Paris 7 – 18 – 20 Seabin, Petrus III, Shivas er Senang, Peyo, Fujifilm et les brocantes

Olivier, le capitaine en chef du port et Brice un de ses adjoints, déballent un objet qui attise ma curiosité. Dans le carton, je vois un cylindre conique en plastique noir qui fait environ 1 mètre de haut sur 80 cm de diamètre, quelques pièces métalliques et des tuyaux. 

C’est un Seabin, m’explique Olivier, une invention australienne destinée à récupérer les crasses qui traînent dans l’eau du port. Le principe est simple, l’objet est immergé, une pompe aspire l’eau qui pénètre en surface dans la bouche ouverte de l’engin et les bouteilles en plastique et autres impuretés flottantes sont récupérées dans un filet.

Testé pendant un an dans le port de la Grande-Motte dans le Sud de la France, adopté à Toulon et Marseille, le port de l’Arsenal va en installer cinq.

Le port est toujours en mouvement, c’est un des plaisirs d’y vivre. Le Chat Lune bouge en permanence. Le passage des bateaux et le vent qui s’engouffre dans le bassin, le fait osciller gentiment. C’est une des choses qui nous manque lorsque nous redevenons terriens en fin de saison. 

Nous reconnaissons certains bateaux au bruit que font leurs moteurs, et aux commentaires des guides des bateaux mouches. « Nous allons maintenant franchir l’écluse numéro 9 qui sépare le canal Saint-Martin de la Seine », ou encore, « La colonne de juillet est en bronze, elle est haute de plus de 50 mètres et elle pèse 160 tonnes. »

Amarrés dans le port, le Petrus III et le Shivas proposent des promenades en Seine, des soirées et des déjeuners de luxe. Pour le plaisir de notre vue de la dunette, le Petrus III est à quai en face de nous. Le Shivas a son emplacement à l’autre bout du port, près de la Bastille. Avant de venir à Paris, le Shivas eu Sophia Loren comme premier armateur. Elle l’utilisait pour  naviguer sur le lac de Côme de 1963 à 1978. Ses moteurs ont un bruit sourd très caractéristique, on l’entend venir de l’autre  bout de la darse. Souvent le soir tard, presqu’endormis, le ronronnement de ses diesels nous berce lorsque le yacht passe derrière nous pour aller rejoindre son attache, après avoir véhiculé des touristes pour une tournée nocturne en Seine.Amarré à notre tribord, le Senang, une belle vedette hollandaise, offre les mêmes services. Le bateau est plus petit que ses grandes sœurs, mais il a le charme d’un vrai bateau solide et Thomas, le propriétaire et capitaine est très sympathique.  Voir www.unbateauaparis.fr

Cette semaine, je retiens deux expositions qui valent le détour. 

Le Centre Wallonie-Bruxelles, situé en face de l’esplanade du musée Beaubourg, commémore Pierre Culliford, alias Peyo. Le dessinateur, né à Bruxelles en juin 1928 est, comme tout le monde le sait, le père des schtroumpfs, de Benoit Brise-fer et de Johan et Pirlouit. Son nom de plume vient d’un de ses cousins qui n’arrivant pas à prononcer le ‘r’, disait Pe-yo. 

En plus des nombreuses planches, le Centre projette un film bien fait, réalisé en 2011, qui retrace la vie de l’artiste. Ponctué des témoignages de son épouse, de ses enfants et de ses proches collaborateurs, le document éveille notre mémoire. Cet hiver, on sortira de notre bibliothèque de BD, les albums de Peyo.

Au 116, rue de Turenne, la Galerie Joseph en collaboration avec Fujifilm, présente les œuvres de 16 photographes sous le titre Magnum Photos Home. Nous sommes plus impressionnés par l’architecture de la galerie que par les œuvres exposées. J’en livre quelques unes ci-dessous.

Comme de coutume, pour clôturer cette semaine, nous avons été chiner dans deux brocantes/vides-greniers. Samedi, tout au long de l’allée centrale de l’avenue de Flandre, dans le 19e, de Stalingrad à Corentin Cariou, des centaines de vendeurs proposaient, étalés sur des toiles en plastic à même le sol, des bricoles dont on se passe et des objets neufs, fabriqués en Asie, ou ‘tombés d’un camion’.

Beaucoup plus intéressant était dimanche, le vide grenier de la Butte aux Cailles dans le 13e.

Marleen revient au bateau avec un joyeux Bouddha doré qui, trop grand pour le Chat Lune, viendra compléter sa collection à la maison. Le soleil réchauffe les cœurs, les bistros et les restaurants, terrasses en rue, font de bonnes affaires, les vendeurs sont souriants, le marchandage se fait dans la bonne humeur. 

Je m’amuse à pendre les bateaux du port, hors de leur contexte.

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