Gand – Zelzate 18 – 30

J’explique à Léo, mon petit-fils de 12 ans, comment faire pour naviguer sans que le sillage du bateau ne serpente. Tu te choisis au loin, un point de repère que tu alignes sur un élément de la proue du bateau, par exemple un anneau du bastingage. Dès que l’avant fait mine de s’éloigner de l’axe choisi, tu corriges avec un léger coup de barre, puis tu redresses. 

Avec son copain Warren, Léo m’accompagne pour conduire la Chat Lune de Gand à Zelzate.

Je m’apprête à lâcher les amarres pour quitter la marina de Gent-Leie lorsque se pointent un trio de fonctionnaires de l’administration fluviale belge. Le senior me rassure et il précise qu’il escorte deux jeunes futurs inspecteurs à qui il enseigne l’art de vérifier la conformité des bateaux de plaisance aux règles de navigation. Les deux jeunes, sympa par ailleurs, sont munis d’un questionnaire et de leur attitude professionnelle. Scrupuleusement, ils passent en revue d’une part, les papiers du bateau, facture, immatriculation et assurance et d’autre part, l’équipement. La date de péremption des gilets de sauvetage automatique et des extincteurs sont des points importants.

Tout est en ordre à bord du Chat Lune, il ne manque qu’une pagaie, qui devrait figurer à l’inventaire. 

Mais la loi va changer me rassure le jeune numéro un, et cette exigence n’y figurera plus.

On se quitte bons amis et nous partons pour Zelzate, le port d’hivernage du bateau.

Cette anecdote m’en rappelle une autre qui nous advint en 2005, on venait de prendre possession du flambant neuf Chat Lune. 

Fiers de notre nouveau bateau nous arrivâmes à Paris après avoir quitté Auxerre 6 jours plus tôt.

À quelques encablures de l’écluse numéro #9, celle qui allait nous ouvrir pour la première fois, la porte du port de l’Arsenal, nous fûmes accostés par une vedette de la police fluviale de Paris. 

L’adjudant nous rassura et nous expliqua qu’il accompagnait une dizaine de recrues à qui il enseignait l’art de vérifier la conformité des bateaux de plaisance aux règles de navigation. 

Le contrôle se déroula sans heurts et bon enfants, nous étions en ordre.

Les années suivantes, à chaque passage à Paris, il nous arriva fréquemment de croiser un bateau de la fluviale avec à son bord un des nouveaux promus qui nous saluait en se souvenant de l’instruction reçue à bord de notre bateau.

L’écluse d’Evergem est la seule sur notre trajet vers le port de Gand. J’ai pris l’habitude d’appeler les éclusiers par téléphone à 2 km avant l’ouvrage d’art. À cette distance le VHF n’est pas fiable. Cela permet à éclusier, soit de préparer la bassinée, soit, le cas échéant, de nous attendre lorsqu’il s’apprête à opérer une bassinée. 

C’est le cas ici et au téléphone, l’éclusière nous annonce que l’écluse est prête. 

En effet, un double pousseur avec deux barges remplies de poussière de charbon et une péniche de Rhin nous attendent dans l’écluse. J’amarre le Chat Lune, les portes se ferment et quinze minutes plus tard, nous poursuivons notre route.     

Si je n’avais pas téléphoné, nous aurions dû prendre la bassinée suivante. À la sortie de l’écluse, au VHF, je remercie l’éclusière de nous avoir attendu.

Je trafique un peu les photos du port, pour rendre notre traversée plus dramatique. 

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