Nancy, l’appel à Marcel, la place Stanislas et le musée des Beaux-Arts

À l’instar des appels de propriétaires de chats en cavale, ci et là dans les rues du vieux Nancy, une affiche d’un jaune criard incite Marcel à revenir. Le message est légèrement menaçant, si Marcel n’est pas revenu dimanche ou lundi, la personne qui a collé l’avis part faire un tour en France, avec ou sans Marcel.

Hier nous avons rejoint le Chat Lune dans le port de Toul. L’endroit est toujours aussi populaire, notre voisin de bâbord est un Locaboat avec un couple d’Allemands et à tribord nous trouvons un voilier Danois démâté pour l’occasion.
En face des Hollandais, des Hollandais et encore des Hollandais.
Notre plan est de quitter Toul jeudi, remonter le canal de l’Est, passer par Verdun et Sedan prendre ensuite le canal des Ardennes, L’Aisne, l’Oise et ainsi arriver à Paris le 1e septembre.

Le matin avant de prendre le petit déjeuner et le soir avant de me coucher, je consulte sur mon iPad l’application Weather Pro question de fignoler nos plans pour les jours à venir.
Les météorologues ont promis que la plus belle soirée de la semaine serait celle de dimanche, le jour de notre arrivée à Toul.
Aussi, fort de cette certitude scientifique, le bateau mis en ordre, nous roulons jusque Nancy et nous sirotons une boisson fraîche sous les parasols du Café de l’Europe sur la place Stanislas en attendant que le spectacle son et lumière offert journellement par la ville nous ravisse. Les images sont projetés par des rayons laser sur la façade de l’Hôtel de Ville et sur les façades latérales. Elles retracent sommairement l’histoire de la place en y rajoutant des éléments ludiques. Il y a peu de commentaires, la musique donne la mesure de la succession des tableaux, le public venu nombreux en cette chaude soirée d’été apprécie et applaudit bien fort, nous aussi.

Le lendemain nous prenons un TER et une demi-heure plus plus tard nous franchissons la porte de l’office du tourisme de Nancy, place Stanislas.
Nous voulons parcourir la ville et visiter quelques musées.
Les pavés de la place Stanislas réverbèrent la chaleur de cette journée ensoleillée mais le Tilley Hat sur le crâne, nous suivons l’itinéraire bleu du plan de la ville, pénétrons dans la cathédrale, traversons les ruelles de la vielle ville et vers 13:00 nous pénétrons dans une brasserie pour la fraîcheur et la formule bureau, à 10€ dessert et café inclus.
C’est une de ces brasseries où les habitués trouvent leurs serviettes soigneusement rangées dans des casier appropriés.

Pour limiter la fatigue lors des visites de musées nous appliquons la technique du balayage sélectif.
La prémisse est que tout musée, à quelques exceptions près, ne comporte que quelques œuvres qui méritent que l’on s’y attarde. Aussi abordons nous les salles au pas de gymnastique, nos yeux avertis balayant les murs et les présentoirs à la recherche des trouvailles qui vont nous enchanter.
Il ne nous faut pas plus de cinq minutes pour traverser le deuxième étage du musée des Beaux-Arts de Nancy, vite vu, bien vu. Le premier étage aurait subi le même sort mais nous faisons la connaissance d’Émile Friant et de son tableau intitulé La Toussaint.
À droite de ce tableau, le musée a accroché une reproduction de la même œuvre avec les personnages en mouvement. Le mendiant assis à gauche est immobile et à intervalles réguliers, sortant du cadre à droite du tableau, entrent en scène, tous vêtus de noir, la petite fille, la main tendue tenant un pièce de monnaie, les deux femmes portant des fleurs, la troisième un peu en retrait et au milieu, l’homme au chapeau buse. Les personnages marchent vers la gauche du tableau, la gamine glisse la pièce dans l’écuelle du mendiant et ensuite le cortège sort du cadre à gauche du tableau, c’est fascinant.

Le sous sol du musée, dans l’aile qui a été rajoutée dans les années nonante, comporte une impressionnante collection d’oeuvres de la verrerie Daum.
Lors de la construction du bâtiment une partie de l’enceinte Vauban de la ville fut découverte. Elle est mise en évidence par un éclairage indirect, à côté de l’exposition des vases, verres et lampadaires Daum. Les propriétaires suivaient la mode, l’Art Nouveau de la fin du dix-neuvième début vingtième siècle, l’Art Déco des années vingt et trente jusqu’aux objets d’après-guerre, signés Dali et Starck.

Sur notre chemin de retour vers la gare, nous admirons un tramway à roues pneumatiques; vous-ai-je déjà dévoilé notre affection pour cette forme de transports en commun?

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L’Art Contemporain, Sol Lewitt, Chambres d’Amis et le Centre Pompidou de Metz

En 1986, du 21 juin au 21 septembre, Jan Hoet, le pape de l’art contemporain, cousin de M., d’où probablement en partie notre affinité pour cette forme d’art, organisa à Gand une exposition inhabituelle, baptisée ‘Chambres d’Amis.’

Cinquante deux habitants de la ville mirent leur maison à la disposition d’autant d’artistes qui choisirent ici une pièce, là une façade, un bout de jardin, une cage d’escalier pour laisser libre terrain à leur créativité.

Des livings furent transformés salles d’exposition, des cages d’escaliers décorés de chandeliers d’églises, des objets insolites furent posés sur les pelouses des jardins.

Ainsi Roger Raveel posa une table en verre dont le châssis est porté par trois roues de vélo sur la moquette du séjour de Piet Van Cauwenberghe, Juan Muñoz accrocha une plate forme en bois dans la cage d’escalier d’Alain Mys, et Sol Lewitt repeignit un pan de mur chez nos amis Marcelle et Eddy.

Selon un horaire prédéterminé les habitants ouvrirent leurs portes aux visiteurs et transformèrent temporairement leurs maisons en salles d’exposition d’art contemporain.

L’évènement connut un immense succès et l’initiative renforça la réputation de Jan Hoet comme connaisseur d’art et comme créateur de génie.

Nous avons vérifié par deux fois que le Chat Lune était bien amarré, l’électricité déconnectée, les hublots, les capots et la porte fermée à clé et nous avons quitté le port de Toul pour rentrer chez nous pendant quelques semaines.

En chemin nous faisons halte au Centre Pompidou de Metz qui offre une exposition consacrée à Sol Lewitt et une autre dédiée à l’histoire de la photographie aérienne.

Dans une des salles consacrée à l’artiste américain, nous découvrons avec surprise et plaisir, la peinture murale que Lewitt avait réalisé en 1986 chez nos amis Eddy et Marcelle à Gand.

C’est le point d’orgue de la première partie de notre croisière 2013.

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Toul, la Brasserie de La Cigogne et la Cathédrale Saint-Étienne

À Toul, sur la Place des trois Évêchés, se trouve la Brasserie La Cigogne. Nous flânons en ville avec Marjan et Will nous choisissons cet établissement pour nous restaurer.
En semaine on y sert un plat du jour, ce mardi nous avons droit à une viande marinée à la moutarde, spécialité Lorraine. Le soleil réchauffe la terrasse où nous avons pris place, de deux tables carrées nous en faisons une rectangulaire, il est tôt, les habitués en sont à l’apéro, le gris de Toul, un blanc légèrement rosé, semble être leur boisson favorite.
Le service est amical, au passage entre les convives, la patronne et son mari échangent des bribes de phrases avec l’un et l’autre, l’humeur est comme le soleil.

Il est bon d’avoir des points d’ancrage dans la vie, la Brasserie de La Cigogne en devient un, nous y revenons plusieurs fois. Le dimanche la cuisine est fermée, mais la patronne nous invite à venir malgré tout et la cuisinière nous prépare un steak frites salade au prix modique de 9,90€, vive la province.

Cig

L’office du tourisme nous a procuré une brochure relative à la Cathédrale Saint-Étienne. La tête en l’air, nous cherchons à repérer la statue du pélican qui perche tout en haut de la tour de gauche. Une jeune femme nous aborde, elle est petite et svelte, ses cheveux châtain en bataille lui viennent jusqu’au dessus du col de l’imperméable noir qu’elle porte ouvert et ceinturé négligemment autour de sa taille. Elle a la peau bronzée, un tantinet tannée de quelqu’un qui fume régulièrement. Son œil brille d’une intelligence malicieuse et spontanément elle nous pointe l’endroit où se perche le pélican et elle enchaîne en nous faisant découvrir quelques autres objets dont une chauve-souris, ailes déployées en support d’une statue enlevée à la révolution.

Chauve souris

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‘J’ai été guide’ nous précise-t-elle, ‘suivez-moi, j’ai un peu de temps à perdre, je vais vous montrer quelque chose’ et elle nous entraîne autour du bâtiment vers le préau situé à l’arrière de l’église. Suit un cours de d’histoire et d’architecture qui dure plus d’une heure. Elle nous détaille chaque gargouille, nous montre des escargots taillés dans la pierre et nous donne une interprétation personnelle du symbolisme des personnages et des animaux qui ceinturent le fronton de la cour intérieure.

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Ensuite elle nous guide au travers de la galerie qui mène vers l’entrée latérale de la nef. ‘Au seizième siècle le sol s’est effondré et pour accéder à la porte il a fallu construire une volée d’escaliers pour accéder au niveau de l’église’ nous explique-t-elle, ‘mais les artisans ont respecté une petite merveille’ et elle attire notre attention sur une frise de fleurs sculptée dans la pierre en haut de la colonne de soutien de la voûte.
‘Souvent des jeunes viennent s’installer ici pour fumer un joint, avec mon passé punk je sais de quoi je parle, c’est ici que j’ai rencontré mon copain, je leur ai expliqué l’histoire de cette frise, je leur ai demandé d’imaginer le sculpteur qui avec un marteau et un burin à réalisé cette beauté et depuis, ils viennent toujours mais ils respectent l’endroit.’

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Sur ces paroles, elle allume une fine cigarette roulée à la main, nous fait un grand sourire, un geste de la main, dégringole les marches et file dans le couloir vers l’extérieur sans se présenter ni attendre nos remerciements et sans laisser d’adresse, ‘Il faut que j’y aille, bonne journée monsieur madame’.

Quand on aura tout oublié de Toul, on se souviendra de la guide punk, de la visite guidée du préau et de la frise en fleur, à gauche en haut de l’escalier de la porte d’entrée latérale de la Cathédrale Saint-Étienne.

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Le toueur du souterrain de Mauvages est un vélo

À l’écluse Bois Moulu, la numéro 3, celle avant Demange, deux techniciens des VNF viennent nous aider à l’amarrage et nous demandent si nous souhaitons passer le souterrain de Mauvages aujourd’hui encore?
Il est 14:30, ‘non merci, nous allons passer la nuit à Demange’.
‘Alors je vous passerai demain matin à 08:30’ fait le chef des deux, visiblement soulagé.
‘Je vous suivrai à vélo’ rajoute-t-il.
Le toueur de Mauvages à été remplacé par un employé à bicyclette, on arrête pas le progrès.

En effet, le lendemain matin, fidèle au poste et à l’heure promise, nous sommes invités à pénétrer dans le tunnel, nous y allons, le Geertruida en tête et l’agent de service suit sur son vélo en empruntant le chemin de halage.

Will y va plein d’enthousiasme à 10 km/h et à la sortie il rayonne, ‘j’ai battu le record’ nous fait-il, ‘moins d’un demi-heure, avec le toueur on mettait une heure et demie’ clame-t-il.

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Plus tard dans la journée nous arrivons à Pagny-sur-Meuse, il reste une place libre mais en poussant un peu nous réussissons également à amarrer le Chat Lune entre deux vedettes Hollandaises dont les propriétaires font la gueule car je les ai forcé à se déplacer de quelques mètres pour me laisser l’emplacement.

Il est bien connu parmi les pratiquant de notre mode de vie, que les plaisanciers Bataves ont un comportement assertif qui frise l’arrogance. Aussi, suivant leur exemple, au besoin, je n’ai aucun scrupule à les bousculer et à m’imposer.

Nous faisons remarquer à Will et Marjan qu’ils sont une exception à cette règle, ‘Nous sommes des Brabançons’, ceci explique cela.

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Trois rosiers rouges plantés à 20 mètres d’intervalle décorent le quai rive gauche de l’écluse 20, la septième après Pagny, avant d’arriver à Toul.
Cela me rappelle l’anecdote relatée par Crispian, le vétérinaire Sud-africain avec lequel nous avons sympathisé à Meaux, il y a quelques semaines.
Lors d’une halte sur la Champagne-Bourgogne, il croise un plaisancier dont le chien est malade. Crispian offre sa connaissance et détecte que l’animal est en train de mourir d’une tumeur au pancréas. Le lendemain, en effet, le chien rend l’âme.
Crispian suggère au propriétaire attristé de l’enterrer le long du quai de l’écluse voisine et de planter un rosier sur sa tombe. ‘La plante va s’épanouir et chaque fois que vous passerez l’écluse, les fleurs vous rappelleront votre compagnon.’
Ici à l’écluse #20 d’Écrouves, M. commente: ‘Trois rosiers, trois chiens’.

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Mardi en début d’après-midi, nous amarrons le Chat Lune dans le port municipal de Toul et comme convenu avec lui il a quelques jours, j’informe Duncan Flack, le propriétaire mécanicien du chantier Lorraine Marine, # 6 01 85 19 85, de notre arrivée ici.
Deux heures plus tard, il est à bord, démonte la pompe de circulation du circuit de refroidissement du moteur, s’engage à commander un axe de rechange et venir ré-installer l’ensemble jeudi. Il tient parole, jeudi à 14:00, le Chat Lune est réparé.

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Comme dans tous les ports, on bavarde avec les uns et les autres.
La coïncidence veut que deux plaisanciers Allemands ont le même problème.
‘Ich möchte weiterfahren, aber meine Frau hat eine neue Küche bestellt und wir müssen nach Hause für einige Wochen’.
Les cuisines neuves se vendent bien outre Rhin.

Heureusement pour les féministes, les propriétaires du Charming Molly ont un problème inverse.
‘Ich möchte gerne nordwärts fahren, aber mein Man will nach die Sonne, im Süden’ fait la dame, un peu attristée.

Nous avons aussi décidé d’interrompre notre croisière en juillet. Le Chat Lune restera à Toul et nous rentrons chez nous, embrasser la famille et participer aux Fêtes de Gand.

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L’Écorché de Bar-le-Duc et les pompiers de Ligny-en-Barrois

Nous associons Bar-le-Duc au ‘Transi’.

Le 13 juillet 1544, René de Chalon est blessé à l’épaule lors d’une bataille entre les armées de Charles Quint, Empereur d’Allemagne et François 1e, Roi de France.
Il meurt le lendemain et le cadavre, escorté par 3000 cavaliers est transporté à Bar-le-Duc et déposé à la Collégiale St. Maxe. Le cœur et les entrailles du prince sont prélevés et gardé à Bar-le-Duc et le corps est acheminé à Breda pour être enseveli dans le tombeau de la famille De Nassau dans la cathédrale Notre Dame.

La veuve demande au sculpteur Ligier Richier de réaliser une représentation de son époux tel qu’il serait trois ans après sa mort.
L’œuvre originale, d’un réalisme impressionnant, est exposé à l’église Saint Étienne.
Une copie est à admirer au Musée-Patrimoine hébergé dans le château des Ducs de Bar, dans le haut de la ville.
Le cadavre écorché, le bras gauche levé, tient en main son coeur, qu’il semble offrir au ciel.
Dans le coeur de l’église on peut également admirer une représentation grandeur nature du Christ et des deux larrons, une autre œuvre de Ligier Richier.

De 08:30 à 09:30 Aurélie occupe la fonction de capitaine du port, ensuite elle change de casquette et nous la retrouvons au guichet d’accueil du musée qui fait fonction d’office du tourisme et l’après-midi nous la retrouvons à l’église Saint-Étienne.
À chaque rencontre elle nous fournit les explication liées à sa fonction actuelle.

Le vendredi 21 juin l’Europe fête la musique. La municipalité de Bar-le-Duc n’organise rien d’officiel mais elle offre des facilités à ceux qui souhaitent mettre sur pied un événement. Ainsi des podiums sont installés sur deux places publique et en fin de journée, quelques rues sont interdites.
Pour notre quiétude, la gare et le réseau ferroviaire séparent la ville du canal et du port et nous ne percevons au loin que de vagues ronflement des basses, pas de quoi écrire à la Mairie.

Depuis quelques jours nous faisons la route avec nos amis Marjan et Will et nous décidons de continuer à voyager ensemble jusque Toul, la ville où nous avons l’intention de laisser le Chat Lune pendant quelques semaines.
Au fil du passage des écluses, nous avons trouvé un bon rythme, le Geertruida nous précède, s’amarre, nous le suivons et faisons la même chose, Will actionne la tige bleue qui commande la bassinée et lorsque les portes s’ouvrent nous voguons vers le prochain obstacle et répétons la procédure. Le ballet est bien rodé à la satisfaction des deux équipages.

Ligny-en-Barrois est la halte suivante après Bar-le-Duc. Sur le quai, nous avons la surprise agréable de retrouver Aurélie et son fils de 8 ans qui rêve de devenir sapeur pompier.
En ce samedi 22 juin Ligny met en honneur son corps de pompiers. Toute la ville participe à la fête, entre les saucissons, les croissants et les bonbonnes de laque des vitrines des bouchers, boulangers, coiffeurs sont entreposés, ici un modèle réduit d’un camion échelle rouge, là un embout de lance d’arrosage.
Dans le bassin du port, à dix mètres de nous, l’équipe d’intervention de plongée pousse à l’eau une camionnette Renault dans laquelle a pris place une victime. Le véhicule coule rapidement, les bulles d’air remontent à la surface. Les sirènes mugissent, les plongeurs tout équipés accourent, sautent à l’eau et en quelques secondes on les voit réapparaître, ils encadre le noyé volontaire, le mettent sur un brancard et procèdent à sa réanimation. Le fils d’Aurélie est ravi.
Le porte parole de la cérémonie nous invite à le suivre vers le parc du Luxembourg pour la suite des attractions.
Ici une voiture accidentée et toute tordue est la reine du spectacle. Un volontaire est coincé au volant, entouré des air-bags explosés.
Le camion d’intervention et une ambulance arrivent sur place, le site est isolé du trafic, un médecin sécurise la victime à l’aide d’un harnais gonflable, le toit du véhicule est découpé avec une pince hydraulique et ensuite déposé, finalement l’accidenté est délicatement extrait de la carcasse de la voiture et transporté vers l’ambulance.
Le public et le fils d’Aurélie applaudissent la représentation.

L’annonciateur introduit le prochain numéro, le chien chercheur va essayer de retrouver une personne manquante. Nous rentrons au bateau.
Aurélie et son fils restent sur place.
En fin de journée, la démonstration sera clôturée par le cortège des véhicules et de tous les corps d’intervention, précédé par la fanfare de la compagnie.
De la dunette du Chat Lune, nous voyons et entendons passer la fanfare, à l’aller et au retour.

La pompe à eau du circuit de refroidissement du moteur fuit de plus belle, après chaque navigation la cale est pleine d’eau, je la vide à l’aide de ma pompe à main en me promettant qu’à la prochaine occasion j’achèterai une pompe électrique.

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De Vitry-le-François à Bar-le-Duc en passant par Pargny-sur-Saulx

Il y a trente ans, le mardi 21 juin 1983, nous avons acheté chez Bogerd-Martin, Oude Leewenrui à Anvers, un chauffage au kérosène de la marque Wallas pour notre voilier, un Dufour 31.
J’interroge le vendeur sur la solidité de l’engin et il me rétorque avec son accent Anversois et un fin sourire aux lèvres, « mijnheer, alles valt in panne » (monsieur, tout tombe en panne).
Notre expérience en mer et en fluvial nous à appris que le vendeur de Bogerd-Martin avait raison, sur un bateau, un jour ou l’autre, tout est susceptible de tomber en panne.
Comme Murphy n’est jamais très loin, cela se passe généralement au mauvais endroit et au mauvais moment.

Il y a 4 ans, en juin 2009, la pompe à eau de refroidissement de notre moteur se mît à fuir et je la fit réparer chez Blanquart à Saint-Jean-de-Losne. Le technicien effectua une réparation de fortune, il aurait du remplacer l’axe de la pompe, mais la pièce n’était pas disponible et il mît donc un joint d’étanchéité plus gros que normalement prévu en insistant que cela ne tiendrait qu’un certain temps; ça a tenu jusque hier.

Nous sommes arrivés en milieu d’après-midi à Bar-le-Duc. Nos voisin Hollandais avec lesquels nous avons fait la route depuis Pargny-sur-Saulx, nous recommandent le mécanicien local qui les a dépanné il y a deux ans.
Je lui téléphone, il peut nous aider mais ne sera disponible qu’à partir de la semaine prochaine.
Nous décidons de poursuivre notre chemin en espérant que la pompe tienne jusque Toul, quatre jours de navigation, 83 km, 62 écluses et le souterrain de Mauvages avec son toueur plus loin.
Je viderai l’eau qui s’accumule dans la cale tous les soir et nous tiendrons à l’oeil le refroidissement du moteur.

Nous avons quitté Vitry-le-François il y a trois jours et avant Bar, nous avons fait halte à Pargny-sur-Saulx, un petit village avec un port de plaisance bien aménagé et des commerçants qui soignent les plaisanciers.
Ainsi, monsieur Guilmain, le garagiste local, téléphone 03 26 73 10 57, vient à la demande fournir du combustible à même le port.
Ce service est appréciable car en France il y a très peu de possibilités de s’approvisionner en gasoil blanc le long des cours d’eau.

Il fait chaud et ensoleillé à Pargny, assis à l’ombre des tilleuls sur un des bancs installés dans l’herbe tout au long du quai en briques rouges, nous observons qu’au pied de la colline au bas du village, une équipe de travailleurs en salopette et cagoules blanches s’affairent dans une tranchée bordée d’un haut talus en béton gris.
Internet donne la réponse.

Entre 1932 et 1967 l’entreprise Orflam-Plast fabriquait à Pargny des pierres à briquet. Le processus de fabrication nécessitait l’usage de sel de Thorium, une matière radioactive.
En 1997 la société est liquidée et la commune se retrouve avec un site pollué, sans propriétaire et sans responsable.
Quinze ans plus tard l’État intervient, l’opération de nettoyage coûte 7 millions d’euros et va durer deux ans.
L’homme est un animal qui salit son propre nid.

Un peu plus radioactifs que la veille, nous quittons Pargny jeudi matin à 08:45 et 26 km et 24 écluses plus loin, nous amarrons le Chat Lune au quai de la halte fluviale de Bar-le-Duc.
Nous avons fait la route avec Will et Marjan qui parcourent les fleuves de France avec le Geertruida, une vedette Hollandaise.
Très sympathiques, ils connaissent mieux que nous les voies navigables de France pour les avoir parcourues à de nombreuses reprises depuis quelques années.
Marjan est une artiste graphique qui depuis 2003 travaille le verre. Son oeuvre témoigne de son amour pour la navigation, mais on y trouve également de l’archéologie industrielle, des bourgs, des châteaux voir un moteur diesel.
Sa bonne humeur et son énergie se traduisent dans son travail, nous sommes heureux d’avoir fait sa connaissance et celle de son compagnon Will.
Pour plus de détails voir son site: http://www.marjansmit.nl

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De Château-Thierry à Vitry-le-François

Changement de programme.

Ce matin, plein de courage, nous quittons le port de Vitry-le-François pour nous engager sur le Champagne-Bourgogne, le canal fait 214 km et comporte 114 écluses dont la chute moyenne est de 3m50.
La première, Désert 71, à une chute de 3m33, ses parois sont recouvertes d’une épaisse couche de boue grise gluante, il n’y a pas d’attaches latérales sur les murs et les quelques bollards rendent l’amarrage difficile. En moins de temps qu’il ne faut à un nourrisson pour déverser le contenu de sa pâtée sur la blouse blanche de sa mère, nos aussières collent aux mains, les pare-battages noirs sont devenus gris, le pont du Chat Lune ainsi que le bastingage sont constellés de plaques de boue.
Marleen fait la grimace, les gènes Suisse-Allemands que j’ai hérité en grand nombre de ma mère bouillonnent dans ma cervelle et je visualise le Chat Lune se couvrant de boue au fil des 113 écluses suivantes.
Sans longue discussion, passé les portes amont, nous faisons demi-tour, prenons la bassinée inverse et allons nous amarrer à l’endroit que nous venons de quitter une heure plus tôt dans le port de Vitry-le-François.
La capitaine nous console et s’engage à bien nous chouchouter pendant notre séjour chez elle.
Ainsi, soudainement, la visite de la ville de Lyon en Chat L’une est remise en question.
Notre choix de vie de nomades fluviaux doit rester un plaisir et pas devenir une corvée.

Le 13 juin, tiens une date, ça m’a échappé, nous avons quitté La Ferté-sous-Jouarre pour continuer à remonter la Marne.
La rivière est d’un vert opale, j’imagine que nous voguons sur l’Amazone, des images de Fitzccaraldo défilent devant mes yeux, je vois Klaus Kinski en costume blanc, le visage torturé, la main posée sur son gramophone, Caruso chante Verdi.
En guise d’indiens, ci et là un pêcheur somnole, leur longues cannes nous obligent à frôler la rive opposée.

Sous une pluie battante nous amarrons le Chat Lune à la halte municipale de Damery.
Après le dîner, le ciel s’ouvre et nous pointons le nez dehors.
« C’est un petit bourg, mais nous avons tout » nous explique un gentil monsieur qui en cette fin de journée, promène son chat le long des quais.
« Deux bouchers, deux boulangers, deux bistros et une épicerie ». Nous en faisons le tour et en effet les commerces sont là et en plus, il y a bien entendu l’église et la mairie, le bourg est complet.

Le lendemain nous sommes à Châlons-en-Champagne. La municipalité a créé un port de plaisance là où en 2009 il n’y avait qu’un long quai en béton.
Le jeune capitaine du port, bilingue français-anglais, nous explique très fièrement le fonctionnement des lieux. Chaque visiteur reçoit un code personnalisé qui donne accès aux locaux sanitaires et à une connexion WiFi. Le port dispose d’un lave linge et d’un séchoir flambant neuf de grande capacité. M. en profite pour nous remettre à neuf.

D’origine la ville s’appelait Chaalons-en-Champagne. La révolution Française supprime les provinces pour des raisons idéologiques et en 1850 le lieux devient Châlons-sur-Marne.
Le 26 décembre 1997 à la demande de ses habitants, un décret officiel lui rend son nom historique de Châlons-en-Champagne, cette fois-ci avec l’accent circonflexe.
Le champagne se boit, l’eau de la Marne pas.

Après deux jours d’arrêt nous poursuivons notre route en le dimanche 16 juin, à 15:10, nous amarrons le Chat Lune dans le port de Vitry-le-François.
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Château-Thierry et la course à pied Paris-Colmar

Si vous pensez que le marathon est le summum de ce que l’homme ou la femme s’impose en matière d’effort physique, vous ne connaissez pas Paris-Colmar.

C’est une compétition de marche athlétique de 450 à 500 km selon l’année, qui mène les hommes et le femmes qui sont assez fous et assez bien entrainés pour y participer, de Paris à Colmar en cinq étapes. Les deux premières sont symboliques, la descente des Champs Élysées, 5 kilomètres et Neuilly – Saint Thibault, 15 km.

C’est à Château-Thierry, en face de l’endroit où nous sommes amarrés que la véritable épreuve commence.

Étape 3, de Château-Thierry à Vittel, 350 km suivi de deux heures d’arrêt repos.
Dans la foulée, l’étape 4, de Plainfaing à Colmar (arrivée), distance 66 km.

Je répète que les deux dernières étapes se déroulent sans interruption, les athlètes ne se reposent pas, ne dorment pas, sauf deux heures à Vittel, ils marchent.
Le gagnant de cette année est le Russe Dmitri Ossipov. Il a parcouru les 435,7 km en 54h59′ à une moyenne de 7,92 km/h.

Il a quitté Château-Thierry le 13 juin à 00:30 et il est arrivé à Colmar le 15 juin à 17:34.

La distance parcourue par les femmes est un peu moins importante, la gagnante est la Russe Irina Putinseva, elle a parcouru 307,5 km en 40 h 28′ 42  » à la moyenne de 7,5 km/h.

L’athlète Français Emile Antoine, spécialiste de la marche athlétique, créa en 1926 la compétition Strasbourg-Paris, renommée Paris-Colmar en 1981 car cette course n’attire pas grand monde et il valait mieux placer l’arrivée dans la petite ville de Colmar plutôt qu’à Paris où elle n’intéresse personne.

Le président du centre athlétique de Château-Thierry, un ancien participant, nous explique en long et en large les tenants et les aboutissants de l’épreuve.
On compte cette année-ci 19 hommes et 12 femmes participants. Les femmes étaient plus courageuses ou peut-être meiux entraînées que les hommes car 9 d’entre elles ont fini la compétition, alors que seuls 7 hommes sur les 19 partants ont franchi la ligne d’arrivée à Colmar.

Nous bavardons avec un des accompagnateurs de Pascal Bibuyck le participant Belge à l’épreuve, un de ceux qui ne finissent pas.
Chaque coureur est suivi en permanence par un cycliste et un autre marcheur qui l’encadrent pendant deux heures, puis se font relayer par deux autres volontaires et ainsi de suite. Un camping car et une voiture font également partie de l’équipe de chaque participant, ce qui porte à huit le nombre des suiveurs de chaque athlète.
La caravane comporte aussi des médecins et des podologues et la police nationale met à disposition des motards à l’avant et à l’arrière du cortège.
Comme la vitesse d’avancement de chaque coureur est différente, la tête et la queue du cortège est séparé de plusieurs dizaines de kilomètres.

Pour plus détails voyez le site suivant:
http://www.pariscolmaralamarche.fr

Sur la place en face du centre athlétique, en attendant le départ des participants, un orchestre rock amuse le public et le sponsor principal, la société Akileine, organise un cent mètres pour jeunes femmes affublées de chaussures rose indien à très haut talons, mis à leur disposition pour l’épreuve. La gagnante reçoit un tube de crème pour pieds sensibles et un sachet de bonbons Suc des Vosges, un de autres sponsors.

Les camping-cars sont alignés, les athlètes se font masser les pieds et les suiveurs racontent des anecdotes à un public peu nombreux mais bienveillant.
Nous participons avec plaisir à l’ambiance bon enfant de cet événement sportif insolite.
L’orchestre range ses guitares à 23:00, le maire et quelques officiels y vont d’un bref discours et le premier coureur prend le départ à 23:33.

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En remontant la Marne, La Ferté-sous-Jouarre

« C’est bien ce que faites monsieur », me dit la boulangère à qui j’ai expliqué notre mode de vie fluviale. Elle rougit lorsque je lui répond en montrant d’un geste large les gâteaux exposés dans les comptoirs de sa boutique, « Ce que vous faites est très bien aussi, madame ».

Après avoir quitté Meaux sous un ciel gris, nous sommes amarrés à La Ferté-sous-Jouarre, une petite ville de province comme la France en connait beaucoup.
Sur la place principale ce trouve la marie dont la façade en colonnades doit en imposer aux camarades citoyens. En face, de l’autre côté, l’arrière d’une petite église donne sur la même place, à croire que le Don Camillo local montre son cul à Peppone.

À gauche de la place, quand on regarde la marie, entre le pressing et le salon de coiffure, se trouve la boulangerie qui à elle seule justifie que l’on s’amarre ici.
Le pain croustillant à souhait goûte le vrai pain et le pudding au chocolat est un véritable délice.

Au delà du pont, sur le versant de la Marne orienté vers Paris, en France tout se définit toujours par rapport à la capitale, trône une médiathèque que l’architecte a voulu moderne, des arrondis, du verre, du béton le tout relié par une structure métallique.
L’œuvre figure en photo dans la brochure de l’office du tourisme, lequel est fermé le lundi et nous sommes lundi.
Je connais l’endroit pour y avoir trouvé du WiFi il y a quelques années lors de notre précédente remontée de la Marne, aujourd’hui j’ai une clé 3G, on n’arrête pas le progrès.

À Jouarre, trois km plus au sud d’ici, une abbaye active propose aux croyants de participer aux dévotions de la journée, on serait bien allé la voir mais elle est fermée le mardi et nous repartons d’ici mercredi matin.
Par contre, demain mardi donc, il y a un marché sur la place de la mairie, c’est toujours pour nous l’occasion d’acheter des fruits frais et qui sait un brie ou un saucisson du terroir.

Mardi matin, le marché déçoit par sa taille, nous avons encore en tête le marché de Meaux, un incontournable si vous passez dans le coin le samedi.

L’office du tourisme est toujours fermé sauf pour les inscriptions à la brocante du 16 juin prochain, comme on peut lire sur le papier manuscrit qui est collé sur le carreau de la porte d’entrée.
L’après-midi l’office du tourisme est encore fermé car la préposée conduit un groupe de touristes en ville, comme on peut lire sur le nouveau papier manuscrit qui est collé sur le carreau de la porte d’entrée.
Grâce à Internet je sais que nous ne ratons pas grand chose car l’ancienne synagogue qui est devenue un musée d’art contemporain est aussi fermée le mardi.

Le seul intérêt de l’endroit est la boulangerie de la place l’Hôtel de Ville, ouverte le mardi, et l’amarrage dans le calme du petit bras de la Marne face à l’île Carlier.

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Paris, Meaux et les rencontres fluviales

« Ici Meaux, plein soleil, jour de marché, tt. va bien, chez vous itou? »

Voici le message que j’envoie à mon frère, question de rester en contact avec la famille car même si la distance entre notre lieu d’amarrage actuel et ‘la maison’ se comblerait en quelques heures de TGV, quand on est partis, on est plus là et ceux qui restent vous effacent de leur mémoire instantanée.

Ainsi, à notre retour, après plusieurs mois de navigation, nous entamons une campagne téléphonique pour annoncer notre retour, sinon on resterait éternellement dans la rubrique ‘partis sans laissé d’adresse’.

Si vous voulez vous dépayser, vivre dans la nature, rencontrer des femmes et des hommes de toute nationalité, rafraîchir votre connaissance des langues étrangères, passer des soirées plaisantes en buvant des bulles, élargir votre culture générale par des échanges avec des gens d’origines diverses, découvrir des richesses archéologiques et historiques,
consultez les sites de voyages, sortez votre carte bleue et partez en Inde, en Ouzbékistan ou en Patagonie.

Par contre, si vous voulez vous dépayser, vivre dans la nature, rencontrer des femmes et des hommes de toute nationalité, rafraîchir votre connaissance des langues étrangères, passer des soirées plaisantes en buvant des bulles, élargir votre culture générale par des échanges avec des gens d’origines diverses, découvrir des richesses archéologiques et historiques,
consultez les petites annonces de la revue Fluvial, sortez votre carte bleue, achetez un bateau de plaisance et parcourez les voies navigables d’Europe.

Depuis deux jours nous sommes amarrés à Meaux et nos voisins sont Hollandais, Allemands, Danois, Néo-Zélandais, Sud-Africains et Anglais. Nous connaissons certains d’entre-eux pour les avoir rencontrés Paris au port de l’Arsenal. Un exemple parmi d’autres, Crispian et Elisabeth sont originaires du Cap, depuis deux ans ils parcourent l’Europe à bord du Rascal, un Princess 42 qu’ils ont acheté en Angleterre pour les besoins de la cause.
Il est vétérinaire, elle était enseignante, depuis leur retraite, ils ont exploré les États Unis et l’Amérique du Sud. Pour visiter l’Europe, ils ont choisi le fluvial, aujourd’hui, ils sont en route vers Londres en passant par Paris. Le Rascal sera vendu en Angleterre et à partir de l’année prochaine le couple a l’intention de voyager en Asie.

Au fil des fleuves, notre liste de connaissances s’agrandit, certaines rencontres sont attachantes, la sympathie mutuelle et les intérêts coïncident et un lien d’amitié se crée, suivit souvent d’un échange de correspondance, par mail et par blog. Parfois nos des projets de navigation aboutissent à une rencontre programmée ou imprévue.
Généralement, le point de départ d’un nouveau contact est une aide à l’amarrage, l’échange d’une information sur l’écluse suivante, ou simplement la question: « Où allez-vous? »

En attendant que les crues de la Seine et de la Marne se modèrent, nous avons consacré nos derniers jours à Paris à faire une visite au Louvre pour voir la mosaïque de Lod, le sol d’un atrium Romain découvert par hasard lors de l’élargissement d’une rue.
Deux films qui méritent d’être mentionnés, ‘Trance’ de Danny Boyle, un psycho-polar anglais avec Vincent Cassel et la belle Rosario Dawson et le film Allemand noir et blanc ‘Oh Boy’ de Jan Ole Gerstens, une journée et une nuit de la vie d’un jeune homme, ex-étudiant, paumé dans Berlin.
‘Last but not least’ les cinq soirées d’adieux consécutives organisées par nos amis du port, ‘craché juré, on revient en septembre!’.

Je joint quelques photos de notre navigation sur la Marne, nous étions seuls la plupart du temps.

Dans mon énumération plus haut, j’ai oublié de mentionner le calme et la solitude.20130609-175135.jpg20130609-175200.jpg20130609-175239.jpg20130609-175314.jpg20130609-175348.jpg20130609-175512.jpg20130609-175538.jpg20130609-175632.jpg20130609-175718.jpg20130609-175755.jpg20130609-175845.jpg20130609-175920.jpg20130609-175946.jpg20130609-180009.jpg20130609-180031.jpg20130609-180050.jpg

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Comment sont amarrés les bateaux au Port de l’Arsenal à Paris

Comment s’attachent les plaisanciers est une question qui m’est venue à l’esprit ce matin en parcourant les pontons pour aller à la douche.

À première vue, chacun à sa façon et si j’étais psychologue j’en tirerais des conclusions et j’en ferais une thèse de doctorat.

Mais je suis ingénieur et mon approche est plus technique, je réfléchis à la solidité de l’attache, à la facilité de frapper et de défaire l’amarre, à sa tenue dans le temps, à l’usure de la corde, à la dimension choisie, à la couleur et à la composition de l’aussière.

Il y a des gros bateaux attachés avec de fines amarres et inversement, il y des boucles simples et des noeuds qui vont demander des efforts sérieux, voir un couteau bien tranchant pour être dénoués. Il y a des tour de taquets simplistes, des filins jetés négligemment autour de l’attache, des cordages en désordre, des boucles complexes qui traduisent une réflexion approfondie, des noeuds faits selon les règles de la marine et ceux qui vont lâcher à la moindre vague provoquée par les bateaux mouches de passage dans le port.
Je vous en laisse juge.

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Paris, crue de Seine, Ron Mueck

D’aucun nous demandent, les plus discrets se demandent, ce que nous faisons à Paris à longueur de journée, comme si il fallait toujours ‘faire quelque chose’.
Nous aimons simplement être à Paris, ou être tout court, le ‘faire’ vient ensuite ou pas, en fonction de notre curiosité, du hasard de nos lectures, de nos rencontres et des besoins de bricolage inhérent à un bateau.

Notre radio Tivoli ‘Number One’ a souffert d’une infiltration d’eau, elle perd les émissions choisies et nous oblige à tourner régulièrement le bouton de sélection.
Je la remplace par une autoradio Kenwood que je raccorde à l’antenne placée à la tête du mat il y a quelques jours. La mise en place exige de la souplesse car pour faire passer les fils dans les conduits prévus à cet effet dans le compartiment moteur et dans les cales du bateau, je dois me contorsionner comme un homme serpent. Au bout de deux jours de travail, sur le plan du timing George a raison, le Chat Lune bénéficie d’une excellente installation sonore, l’équipage est ravi.

À vous qui caressez l’idée d’acquérir un bateau pour y vivre et pour naviguer, je conseille, si vous n’êtes pas doué pour la chose, de prendre des cours de bricolage tout azimut, avant de signer le chèque.

Les averses de mai mettent les fleuves en crue et rendent la navigation dangereuse; nous avons décidé de rester à l’Arsenal en attendant que la situation se normalise.
La promenade du quai de la Rapée au pont Marie est en partie inondée, les bancs sont immergés et les sacs en plastique verts trempent dans l’eau. Pour ne pas être entrainé sur le quai une péniche a frappé une amarre à l’arche du pont Sully.

Le port est rempli, nombre de plaisanciers font comme nous et attendent de meilleurs jours pour poursuivre leur chemin. Nos amis américains Geneviève et Bill ont du aller s’amarrer dans le bassin de la Villette, au bout du canal Saint-Martin.
Nous allons les saluer et nous profitons pour faire un saut au 104.
L’endroit est en effervescence, le rap est omniprésent, noirs et blancs, hommes et femmes, se convulsionnent au son d’une musique rauque. Certains sont excellents, leurs acrobaties leur ouvriraient les portes d’un spectacle de Patrick Sébastien.
Ci-et-là dans les halls, Keith Haring a posé quelques unes de ses sculptures.
Dans l’Emmaüs local, j’achète pour 2€ un double CD de Miles Davis, notre nouvelle radio permet de tourner des CD, nous n’en n’avons pas à bord et je veux faire des essais.

« L’art est une émotion supplémentaire qui vient s’ajouter à une technique habile ». J’ai trouvé cette définition de Charlie Chaplin sur Internet.
Elle est appropriée à ce que je ressens en regardant les sculptures de Ron Mueck exposées à la Fondation Cartier, boulevard Raspail.
Le travail est remarquable de précision, un film documentaire montre l’artiste à l’oeuvre, la justesse des proportions anatomiques, la véracité des traits, la minutie des détails de la peau des personnages, Mueck maitrise sa technique, tout est juste, de la composition à la rigueur du trait de pinceau qui trace les détails de l’iris de l’oeil.
Pour paraphraser Chaplin, chez Mueck ‘l’art est l’émotion que provoque la technique’. Ses personnages éveillent chez moi des sentiments difficilement définissables, les sur-proportionnés sont vivants, inquiétants, je m’attend à ce que la vieille dame sous le paravent qui délicatement tient le bras de son mari, se lève pour lui enduire le dos de crème solaire.
Les petites figures sont tout aussi puissantes, Gulliver n’est pas loin.
L’homme nu dans la barque respire la solitude et le désespoir. Le bois du canot bleu est usé, la peau du personnage est ample et boursoufflée et son pénis, tout petit, pointe vers l’avant, comme l’aiguille du compas indique le nord.

Ce midi, le Café des Phares sert comme plat du jour, une cuisse de canard confit sauce au poivre vert, à 8,50€ café compris, on embrasse Nadija, la patronne de cette brasserie située 7 place de la Bastille. Excellent rapport prix/qualité, service rapide et aimable, vue sur le génie de la place.

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Paris, l’antenne FM, George et Mathurin Méheut

Comme me fait remarquer George, notre voisin Canadien, en bricolage, ce qui prend une heure à la maison, prend une journée sur un bateau.
Dans le but d’avoir en province une aussi bonne réception radio qu’à Paris, je décide d’installer une antenne FM sur le mat du Chat Lune. Dans ma tête, mon optimisme naturel me souffle ‘c’est l’affaire d’une bonne heure de travail’. Je me rend chez Sebastoautoradio, boulevard de Sebastopol. Très aimable le vendeur me signale ‘Ici on ne vend que des radios, pour les antennes et les accessoires, il faut se rendre dans notre autre magasin, avenue de la République’.
L’achat de l’antenne me prend la matinée.

Entretemps nous nous rendons dans le 16e au musée Marmottan pour voir l’exposition de Marie Laurencin. Sortant de la station de métro Muette nous traversons les jardins du Ranelagh et saluons au passage Jean de la Fontaine qui observe le sourire au lèvres, le jeu du renard et du corbeau.
Un groupe avec guide en tête fait la file devant l’entrée du musée.
Il est dix heure vingt du matin, le soleil brille. Sous les arbres, une jeune femme très appliquée en uniforme vert conduit une machine de la même couleur à l’aide de laquelle elle nettoie la piste cyclable qui longe la pelouse des jardins.
La nature qui se réveille sent bon, un simple coup d’oeil suffit et sans un mot, nous faisons demi-tour, Laurencin se sera pour une autre fois. Après le déluge de pluie des derniers jour, Paris sous le soleil vaut mieux qu’un coude à coude dans une salle d’exposition.

Au fil des années et après des milliers de kilomètres parcourus dans les salles d’exposition nous n’éprouvons plus aucun regret et nos exigences sont grandes, à laisser tomber la visite d’une galerie ou d’un musée dès que les circonstances du dessein nous déplaisent, la foule étant le plus important obstacle.

George passe régulièrement devant le Chat Lune, il parait toujours être en mouvement, dans l’accomplissement d’une activité sur son propre bateau ou la recherche d’un autre bricoleur à qui prodiguer ses conseils souvent judicieux, car l’homme est doué.
Je ne réussis pas à faire passer le fil co-axial de la nouvelle antenne dans le passage prévu dans le creux du mat.
‘Tu devras tout sortir et puis tout ‘remaître’, me fait George lors d’un de ses passages.

Nous avons aussi essayé d’aller voir Ron Mueck à la Fondation Cartier. C’était un dimanche pluvieux, les gardes laissaient rentrer les visiteurs au compte goutte et la file d’attente ne faisait que s’allonger. Ce jour là, nous avons également fait demi-tour.

Entre deux averses, je démonte la lampe d’ancrage et le feu de route et je sors les fils électriques d’alimentation, j’attache des ficelles d’attente, je vais aux Cyclades près de la gare de Lyon acheter 4 m de fil 2,5 mm et 2 raccords, et enfin je réintroduis l’ensemble et je remonte les lampes.
Lors d’un de ses passage George a tenu le mat pendant que je démontais le phare de route.

Lorsqu’un artiste ne fait pas partie des cent-cinquante grand noms qui font courir les foules, on trouve des exposition sans file d’attente où les oeuvres peuvent être observées sans devoir se lever sur la pointe des pieds.
Le musée de la Marine expose Mathurin Méheut, artiste Breton qui nous ravit par ses dessins, ses pastels, ses faïences, les scènes de pêche, les paysages bretons, les chantiers navals, les poissons et les crustacées, les croquis de la première guerre mondiale, les tranchées, les attaques, les blessés, les avions abattus.
Un peintre talentueux qui toute sa vie a essayé des techniques différentes, du crayon à la lithographie, de la gouache à céramique.
En 1913 il fut un des artiste à qui Albert Kahn offrit une bourse pour parcourir le monde. Méheut vécut six mois au Japon dont il rapporta un collection de gouaches et de dessins. Des temples, de scènes de rue et un portrait de son épouse habillée et coiffée à la japonaise.
Lorsque la guerre éclata il revint au pays pour s’engager sur le front et il livre des témoignages poignants de la grande tuerie.

George me conseille d’utiliser une morceau de Polyéthylène issu d’une bouteille de lait, plus solide que le Polythéréphtalate d’éthylène des bouteilles d’eau, précise-t-il, pour confectionner un tube destiné à entourer l’axe de fixation du mat et ainsi éviter l’usure des fils électriques qui passent à l’intérieur, merci George.

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Le Paris du Chat Lune avec le mariage pour tous à la marie du 10e, les verdures des Gobelins et plus

Si les opposants du ‘Mariage pour Tous’ connaissaient la mairie du 10e, elle ferait l’objet de leur courroux. En effet, dans la salle des mariages, sur le mur derrière la table qui sert d’office pour sceller les unions, figure une impressionnante sculpture murale au centre de laquelle on peut admirer deux hommes nus qui s’embrassent goulûment.

Le Paris du Chat Lune continue sans relâche ce qui m’oblige par manque de temps, à écourter mes textes et les remplacer par des photos.

En bref et dans le désordre, les verdures au musée des Gobelins, l’opéra d’images ‘Réjouis-toi Marie’ à Notre Dame, un microscope de poche acheté chez un brocanteur de la foire qui entoure le bassin de l’Arsenal, les photos de la rénovation du cinéma Luxor à la mairie du 10e, quelques livres empruntés à la bibliothèque Buffon et le Collège des Bernardins avec sa grande nef.

Toujours chineurs, comme chaque samedi, la course en métro, pour fouiner les tables des des Circul’Livre dans le 2e, le 11e et le 19e, trois arrondissements qui participent à l’initiative. Plus tard, une lessive dans les Miele du port.

Lundi, les Champs Élysées pour admirer le soleil couchant dans l’arche de l’arc de triomphe et fuir vite les casseurs mêlés aux supporters du PSG que les policiers casqués pourchassent.

Dans la rue de Ménilmontant, l’église Notre Dame de la Croix avec ses 54 marches et les supports de la voûte en fonte, et plus haut, l’exposition d’art contemporain au pavillon Carré Baudoin. Au passage on franchit à gauche en montant les voies de l’ancienne petite ceinture ferroviaire et à droite le parc public Sobier-Bidassoa dans l’entrée duquel se trouvent six bouches d’aération enveloppées de buissons et de fleurs printanières, du tunnel dudit chemin de fer circulaire, faut l’savoir.

Aujourd’hui, l’exposition de Haute Couture à l’Hôtel de Ville, Face-Dos-Profil à la galerie du Crédit Municipal de Paris et les animaux dans Paris, rue Simon Le Franc et enfin, dans les locaux qu’il faut admirer, de l’Hôtel National des Invalides, peintures, sculptures et créateurs, au profit des blessés en opération.

Dans les moments creux on intercale des séances de cinéma, cette semaine l’UGC offre toutes les places à 3,50€. Nous en profitons, encore que notre préférence va vers les petites salles comme le Latina et le Lucernaire.
Nous avons aimé les films suivants, dans l’ordre décroissant de nos étoiles, Blancanieves, Quartet, Mud, Marion, La cage dorée, Au bout du conte, La fleur de l’âge.

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Paris, le zouave a encore les pieds secs, la façade Art Nouveau et le train de Versailles

L’eau monte et notre curiosité aussi, le Zouave du pont d’Alma aurait-il les pieds dans l’eau? L’Yonne est en crue, le Bourgogne est en crue et la Seine est en alerte jaune. Mais le Zouave a encore les pieds au sec, la différence du niveau de l’eau entre la Seine et le port de l’Arsenal est de cinquante centimètres, le temps de la bassinée d’Arletti, le bateau mouche qui fait le va-et-vient entre le canal Saint-Martin et le fleuve, est réduit à quelques minutes.

Un dernier coup d’oeil au pieds secs du Zouave et nous traversons le pont pour admirer, au 29 avenue Rapp, la façade Art Nouveau d’un immeuble élevé par Jules Lavirotte pour le céramiste Alexandre Bigot. Cette façade fut primée au concours de la ville de Paris en 1901. Vingt mètres plus loin, derrière le coin, au numéro 3 square Rapp, se trouve une deuxième maison avec façade Art Nouveau, du même architecte.

Le Paris du Chat Lune passe par la lecture systématique des guides, journaux et autres sources d’information ou par ce que le hasard nous présente.
À ceux qui se donnent la peine de faire quelques recherches, la ville offre de nombreuses activités gratuites. Il y en a des bonnes et des moins bonnes, mais comme ça ne coûte rien, on ne se plaint pas.
Ainsi dans la Chapelle Saint-Louis de l’Ecole Militaire nous assistons à un concert d’orgue, de bugle et de hautbois animée par quatre membres de la famille Matry.
La chapelle est triste, la fille du bugle joue faux et l’acoustique est nulle, les couloirs de la station Invalides où se produit depuis quelques années un chœur Russes lui est largement supérieure. Nous quittons la performance après avoir subi l’Ave Maria de Schubert joué à un rythme endiablé.
Mais c’était gratuit.

Pour rentrer au port, nous traversons le Champs de Mars qui est plus peuplé que la place Saint-Pierre à Rome lors de l’intronisation du pape François. On joue des coudes pour franchir les files d’attente devant les entrées de la tour Eiffel qui par ailleurs ne cesse de nous impressionner, sa structure respire l’ingénieur, elle dégage quelque chose de magique par l’imbrication réfléchie des poutres métalliques, par sa taille et par son élégance.
La ligne C du RER est celle de Versailles et le train qui nous mène d’Alma à Austerlitz est décoré avec des scènes du palais, telle que la Galerie des Glaces et une bibliothèque en trompe-l’oeil.

Un autre jour, pas loin de l’observatoire, dans l’enceinte de la maternité Port Royal et Baudeloque, les portes de l’immeuble sont fermées mais M. découvre un accès de secours qui débouche dans le préau de l’Abbaye du Port Royal. Nous voulions voir la chapelle, mais celle-ci n’a pas de porte de secours et elle n’est ouverte au public que le dimanche matin pendant la messe.

Nos explorations urbaines ne réussissent pas à chaque coup.

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Le Paris du Chat Lune

Le Paris du Chat Lune ce sont les deux bollards flottants jaunes de l’écluse de la Seine, c’est accueil chaleureux d’Olivier le capitaine du port, ce sont les retrouvailles de Fabien, Qin, Louis, Marine, Gilles, Batiste, Béatrice, Carlos et bien d’autres.

Le Paris du Chat Lune c’est George le Canadien qui nous explique qu’actuellement pour venir de Montréal il traverse l’Atlantique avec un bateau de croisière, c’est l’ambiance des sanitaires le matin où ceux qui partent au travail croisent ceux qui vont au Louvre, c’est la découverte des nouveaux bateaux du port et le vide de ceux qui n’y sont plus.

Le Paris du Chat Lune, c’est le plat jour et la bise de Nadija, la patronne du Café des Phares place de la Bastille, ce sont les fabricants de meubles des passages de la rue du Faubourg Saint Antoine, c’est le Muji avec ses objet design.

Le Paris du Chat Lune, c’est le sous-sol du BHV, le paradis du bricoleur, c’est le cinéma Le Nouveau Latina où nous assistons à la projection du remarquable film Blancanieves, un chef s’oeuvre noir et blanc et muet de l’Espagnol Pablo Berger, ce sont les premières asperges de l’année achetée rue Saint-Antoine.

Le Paris du Chat Lune, c’est le vacarme du cortège du premier mai qui se termine place de la Bastille, c’est la 40e édition du Grand Marché d’Art Contemporain, installé dans des tentes qui ceinturent le bassin de l’arsenal et dont l’accès est gratuit pour les résidents du port.

Le Paris du Chat Lune, c’est la visite de l’Opéra Garnier dont la petite histoire veut qu’à la question de l’Empereur sur le style de l’immeuble, Charles Garnier répondit: du Napoléon III, Sire.

Le Paris du Chat Lune, c’est le magasin Uniglo, situé en face des Galeries Lafayette, où nous achetons le même pantalon léger, coton lin couleur kaki, c’est le retour au bateau en traversant le Louvre des Antiquaires, c’est le lèche-vitrines des boutiques de la rue St-Honoré, c’est la baguette du lunch acheté au boulanger Miss Manon, au coin de la rue Saint-Antoine et la rue Saint-Paul.

Le Paris du Chat Lune, ce sont les ‘Circul’Livre’, l’initiative d’une dizaine de maries de mettre gracieusement des livres à disposition de tout intéressé en vue de promouvoir la lecture, c’est la promenade plantée, l’espace vert qui suit le tracé de l’ancienne voie ferroviaire de la ligne de Vincennes, ce sont les esclaves mourants au somment de l’immeuble au 76 avenue, avenue Daumenil.

Le Paris du Chat Lune, c’est le spectacle musical époustouflant du Quartet Gevrey Chambertin à l’Européen, intitulé « Gainsbourg, moi non plus. »

Le Paris du Chat Lune est un spectacle permanent.

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D’Auxerre à Paris en suivant les fleuves

Le coche d’eau reliait chaque semaine Auxerre à la capitale, et vice versa, depuis le début du 17ème siècle. L’arrivée et le départ du coche furent la grande attraction du pays pendant deux siècles.

C’est en effet le 26 janvier 1620, que Charles de Loménie obtient du Roi, la concession à perpétuité du droit exclusif du transport par eau des personnes entre Auxerre et Paris avec deux bateaux. Mais le départ du premier coche n’eut lieu que le 1e janvier 1635.
Le bateau hâlé par des chevaux partait d’Auxerre tous les vendredis à 9 heures précises pour arriver à Paris le mercredi à 5 heures du soir. L’autre bateau partait de Paris chaque vendredi à 9 heures, mais arrivait à Auxerre que le jeudi suivant à 5 heures du soir, un jour de plus étant nécessaire pour remonter le courant.

Le coche était un bateau plat couvert et divisé en cabines, dont quatre pour les voyageurs, une pour le représentant de l’entrepreneur, et l’autre pour la vivandière. Les voyageurs pouvaient apporter leur matelas pour la nuit. Le commis transporteur faisait fonction de capitaine du bateau et avait des pouvoirs de police, notamment ceux de débarquer les voyageurs turbulents ou inconvenants. Il veillait la nuit à l’extinction des lumières, sauf une chandelle qui brûlait sur une plaque de fer au milieu du « grand commun ». La vivandière assurait la subsistance à bord et fournissait des tables et des cartes aux joueurs.

Ce voyage était très agréable en été, mais peu confortable en hiver par temps de bruine et de pluie. Les voyageurs avaient en effet peu d’espace pour se dégourdir les jambes et il en résultait une certaine promiscuité qui n’était pas du goût des voyageurs délicats. La grande distraction à bord était le croisement des deux coches : tous les voyageurs montés sur le tillac se souhaitaient bon voyage et échangeaient d’ironiques propos.
Pendant deux siècles, les histoires du coche d’eau défrayèrent les conversations des gens d’Auxerre, car ce mode de transport fut fertile en incidents de tous genres, souvent dramatiques. Ce moyen de locomotion fut définitivement supprimé au milieu du 19ème siècle et remplacé par le chemin de fer.

Texte de Annie Delaitre-Rélu, d’après les écrits de Jean Drouillet, recueillis par Jean Rélu.

Nous lâchons les amarres du Chat Lune et quittons le port de plaisance d’Auxerre mercredi un peu avant dix heures du matin.
À dix heures cinq, nous ré-amarrons le bateau devant les portes fermées de l’écluse de La Chainette, la première des 34 qui nous séparent du port de l’Arsenal à Paris.
En vain, j’essaye de contacter l’éclusier, le canal 12 du VHF ainsi que son téléphone restent muet.
Apparaît celui qui s’avère être l’éclusier de La Chaînette, aujourd’hui en congé, râleur mais pas opérationnel.
Il nous suggère de téléphoner au dispatching central et il rajoute: ‘c’est infernal, vous payer la vignette et le service est nul, il faut gueuler!’
Je réussis à joindre le responsable du réseau qui me dit qu’à distance il ne peut pas faire grand-chose, mais il va essayer de joindre le chef d’équipe.
À dix heures trente, toujours rien, je re-téléphone au responsable du réseau qui m’explique que l’éclusier temporaire opère deux écluses et qu’il ne va pas tarder à venir nous faire passer.
Une demi-heure plus tard, à onze heures, l’éclusier volant se pointe et il nous explique qu’il opérait trois écluses ce matin.
‘C’est pas normal, il faut gueuler!’ nous dit l’opérateur en congé qui a suivi la conversation.

Les écluses de l’Yonne ferment de 12:30 à 13:30 pour le casse-croute, ce matin, en deux heures et demie, nous avons parcouru 6 km et franchi 4 écluses, le coche d’eau du 17e siècle faisait mieux.

Pendant les deux premiers jours du trajet c’était l’été, un soleil radieux nous suivait, le jeudi soir à Joigny, nous avons mangé une galette au sarrasin fourrée de légumes, fromage et escargots, assis dehors sur la terrasse de la crêperie O’ Deux Saisons, avec nos amis américains Genevieve et Bill, que nous avions retrouvé à Migennes où leur bateau vient d’être repeint.

Le vendredi, retournement de la situation, un froid de canard et une pluie drue s’installe et nous oblige à conduire le Chat Lune de l’intérieur, ce que nous ne faisons qu’exceptionnellement.
Par bonheur sur l’Yonne les écluses s’ouvrent devant nous comme par enchantement, en 7 heures de navigation et 12 écluses, nous parcourons les 57 km qui séparent Laroche-St.Cydroine à Montereau, le coche d’eau est rattrapé et dépassé.
Le lendemain sur la Seine, à partir de Montereau, on fait encore mieux, près de 80 km et 6 écluses en 8 heures de navigation.
Notre nouveau moteur ronronne, les rivières sont presque au niveau crue et un courant puissant nous porte, ce n’est pas encore l’Elbe, mais ça y ressemble un peu.

Le trajet d’Auxerre à Paris nous a pris quatre jours et demi, quatre jours si je déduis la demi-journée d’arrêt à Villeneuve pour quelques retouches de peinture.
Dimanche à midi pile, nous sortons de l’écluse qui sépare la Seine du port.
C’est notre 9e année de séjour à l’Arsenal, une fois l’écluse franchie, je regarde M. qui arbore un grand sourire, sans un mot, nous partageons le même sentiment: « we’re home, once again ».

– Posted using BlogPress from my iPad

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Guédelon et le Complot Bourguignon

La cuisinière nous fait goûter une croute de pain couverte d’une onctueuse pâte à tartiner.
Une dame de l’assemblée lui demande si elle y a mis du sucre? Moyenâgeuse jusqu’au bout, la cuisinière lui fait: ‘C’est quoi du sucre?’, et elle rajoute, en 1244 on ne connaissait pas encore le sucre, c’est un mélange de beurre et de miel, délicieux par ailleurs.

Nous sommes à Guédelon, le château médiéval en construction depuis 1997 par trente cinq ‘oevriers’ professionnels, tailleurs de pierre, maçons, bûcherons, charpentiers, forgerons, tuiliers, vanniers, cordiers et autres métiers dont certains ont du être réinventés.
Ils sont aidés ponctuellement par des bâtisseurs temporaires, amateurs enthousiastes, stagiaires en formation, etc.
En arrière plan, un comité scientifique composé d’historiens de l’art, d’archéologues et de ‘castellologues’ se renseigne, aide et suit le chantier.
Suite à une étude archéologique sur son château de Saint-Fargeau, Michel Guyot eut l’idée de construire un château-fort comme au Moyen Age, en utilisant les mêmes techniques et les mêmes outils, construire pour comprendre, découvrir comment nos ancêtres s’y sont pris pour réaliser les constructions dont beaucoup existent toujours et ont résisté à mille ans d’intempéries et de guerres.
Afin d’assurer au projet une crédibilité historique et scientifique, un scénario est mis en place, le chantier débute en 1229, le seigneur du château est un Courtenay.
Pour plus de détails voyez: http://www.guedelon.fr

En 2005, le photographe et reporter Gantois Michiel Hendryckx s’embarque pour une centaine de jours sur le Maria van Dam, une péniche de commerce transformée.
Il part de Gand, remonte les fleuves et les canaux de Flandre et du nord et du centre de la France pour terminer à Dijon. Son voyage est retransmit en dix émissions par la télévision flamande sous le titre de ‘Het Bourgondisch Complot’, ‘Le Complot Bourguignon’. L’idée maîtresse est de souligner par des témoignages et des pèlerinages touristiques, les rapports étroits que la Flandre du 14e siècle entretenait avec la Bourgogne.
En effet, le 19 juin 1369, Philippe II de Bourgogne dit « Philippe le Hardi » épouse dans l’église Saint-Bavon de Gand, Marguerite III de Flandre, riche héritière présomptive des comtés de Flandre, d’Artois, de Rethel et de Nevers.

Pour agrémenter les section de sont émission, Michiel Hendryckx invite des personnalités flamandes, artistiques, journalistiques et politiques à partager quelques jours de navigation au bord de sa péniche.
Chaque chapitre se termine avec une vue des badauds qui saluent le passage du bateau, alors qu’en arrière plan Carla Bruni chante ‘la noyée’.

Lors de son passage à Auxerre, Hendryckx visite Guédelon. À cette époque en 2005, le château sort à peine de ses fondations, mais il nous intrigue et nous y faisons notre première visite.

Nous devons donc au photographe flamand la découverte de ce projet et comme nous venons d’acquérir le Chat Lune, aussi la confirmation que la navigation fluviale était pour nous qui avons des gènes de nomades, une bonne alternative à une retraite sédentaire.20130427-190225.jpg

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Le retour du Tatra IV et le Groene Draeck

Le peuple des Pays-Bas offrit pour ses dix-huit ans, à la princesse Beatrix, la future Reine du pays, un Lemsteraak blanc, qu’elle baptisa de ‘Groene Draeck’, le Dragon Vert, en référence au ‘Vlieghende Groene Draeck’, le navire amiral de Piet Hein.
Le bateau est amarré à Muiden, au sud du ‘Ijselmeer’, en face du château fort qui anciennement protégeait l’entrée de la ville.

Hier matin, nous avons lâché les amarres du Tatra IV, le bateau de mon ami Pierre qui m’a demandé de l’aider à le ramener à Ostende, son port d’attache.
Il fait un froid de canard, nous avons eu le vent de face et des pluies régulières pendant toute la traversée de l’ancienne Zuiderzee, devenue le lac intérieur Ijselmeer, depuis que les Hollandais construisirent en 1932, la ‘afsluitdijk’, la digue de fermeture.

Pour nous protéger des intempéries, nous avons piloté notre bateau de l’intérieur, le chauffage est mis à fond, mais à notre grand regret, il ne donne que peu de calories, la soufflerie est faible.
Le capitaine de la KNZR du port de Muiden nous a placé en face du restaurant du club-house, le seul endroit où le raccordement électrique est branché en ce début de saison.
Le maître d’hôtel du resto nous accueille avec enthousiasme, nous sommes les seuls et les premiers clients de la saison, mais la cuisine est ouverte et le carpaccio de boeuf et les saté de poulet à la sauce aux cacahouètes, spécialité du pays, nous réchauffent le coeur et le corps.

Ce matin, je bavarde avec le havenmeester de service qui me signale qu’un des ‘monteurs’ chargé de l’entretien du Groene Draeck est aussi un spécialiste en chauffages marins. Il s’avère être ici et je part à sa recherche. L’homme est non seulement spécialisé en chauffages, mais il est aussi sympathique et il se propose de jeter un coup d’oeil dans le compartiment moteur du Tatra IV. C’est un technicien comme je les aime, en deux secondes il a décelé que deux conduits du chauffage étaient désolidarisé, il cherche la clé adéquate dans sa camionnette et cinq minutes plus tard, l’installation débite des calories à plein régime.

Pas question d’accepter la moindre rémunération, ni même un café, nous bavardons encore un bon moment et vers dix heures après avoir remercié chaleureusement notre sauveur, nous lâchons les amarres et poursuivons notre voyage vers le sud, toujours dans un froid de canard, mais cette fois-ci, bien au chaud dans le carré à la barre du Tatra IV, direction Ostende, avec une pensé émue pour la Reine des Pays-Bas.

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Tucson et les Seguaro

Ça va faire un mois que nous sommes rentrés et je n’ai toujours pas fini mon reportage des USA. Voici la suite et fin.

Tucson est situé au sud de l’Arizona, à 120 km au nord de Nogales, le poste de frontière avec le Mexique.
L’Arizona est le 48e État qui le 14 février 1912 a rejoint l’Union. L’année dernière, cent ans plus tard, l’anniversaire fut commémoré, ici et là des des banderoles en témoignent encore.
Le nord de l’État est montagneux et couvert de forets de pins, le sud est désertique, il y fait très chaud en été et tempéré en hiver.
C’est l’endroit de retraite favori des américains qui habitent le centre et l’ouest du nord des EU. Ceux qui habitent plus à l’est vont en Floride.

Les amis qui nous hébergent sont une exception, ils sont originaire du Michigan, ils ont fait la traversée en diagonale.

En été, les mêmes retraités, pour fuir les fortes chaleurs, remontent vers le nord, leur pays d’origine.

Pour arriver à Tucson nous traversons Phoenix pendant plus d’une heure, la ville attire de nombreux touristes mais la vue que nous en avons de l’Interstate # 10 ne nous inspire pas à y faire un arrêt.

Nos amis habitent une maison style hacienda au pied des Catalina, la chaîne de montagne qui borde Tucson au nord de la ville. Leur terrasse arrière s’ouvre sur les collines vallonnées, le ciel est bleu, la température oscille entre 20°C le matin et 30°C en journée, il fait très sec, un climat génial pour soigner notre la grippe américaine contractée à San Francisco.

Le désert de Sonora qui entoure la ville comporte deux parc nationaux, un au nord-est et un au sud-ouest. Crées en 1933, leur objectif est de préserver les Saguaro’s, ces cactus géants qui décorent les westerns de ma jeunesse. La brochure du parc précise que la plante se prononce « sah-WAH-row » avec l’accents sur le WAH.

Au nord-est de la ville, une large route et bien entretenue monte vers la station de ski de Mt.Lemon.

Enfin, un double terrain de golf 18 trous sert de plaine de jeu pour nos amis et leurs amis.

Nous envisageons de venir passer l’hiver prochain ici.

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