18 – 36 – Leipzig, Grassi, Carolein Smit

Si des fois il vous arrive, avant le premier café du matin, de vous sentir déprimé, lisez les billets de Sky. Vous verrez que dans la vie, tout est relatif.

Jane et Sky sont un couple d’américains que nous avons rencontré pour la première fois lors d’une halte sur un canal de France il y a plus de dix ans. Pour le lieu et la date précise, je devrais à la maison, consulter les livres de bord du Chat Lune.

Ensuite, au fil de nos navigations respectives nous sommes croisés plusieurs fois encore. Entre-temps, on garde un contact digital.

Il y a un an et demi, le verdict affreux tombe, Sky souffre de la maladie d’Alzheimer. 

Il a alors cette remarquable initiative de documenter l’évolution de son mal et il crée à cet effet un blog intitulé ‘Alzheimer’s Canyon’.

Dans le billet qu’il publie ce matin, Sky explique pourquoi il vient de décider d’arrêter de conduire une voiture.

Je vous conseille également de lire l’article où il traite de la mort.

Voir le lien ci-après:

http://alzheimerscanyon.blogspot.com/

Dans le même ordre d’idée, c’est la mort, les squelettes, le diable et l’enfer et les personnages tourmentés qui forment le fil conducteur des œuvres de notre amie céramiste Carolein Smit.

  • Après dix jours de route, nous sommes arrivés à Leipzig et notre première visite est pour le Grassi ‘Museum für Angewandte Kunst’ où l’artiste a reçu une vaste salle pour ses créations, le titre de l’exposition est ‘Amour fou’.

On découvre une ambiance mystique et féerique. Les couleurs sont riches, le rouge du sang, l’or et les perles brillantes créent un monde où les jeunes filles embrassent des squelettes, les satyres sont entourés de flammes et les diables annoncent l’enfer. Les lièvres, un des animaux favoris de Carolein, sont sanguinolents et dépouillés de leur fourrure et les agneaux ont trois têtes. La puissance et la gloire, l’amour, la violence et la mort sont omniprésents. Le mur du fond est consacré à la danse funèbre, les sculptures sont en bas relief blanc sur un fond bleu indigo. 

L’ensemble est éblouissant, parfois choquant mais toujours époustouflant, je cherche les adjectifs.

Dans un documentaire d’une bonne heure de long, on voit Carolein travailler, préparer des expositions précédentes et développer sa philosophie en discussion avec un ami critique d’art. 

Deux heures plus tard, nous quittons l’exposition, émerveillé par la beauté des œuvres et fasciné par l’imagination débordante et le travail de l’artiste.

Dans mon prochain billet je vous parlerai de Leipzig.

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3 commentaires pour 18 – 36 – Leipzig, Grassi, Carolein Smit

  1. Des oeuvres très très particulières !
    Dans la vie, tout est relatif, nous le savons bien. Carpe Diem…

  2. Angelilie dit :

    J’aime beaucoup votre blog. Un plaisir de venir flâner sur vos pages. Une belle découverte et blog très intéressant. Je reviendrai m’y poser. N’hésitez pas à visiter mon univers. Au plaisir

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