19 – 14 De Paris à Decize et VNF (suite)

Dans mon dernier billet, je me suis moqué de la réceptionniste du numéro de téléphone central de VNF, le fameux numéro unique (!) que l’on doit former pour avoir tous le renseignements utiles à la navigation sur les canaux et rivières de France.

En réalité, j’aurai du montrer du doigt le cadre responsable qui avait attribué ce poste de travail à la fille que j’ai eu en ligne.

La réception est la carte de visite d’une entreprise. Les personnes qui occupent ces fonctions doivent être suffisamment bien formées pour pouvoir faire face à majorité des requêtes susceptibles de leur être adressées. De l’ignorance à cet endroit ternit aussitôt l’image de la société.

Dans le cas de VNF, la connaissance du réseau fluvial est le minimum que les téléphonistes devraient maîtriser. 

Une bonne formation, serait de permettre aux réceptionnistes de naviguer sur les fleuves et les canaux pendant quelques mois.

Mais je rêve.

Sur le terrain, la situation est positive et différente. Il y a quinze ans que nous naviguons avec le Chat Lune pendant plusieurs mois en France. À peu d’exceptions près, les éclusiers et le personnel de dépannage que nous avons fréquenté, sont compétents, sympathiques et toujours prêts à nous aider. 

Il en va de même pour le personnel qui occupent les PC locaux. Il y a deux jours, j’ai eu en ligne une dame qui n’était pas responsable du département où nous nous trouvions. Pour le renseignement que je cherchais, elle a passé ma question à une collègue d’un autre service. Ladite collègue m’a très rapidement re-téléphoné pour me fournir l’information requise, merci madame.

Nous avons quitté le port de l’Arsenal le 3 juin dernier. Nous sommes le dimanche 16 juin 2019 et j’envoie ce billet du port de Decize. C’est la confluence de la Loire, du canal latéral à la Loire et du canal du Nivernais. 

Pour la situer, la ville est à un peu moins de 300 km au sud de Paris; horizontalement sur la carte, elle est au niveau de la Suisse à l’est et de Nantes à l’ouest. 

Nous faisons la boucle qui part de Saint-Mammès sur la Seine. De là, on prend à droite le canal parallèle au Loing. Sur son parcours, il arrose Moret-sur-Loing, Nemour et Montargis. 

Pour le plaisir, nous faisons une halte de cinq jours à Moret. 

Le café des Arts, sur la place de l’Hôtel de Ville, est tenu depuis peu par jeune couple enthousiaste. Chaque jour, pour 10 € à12 €, selon le cas, le chef offre un plat, un seul, issu de son imagination, comme nous le confie les tenanciers. Ils sont mignons, la nourriture est excellente et le service impeccable. Nous y allons deux jours de suite.

Au Loing succède le canal de Briare et à Briare, le canal change de nom et devient le parallèle à la Loire jusque Decize.

Au passage on s’arrête au Colruyt de St-Satur pour acheter, en autres choses, un excellent vin blanc, le Menetou-Salon. 

Un peu plus loin, en hauteur à notre droite on fait coucou à la ville de Sancerre.

On laisse Nevers à notre gauche et à Decize, nous franchissons l’écluse qui sépare le canal latéral à la Loire du port de plaisance. 

Lundi ou mardi prochain, notre croisière se poursuivra sur le canal du Nivernais qui nous conduira à Auxerre. 

D’Auxerre à Montereau on naviguera sur l’Yonne, de Montereau à Saint-Mammès sur la Seine. 

Notre parcours, de Paris à Paris, est long de 727 km et comporte 221 écluses.

Nous avons déjà emprunté ces canaux et rivières plusieurs fois par le passé. J’ai commenté le parcours sur mon blog en 2015.

Cette année-ci nous avons décidé de naviguer et non de faire du tourisme. Pas de musées, de visite de châteaux, d’églises ou d’abbaye. Éventuellement un vide-greniers comme ce fut le cas à Écuelles près de Moret-sur-Loing, dimanche dernier. Ce matin à Decize nous avons repéré une brocante, c’est notre promenade dominicale.

Il y a quelques décades, le gouvernement français a pris la décision de favoriser le rail et la route au détriment du transport fluvial.

C’est une aberration écologique car une seule péniche du type Freycinet peut transporter 350 T de fret, céréales, sable, gravier, ciment et tout autre matière lourde et encombrante. C’est l’équivalent de 35 camions de 10T. 

Pour plus d’informations sur le sujet, ouvrez le lien suivant: https://www.pnich.com/trans.htm

Nous aimons les silos et les industries que l’on voit implantées le long des voies navigables. Érigées à l’époque de gloire du transport fluvial, ce sont les cathédrales du blé, de l’orge ou du ciment. Aujourd’hui, leurs quais sont abandonnés et en mauvais état et les bollards auxquels  s’attachaient les péniches, sont cachés par la végétation. 

Les camions se chargent le long de la route, de l’autre côté des bâtiments.

Peut-être que la prise de conscience verte actuelle réveillera le transport fluvial sur les voies navigables secondaires.

Mais je rêve.

 

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