Paris 4 – 18 – 17 Foujita, les affiches de Charles Loupot, Le Canal de Suez et Kent Monkman

Dans mes précédents billets, j’ai omis de mentionner que les weekend nous chinons. 

Le premier lien ci-dessous donne la liste des brocantes et des vide greniers et le deuxième lien les adresses et les dates des Circul’Livre. 

https://vide-greniers.org/75-Paris

http://circul-livre.blogspirit.com

Les trouvailles et les achats dans les vide greniers sont à la dimension du Chat Lune. Voir la photo du moulin à noix, Milou et le taille crayon en forme de cabine téléphonique. 

Les livres font l’objet d’un échange, généralement nous en rendons autant que nous en prenons, ce qui correspond à l’idée de l’initiative.

Cet après-midi avec Bill et Genevieve, nous prenons un Uber vers les hauteurs de Belleville pour aller rire aux sottises de Diego Stirman. Ce diplômé en medicine, abandonne rapidement le serment Hippocrate pour devenir clown et marionnettiste musical itinérant sur les chemins d’Espagne. Il découvre Paris au début des années 80 et aujourd’hui, pour notre ravissement, il présente ses créations dans son petit théâtre, situé au 18 rue des Envierges dans le 20e arrondissement. Pour plus de détails offrez le lien suivant: 

http://www.familia-stirman.com/68-diego-stirman

Le musée Maillol présente une centaine d’œuvres de l’artiste japonais Léonard Tsuguharu Foujita.  L’exposition retrace les années folles de Foujita à Montparnasse, entouré de ses amis Modigliani, Zadkine, Soutine, Indenbaum, Kisling ou Pascin. L’exposition se concentre sur la première période parisienne de l’artiste, entre 1913 et 1931. Impressionnés par la sûreté des traits de ses dessins, on aime particulièrement ses tableaux blancs, les portraits de femmes et les chats. 

De notre endroit d’amarrage, on passe sous le pont Morland pour longer la Seine en aval. À l’endroit des feux, on remonte sur le quai des Célestins pour prendre la rue Avé Maria. En dix  minutes à pied, nous sommes à l’Hôtel de Sens. 

C’est l’avant dernier jour de l’exposition des affiches de Charles Loupot. Formé en Suisse auprès des meilleurs ateliers de lithographie, le peintre connaît un succès que nous reconnaissons entre autre, des publicités de l’apéritif Saint-Raphaël. Au fil de sa carrière on voit l’artiste évoluer vers la simplification des ses graphismes. L’affiche pour l’Air liquide en est l’ultime exemple.

Au départ nous prenons le même trajet, mais au lieu de continuer le long de la Seine vers la rue Avé Maria, nous traversons les deux arches du Pont de Sully pour aller à l’Institut du Monde Arabe. 

Au XVIIIe siècle avant notre ère, le pharaon Sésostris III fit creuser un canal qui relia le Nil à la mer Rouge. Après quelques siècles d’usage, il s’ensabla et il fallu attendre plus de trois millénaires pour qu’en 1854, Saïd Pacha, gouverneur d’Egypte et du Soudan, confie la réalisation du canal actuel à Ferdinand de Lesseps. C’est l’histoire que nous raconte l’IMA. 

Le canal, sans écluses, longue de 164 km est ouverte au trafic le 17 novembre 1869 en présence de l’impératrice Eugénie.

L’exposition de termine par la projection d’un clip accéléré. Vu par l’œil du pilote, du haut du poste de commande d’un porte-container, nous parcourrons le cours d’eau de Port Saïd à Suez. 

Le commentateur fait l’éloge des marins d’eau douce. Leur compétences en matière de navigation sont à tort, sous-estimées par les marins de mer alors que naviguer sur des canaux et des rivières est beaucoup plus complexe que la navigation en mer. Avec pendant des journées entières, 4000m d’eau sous la quille et rien à gauche, rien à droite, le skipper du cargo peut rêvasser.  

Nous qui venons de la voile en mer, on lui donne raison. 

Une rive de chaque côté du bateau, le cours d’eau sinueux, l’œil sur le sondeur et sur les autres navires que l’on suit ou qui vous trématent, une écluse à passer toute les demi-heures, si ce n’est tous les dix minutes et parfois un pont levis à actionner. En fleuve, le courant à observer, les amarrages hasardeux dans les petits ports et le déchiffrage des injonctions des éclusiers sur le VHF.

En abandonnant les voiles, nous avons du réapprendre le métier.

Pour sa réouverture au 130 rue du Faubourg Saint-Honoré, le Centre Culturel Canadien à Paris expose, en partenariat avec le musée des Confluences de Lyon, dix tableaux de Kent Monkman. Né à Manitoba, vivant à Toronto, l’artiste peint des œuvres où la mythologie rejoint sa réflexion des relations entre les hommes et les animaux, que nous sommes aussi, bien évidemment.

Et je trouve le temps de faire quelques aquarelles.

  

 

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