Paris – 13b – 18 – 27 l’éclipse, Nissim de Camondo, Cernushi, Batia Suter

On se réjouissait et on s’est documenté. Pour être certain d’avoir les coordonnées et l’horaire précis, j’ai déchargé trois applications sur ma tablette, « Moon », »Moon Plus » et « Éclipses ». 

En plus de cela on a suivi les émissions spéciales ainsi que le « téléphone sonne » que France Inter a consacré à l’éclipse du siècle.

À 17:00 de gros nuages noirs envahissent le ciel au dessus du port de l’Arsenal, ensuite un orage violent éclate, on se réjoui car la température baisse de 10 degrés Celsius. 

À 21:30:15, l’heure prévue pour le début de l’éclipse, plein d’enthousiasme, on ferme le bateau et on se rend sur le pont d’Austerlitz, pour avoir une vue dégagée du ciel. 

Au sud, à l’est, comme à l’ouest, une alternance de gros nuages bleus foncés et noirs rendent toute observation impossible. 

Il est 22:00 quand on rentre à bord du Chat Lune, déçus et fatigués, on se couche pour la nuit. 

L’orage a rafraîchi la cabine arrière, on dort bien, la longue l’éclipse se sera pour la prochaine fois, dans quelques centaines d’années.

L’hôtel de Nissim de Camondo est un remarquable musée. Les Camondo, une famille de banquiers Juifs sont originaires d’Istanbul. Ils s’installent à Paris au milieu du 19e siècle. 

Moïse de Camondo fait construire près du parc Monceau, un hôtel particulier dans le style 18ème siècle, le jardin donne sur le parc. Le richissime banquier réunit au fil des années, une fabuleuse collection de meubles, tableaux et objets d’art.

En septembre 1917, son fils Nissim, aviateur, meurt abattu avant la fin de la guerre. 

Désespéré par sa disparition, Moïse lègue l’hôtel, sa collection et un fond pour financer son entretien à l’état Français. La condition est de lui donner le nom de son fils et de l’ouvrir au public.

 En 1939, sa femme et sa fille, se croyants françaises et à l’abri des nazis, restent en France lorsque l’Allemagne envahit le pays. En 1942 elles sont déportées et meurent à Auschwitz. 

La famille Camondo n’existe plus. 

Seul reste le musée, intact, comme il était à la mort de Moïse en 1935.

L’audio guide bien fait est indispensable pour rendre la visite intéressante.

Derrière le coin, au 7, rue Velasquez, le musée Cernushi propose une exposition consacrée aux parfums de Chine. On peut y voir des brûle-parfums, des tables à encens et de la calligraphie. J’aime beaucoup les consoles qui diffusent du parfum recréé, sur base des recettes chinoises, par François Demachy, parfumeur créateur de la maison Dior. Mon parfum préféré est celui destiné à embaumer les cheveux. La console se trouve dans la dernière salle de l’exposition, à gauche lorsqu’on y entre. 

Vendredi nous mangeons au Foyer de la Madeleine et ensuite de la Gare Saint-Lazare on prend le 2 jusqu’à la place de Clichy. 

À deux pas, au 6, impasse de la Défense, la galerie BAL expose les œuvres de la suissesse Batia Suter intitulé « Radial Grammar ». Ce sont essentiellement des photos agrandies de personnes et d’objets hétéroclites. L’artiste collectionne et rassemble depuis plus de trente ans, atlas, catalogues, revues, et aussi des emballages en plastiques qui recouvrent une longue table dans la première salle de l’exposition. On découvre, soigneusement alignés, les conteneurs en plastique que nous jetons systématiquement à la poubelle, une fois le contenu mangé. On devrait peut-être les garder?

Au sous-sol, trois murs sont recouvert de photos géantes, le quatrième sert d’écran tout aussi géant à un diaporama d’objets collectionnés par Batia Suter. Nous nous allongeons sur des grands coussins en sky places à même le sol. La salle est délicieusement conditionnée, on sort d’un repas et nous nous endormons promptement pour une longue sieste. De temps à autre, le clic-clac des semelles d’un visiteur me fait ouvrir un œil, mais je me rendors vite.

 Marleen remarque que pour la sieste c’est moins cher qu’une chambre d’hôtel. 

Nous profitons d’être à Montmartre pour aller à la Halle Saint Pierre voir une exposition d’art brut intitulée « Turbulence dans les Balkans ».

Au rez-de-chaussée on peut découvrir une compilation de clip vidéo et d’objets insolites utilisés par les cinéastes surréalistes Marc Caro et Jean-Pierre Jeunet.

Pour plus détails ouvrir: http://www.hallesaintpierre.org/2017/06/27/caro-jeunet/.   

Nous avons aussi été voir ‘l’Amour au Moyen Age’ à la Tour Jean sans Peur. 

Je vous en parlerai la prochaine fois.

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2 commentaires pour Paris – 13b – 18 – 27 l’éclipse, Nissim de Camondo, Cernushi, Batia Suter

  1. Bonjour
    Nous avons eu de la chance – l’eclipse était bien visible ! Pour vous, ce sera dans une autre vie…
    Amicalement

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