres de l’école de Skagen. On commence à se souvenir des noms et à repérer les artistes que nous aimons.

En toiture une terrasse circulaire offre une vue sur la ville derrière des vitres teintées dans toutes les couleurs de l’arc en ciel. On reconnaît au loin le port avec ses grues, il est rouge et orange.

Place du Dôme, le musée de la femme présente une exposition dédiée à l’iconoclastie. Pourquoi au fil des siècles, certaines images furent et le sont encore, illégales, détruites, frappée de tabou, à cause de leur teneur religieuse, politique, sexuelle ou ethnique.

Jeudi, par un temps radieux, sur le chemin qui nous mène à Horsens, nous passons presque la journée entière dans et autour du musée Moesgaard. Situé en pleine nature, à 8 km au sud d’Aarhus, c’est le plus beau musée d’anthropologie que nous ayons jamais vu. Avec cette phrase, tout est dit, sauf peut-être, ´allez le voir’. Intégré dans la colline boisée du château adjacent, on est d’abord frappé par sa beauté architecturale pour ensuite être envoûté par la richesse du contenu et par la présentation. De l’âge de la pierre au moyen âge, en passant par les incontournables Vikings, c’est une promenade magique de 12.500 av. J.-C. à 1536 ap. J.-C.

L’exposition temporaire, ´The Life of the Dead’ illustre l’attitude des peuples à l’égard de la mort.

À Horsens, en fin de journée, toujours sous un ciel radieux, on oublie les musées et on se contente de se promener sur les pontons des bateaux de plaisance.

Dimanche nous avons l’intention de visiter le château de Kolding, le ´Koldinghus’.
Suite dans mon prochain billet.

 

 

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