Mon chapeau Tilley et le chapeau de Johannes Vermeer

Le mardi 12 août 1996 j’achète un chapeau Tilley, modèle T5 en toile de coton. Je l’ai porté pour me protéger du soleil lors de nos croisières en voilier en Croatie, au Danemark et en Suède. Lorsque le Chat Lune remplaça les voiliers, sur les fleuves et les canaux d’Europe, le chapeau Tilley continua à protéger mon crâne des insolations.

Fabriqué au Canada, il flotte grâce à une doublure en mousse non absorbante, il protège contre le soleil avec la côte de protection maximale IPU 50+, il est ventilé, il résiste à l’eau, il est confortable à porter, il tient sur la tête par grand vent grâce à un cordon escamotable réglable, il ne rétrécit pas au lavage, il possède une poche secrète permettent de ranger une carte de crédit et un permis de pêche, il est assuré contre la perte et il est garanti à vie, c’est la Rolls des couvres chefs.

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Timothy James Brooks, écrivain, sinologue et historien publia en 2008 un livre intitulé ‘Vermeer’s Hat’, le chapeau de Vermeer.

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En huit chapitres, partant chaque fois d’une œuvre peinte aux Pays Bas, dont six de la main de Johannes Vermeer, l’auteur nous brosse un large tableau de la vie, de la politique et du commerce au 17e siècle.

Des trappeurs de peaux au Canada au trafic de porcelaine en Chine, de l’exploitation des mines d’argent de Potosi, de la piraterie des marchands du VOC à l’égard des carracks Portugais, des guerres internes en Chine à la chute de la dynastie des Ming en 1644,  Brooks nous apprend à regarder d’un œil nouveau les peintures de l’époque et le début de la mondialisation.

Le tableau ‘L’officier et la jeune fille riant’ est le départ d’une dissertation sur la confrontation des explorateurs Français avec les Hurons, le Algonquins, les Mohawks et tous les peuples qui vivaient entre le fleuve Saint-Laurent et les Grands Lacs à l’est du Canada actuel.

Au 17e siècle toute personne, riche ou pauvre, homme ou femme, se couvrait la tête. Les pauvres portaient des bonnets sans forme, des ‘klapmutsen’ et les riches témoignaient de leur bonne fortune en arborant des chapeaux de grande taille à larges bords, comme l’officier représenté par Vermeer. Les meilleurs feutres était faits de poils de castors mais au fil des années, ces rongeurs aquatiques avaient été exterminés par une chasse sans répit, des lacs Hollandais à la Scandinavie.

La laine des moutons, mélangée à des poils de lapins faisait des chapeaux de mauvaise qualité, sous l’action de l’eau, le produit avait tendance à se gorger d’eau et à perdre sa forme, il n’était bon que pour les klapmutsen.

Une nouvelle source avait été trouvée au delà de l’Atlantique au grand bonheur des riches Hollandais et des deux partis engagés dans la transaction des peaux.

Les indiens trouvaient que les Européens étaient très généreux de leur échanger des objets en acier, tel que des couteaux, des haches et des casseroles pour un produit qui pour eux n’avait pas beaucoup de valeur. Les trappeurs étaient ravis d’acquérir à bon compte des peaux de castors qui valaient 200 livres la pièce sur la place de Paris, contre 1 livre pour l’objet du troc.

Le Canada a une longue tradition de fournir de la matière première pour des chapeaux  d’excellente qualité, le Tilley Hat en est la preuve et la résultante.

Le mois dernier, dans le cadre de la préparation de la saison de navigation 2014, je pris contact avec Tilley pour leur expliquer que mon chapeau, après une petite vingtaine d’années de bons services était arrivé à la fin de sa vie.

Sans la moindre hésitation, Debbie confirma qu’il pouvait être remplacé sans coût. Elle me demanda de lui envoyer quelques photos de l’objet pour vérifier son état et de transférer 20$ Canadiens (13€) pour les frais de port.

Ce que je fit et cinq jours plus tard, je reçus un nouveau chapeau Tilley T5 en coton. Me voilà fin prêt pour les prochaines vingts années de navigation, merci Debbie.

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Dunkerque, le LAAC, le Milord et le Musée des Beaux Arts

Le 4 juin 1940, devant la Chambres des Communes, Winston Churchill prononce un de ses plus célèbres discours à l’issu du rapatriement de 340.000 soldats et officiers des plages et du port de Dunkerque:

« We shall go on to the end, we shall fight in France, we shall fight on the seas and oceans, we shall fight with growing confidence and growing strength in the air, we shall defend our Island, whatever the cost may be, we shall fight on the beaches, we shall fight on the landing grounds, we shall fight in the fields and in the streets, we shall fight in the hills; we shall never surrender … »

« Nous irons jusqu’au bout, nous combattrons en France, nous combattrons sur les mers et les océans, nous combattrons avec une confiance et une force accrue dans les airs, nous défendrons notre île, quel qu’en soit le coût, nous combattrons sur les plages, nous combattrons sur les aires de débarquement, nous combattrons dans les champs et dans les rues, nous combattrons sur les collines, nous ne nous rendrons jamais… »

En moins de 10 jours, 220 navires de guerre et 700 bateaux privés évacuent et transportent au delà de la Manche, de Dunkerque à Douvres, l’équivalent de la population de la ville de Nice, soit 10 fois le nombre de spectateurs du Parc des Princes ou 100 fois le nombre de passagers du paquebot Queen Mary.

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Ce dimanche de décembre 2013, Dunkerque somnole, les rues sont désertes, les bateaux de pêche du bassin de mer sont amarrés et collés les uns aux autres, derrière l’écluse les voiliers et les navires de commerce font de même et sur le parking du LAAC il n’y a qu’une voiture, la nôtre.

Le bâtiment du Lieu D’Art et Action Contemporaine est situé dans un creux de dunes. Pour accéder à l’entrée nous franchissons le pont en bois qui surplombe un plan d’eau dans lequel quelques canards font des ronds, au loin, par une trouée, on aperçoit la mer.

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LAAC

Le musée est un volume ouvert, à la galerie de l’étage se trouve l’exposition actuelle qui s’intitule ‘Multiples Uniques’.

La brochure explique que: « L’exposition multiples uniques interroge la relation entre l’œuvre unique et le multiple à travers la présentation d’éditions en série et celle d’une partie des collections du LAAC articulée autour des albums et des œuvres multiples »

J’aime les explications claires. Nous faisons le tour des huit salles ouvertes en cercle autour du vide central, dans le sens des aiguilles d’une montre. Trois jeunes ‘gardiens’ font le même tour mais dans le sens inverse, nous les rencontrons à intervalle régulier, on échange des sourires et quelques aimables plaisanteries.

On aime le Cirque de Karel Appel, l’Horizon Structuré de Jean-Pierre Vasarely, le fils de Victor et les autoportraits de Roman Opalka, pris par l’artiste depuis 1965 jusqu’à sa mort en 2011.

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La très volubile guide qui nous vend les tickets d’entrée nous fait un inventaire exhaustif des œuvres exposées ici et au musée des Beaux Arts. Elle précise que le ticket nous ouvre les portes des deux musées pendant 7 jours, ‘mais nous sommes souples’ rajoute-t-elle, ‘ça ne revient pas à un deux jours’. ‘Pour le lunch, il y a le Milord, place Jean Bart, on y mange bien et les prix sont raisonnables’.

Le Milord est une brasserie où nous côtoyons des habitués, nous acceptons la recommandation du patron et apprécions le ‘Menu des Fêtes’, foie gras maison comme entrée, tempura de poulet au plat, croquant aux trois chocolats comme dessert et café le tout pour 16€. Tout en gardant en éveil notre sens critique, nous aimons écouter les conseils des gens locaux.

Le Musée des Beaux Arts offre l’exposition ‘Retours de Mer’.

En vrac, quelques œuvres qui me sont restés en mémoire.
– La sculpture du ‘tronc des esclaves’ que la guide du LAAC nous avait recommandée à ne pas rater.
– Les paysages de mer de Gustave Courbet, le peintre a réalisé d’autres tableaux que la création du monde.
– À la sortie, au centre de la petite salle qui abrite la collection égyptienne, la momie dorée d’une jeune femme.

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Nous rentrons à Ostende le sourire aux lèvres.

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LEGO, Nathan Sawaya, la dame en rouge et l’homme bleu

Il y a un quart de siècle, avant le Chat Lune, nous avions coutume chaque année en été, de louer au Danemark le Ø-Pigen, ‘la fille des îles’, un voilier mixte de 36 pieds avec une coque en acier. Il est grée en ketch, il déplace 10T et il est aussi lent à la voile qu’au moteur. Par contre, il est confortable et bien approprié à la navigation dans les eaux des ‘Belts’ de l’île de Fyn. Dans cette région du monde, même en belle saison, le climat peut changer du jour au lendemain et passer d’une chaleur torride sans vent à une ou à des journées de pluie accompagnées de bourrasques qui rendent la mer houleuse et les vagues courtes et méchantes. Dans ces cas, abrité des embruns dans le poste de pilotage du Ø-Pigen, nous cherchions refuge dans un port, en attente de jours meilleurs.

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Ainsi par un jour de gros temps, nous avons pénétré dans la baie de Vejle pour nous amarrer dans le port et nous avons pris le train jusque Billund, le berceau de Lego et le parc d’attraction de Legoland.

Notre visite à l’exposition ‘The Art of the Brick’ à la bourse de Bruxelles me ramène quelques décades en arrière, à un amarrage dans une baie nordique.

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Tout comme les enfants des pays riches, Nathan Sawaya se mit à construire des voitures, des châteaux, des animaux et des personnages à l’aide de petites briques en plastique.

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Contrairement à la majorité des enfants, il ne s’est jamais arrêté de s’amuser avec ces fameuses briques et aujourd’hui, artiste mondialement connu et reconnu, il poursuit sans relâche la création d’objets plus originaux les uns que les autres. Dans ses mains, le jouet de LEGO devient un objet d’art. Il reconstruit la Vénus de Milo, le penseur de Rodin, le cri de Munch, la rosace nord de la Cathédrale de Chartres ou le squelette d’un tyrannosaure.

Plus remarquable encore et c’est ce qui fait de notre homme un artiste, Sawaya compose des sculptures tel que l’homme bleu, hugman ‘un homme en brique dans la ville’ ou encore le personnage dont les mains se désintègrent.

Son diplôme de NYU en main, Nathan Sawaya est engagé comme juriste chez Winston and Strawn à New York. Peu après en 2004, il abandonne une carrière banale et ennuyeuse comme il le dit dans une interview, pour s’adonner à sa passion qui le remplit de joie et qui nous émerveille, on le remercie d’avoir fait ce choix.

Ses œuvres dégagent un humour et une poésie et elles nous épatent par le travail que chacune d’elle représente. Les chiffres sont renversants, 23.000 briques pour la Vénus de Milo, 18.000 pour le penseur de Rodin; ceux d’entre nous qui avons construit avec nos enfants et nos petits enfants une station-essence avec une poignée de briques Lego ne peuvent que rester pantois devant l’immensité du travail accompli.

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À la sortie de la bourse nous nous baladons entre les échoppes du marché de Noël et au 21 rue Sainte Catherine, nous dégustons une glace chez Capoue; qualitativement les produits valent ceux d’Amorino à Paris mais le prix est nettement inférieur, autrement dit, un excellent rapport prix/qualité et une adresse à retenir.

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2013 en révision

Les lutins statisticiens de WordPress.com ont préparé le rapport annuel 2013 de ce blog.

En voici un extrait :

Le Concert Hall de l’Opéra de Sydney peut contenir 2.700 personnes. Ce blog a été vu 9  500 fois en 2013. S’il était un concert à l’Opéra de Sydney, il faudrait environ 4 spectacles pour accueillir tout le monde.

Cliquez ici pour voir le rapport complet.

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Lille, Jan Fabre au Musée des Beaux Arts, Illuminations et Enluminures

Nous aimons le train et c’est par ce moyen que nous allons à Lille voir le Palais des Beaux Arts et l’exposition de Jan Fabre, ‘Illuminations-Enluminures’.

À la gare de Courtrai, le convoi se sépare et uniquement les deux wagons de tête, les 448 et 476 continuent leur route vers la France, les numéros sont à lire à l’intérieur des compartiments, au dessus des portes, nous annonce la voix.

Aujourd’hui, suite à la panne d’un convoi de marchandise qui attends un peu plus loin la locomotive qui va le dépanner, nous aurons un certain retard, nous annonce la même voix, quelques minutes plus tard.

Comme le dit Infrabel, prendre le train c’est toujours voyager et voyager comporte des impondérables que nous acceptons avec le sourire résigné.

À Gand, j’ai acheté le Standard et dans le train nous avons trouvé, laissé sur la banquette par les voyageurs  précédents, un Métro en Néerlandais, un Métro en français, un 20Minutes et un Direct-Matin.

Aussi, cinq sudoku’s plus tard et riche des nouvelles du jour, nous débarquons à Lille-Flandres avec trois quart d’heure de retard sur l’horaire prévu, 15 minutes trop tôt pour pouvoir porter plainte et récupérer le prix du ticket.

Peu importe, nous avons le privilège de ne pas être encombrés par des impératifs d’horaires contraignants.

En chemin vers le musée nous croquons un délicieux croissant acheté dans une petite boulangerie locale. Avec le café qui l’accompagne on s’installe dehors sur les chaises en plastique que le boulanger a placé sur le trottoir, le mois de décembre 2013 est doux.

Pour ‘l’Hommage à Jérôme Bosch au Congo’, comme s’intitule l’exposition au rez-de chaussée du musée, Jan Fabre utilise des milliers de brillantes carapaces vertes de scarabées, une technique qu’il a aussi utilisé pour décorer le plafond d’une des salles du Palais Royal à Bruxelles.

Illuminations-Enluminures, le deuxième volet de l’exposition, combine une sélection de riches chef-d’oeuvres d’enluminures datant du Moyen-Âge et de la Renaissance avec les sculptures dorées de Fabre. Les scarabées, crânes et animaux mystiques voisinent harmonieusement avec les extraits de bibles et évangiles.

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Le Palais des Beaux Art nous offre en prime des polychromes religieux du Moyen-Âge.

J’ai comme hobby innocent la recherche de statues de Madones souriantes. Souvent la mère de Jésus a un visage banal, voir mal formé et en général, lorsqu’elle est belle, elle a l’air de s’ennuyer profondément avec son gosse adulte sur les bras.

J’en connais une très belle et souriante au MET à New York; je ne manque jamais d’aller la saluer lors de mes séjours dans la ville.

Quel plaisir d’en découvrir de nombreuses dans les sous-sol d’un musée situé à une heure de train de chez nous. Jugez-en ci-après.

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Enfin, au même niveau de l’immeuble, une collection de plans-reliefs complète notre visite. Nous ne connaissions que le Musée des Plans Reliefs de l’Hôtel de Invalides à Paris, nous voici comblés par la découverte de maquettes de villes de notre région.

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Comme quoi, rien ne sert de prendre l’avion pour des destinations lointaines, les trésors que l’histoire nous a légué sont à la portée d’un court trajet en train, voir dans notre cas, de dix minutes à vélo, Gand est une des plus belles villes d’Europe.

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L’Histoire du Monde à Ostende et à Gand

Ils sont sept, trois filles et quatre garçons, tous habillés de noir. Le décor est minimaliste, des rideaux également noirs, entourent le plateau sur lequel une mappemonde en plastique blanc est déployée sur toute la largeur de la scène.

Les auteur de la pièce intitulée ‘A History of Everything’ se sont inspirés de Darwin, Richard Dawkins et Bill Bryson.

L’action démarre aujourd’hui, le 23 novembre 2013 et remonte pas à pas en marche arrière vers le Big Bang. Les acteurs miment les événements mondiaux au rythme d’un compteur à rebours qui sur le fond de la scène, lentement d’abord et puis de plus en plus vite, déroule les mois, les années et puis les siècles et les millénaires.

Le compte est juste, le premier iPad est lancé en 2010, Tchernobyl est en 1986, la Terreur en 1793, la chronologie des guerres locales et mondiales sont présentées par des petit panneaux ‘WAR’ posés sur la mappemonde, les acteurs virevoltent avec des représentations symboliques, pistolets factices qui déploient un petit drapeau qui lit ‘PANG’, un crucifix dont la barre horizontale mobile a tendance à pivoter vers le bas, des couronnes en papier doré sur le crâne, des maquettes de voiliers pour simuler les mutations entre les continents, des minis blocs en pierre pour ériger une pyramide.

Plus loin dans le temps, l’homme devient primate, les météorites bouleversent la planète et les dinosaures sont éliminés, les espèces vivantes quittent la terre à reculons et retournent dans les océans, la vie unicellulaire se développe, le compteur saute million d’années par millions d’années, notre planète se crée et enfin, dans un ballet d’étoiles qui tourbillonnent, emmenés par une sono d’enfer, la pièce se termine par un point noir, l’origine.

Quelques milliards d’années en deux heures de spectacle mené tambour battant par des jeunes acteurs enthousiastes, le public est ravi et nous aussi. C’est original, drôle, dynamique et bien fait, la synchronisation est remarquable et les acteurs jouent à merveille les dizaines de rôles que la pièce leur fait interpréter.

Cela se passe dans la grande salle de la ‘Grote Post’ à Ostende. Le bâtiment construit en style art déco par l’architecte Gantois Gaston Eysselinck autour des années cinquante a été rénové et transformé en centre culturel en 2012.

Voir à ce sujet mon billet daté du 10 janvier 2011 et intitulé ‘Eysselick et la Poste d’Ostende’.

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De retour à Gand, et dans le même esprit, du moins le titre le fait penser, le théâtre pour jeunes et adolescent ‘De Kopergieterij’ offre le spectacle ‘De Geschiedenis van de Wereld in banaliteiten’. (L’histoire du monde au travers d’événements banaux)

L’acteur Titus De Voogdt, svelte et tout en nerfs, ouvre le spectacle en tapant quelques balles de jokari sur le sol de la scène et ensuite, pendant plus d’une heure, nous raconte sa vie tout en se promenant dans sa cuisine/séjour. Au travers d’une baie ouverte sans porte, on aperçoit dans la pièce à côté, l’extrémité d’un lit avec sous une couverture, les jambes et les pieds de ce qui s’avère être sa mère. La vieille dame qui souffre d’Alzheimer, est doucement en train de mourir.

On découvre qu’elle est chercheuse scientifique, professeur d’université à Gand, émigrée il y a quelques décades au centre de recherche de la CERN, où elle a travaillé dans l’obsession d’identifier la particule de Higgs.

Sa maladie l’a forcé à revenir chez son fils qui l’a recueilli chez lui et qui depuis plusieurs mois la soigne avec beaucoup de tendresse.

Philippe, c’est son nom, nous raconte sa jeunesse dans lequel intervient son grand-père prestidigitateur, dont il a hérité quelques tours qu’il présente à la grande joie du public et bien entendu sa mère qui tout en lui témoignant une attention naturelle mais un peu distraite, vivait intensément sa passion de chercheuse au point de l’abandonner ainsi que son professorat pour partir en Suisse et se consacrer entièrement à la recherche fondamentale.

Le monologue est truffé d’anecdotes hilarantes, comme son insistance de gamin pour l’achat d’un synthétiseur qu’il n’utilise que pendant deux jours.

Parfois mélancoliques, comme la mort de son chat Moses dans la baignoire qu’il oublie de vider lorsque dare-dare, il part accompagner sa mère à la séance d’adieu organisé par la faculté avant qu’elle ne le quitte pour la Suisse.

Nous nous asseyons au milieu du premier rang, les seuls vieux à assister à la présentation du matin entourés de trois classes d’élèves d’une quinzaine d’années.

Titus De Voogdt virevolte sur le plateau, grimpe sur les meubles de cuisine, se fait une tisane au passage, avec une machine mécanique, pèle une pomme et l’offre à sa mère dans la chambre à côté, lui fait la lecture et tout en continuant à nous raconter son histoire.

Son monologue est ponctué par un jeu de guitare acoustique, les ados et nous sommes concentrés et silencieux et à la fin, les applaudissements fracassants soulignent la qualité de cette émouvante narration.

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Quel plaisir de vivre dans des villes qui offrent des spectacles de grande qualité, sans prétention et en toute modestie.

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Le Chat Lune au repos et l’oeuvre de Marjan Smit

Malgré qu’il a été conçu pour la navigation côtière, le Chat Lune ne connait pas bien la mer. L’année dernière, la traversée du Dollard, de Emden à Delfzijl lui en donna un avant goût, n’empêche que c’est en rivière qu’il se sent le mieux.  Aussi, bien à sec dans le hall de Carron-Marine, il attend patiemment la saison prochaine qui nous conduira à parcourir l’Alsace et la Lorraine avant de rejoindre le port de l’Arsenal à Paris, comme d’habitude.

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Le chantier est à 20 minutes de la maison et j’en profite pour faire un carénage, je nettoie la coque et les flancs à l’eau acidulée pour enlever les traces de calcaire, j’applique une couche d’anti-fouling sur le sous bassement et je polis les flancs à la cire. Je traite la superstructure avec le même produit de la marque Kent. Pour finir, j’applique une couche de peinture anti-dérapante Interdeck gris de la marque International sur le pont et les coursives. J’ai fait confectionner des lettres autocollantes au nom du bateau, je les colle à l’arrière, sous le numéro d’immatriculation.

Je remplace les vérins à pompe du capot d’entrée et j’achète et j’installe une radio VHF fixe. Le boîtier du modèle ICOM M400BB est discrètement caché dans l’armoire technique, le micro comporte l’écran et les boutons permettant de faire toutes les manœuvres multifonctions qui normalement sont regroupées sur le boîtier visible de la majorité des radios VHF marine. BB veut dire black-box, c’est discret et efficace. Un autre point fort de cet appareil est le logiciel qui élimine les bruits parasitaires à la réception. Ce matin sur le canal 77, j’assiste à l’échange d’une recette de cuisine entre deux batelières qui se croisaient sur le canal de Terneuzen, à 1 km d’ici. Je suis heureux, la réception est claire; je teste l’émission avec un technicien du port, ça marche tout aussi bien, la radio fixe est une nette amélioration par rapport aux portables.

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Pour me mettre en ordre avec la législation, je fais contrôler mes deux extincteurs, valables 2 ans, nos deux vestes de sauvetages automatiques, dont les bonbonnes de CO2 sont remplacées, valables 2 ans et je change le flexible de la bonbonne  de gaz, valable 5 ans.

Enfin, je nettoie et j’applique une couche de vernis sur les escaliers intérieurs du bateau et je remets à neuf la table en PCV de la dunette, une couche de primer et trois couches de laque, couleur British Racing Green, comme le Chat Lune. Je remplis d’antigel les conduites d’eau, sanitaire et cuisine, je vide les réservoirs d’eau potables, le réservoir de fioul est rempli, les batteries sont chargées et déconnectées, le frigo est vidé, dégivré et laissé entre-ouvert.

Pour couronner mon travail, je couvre le bateau de feuilles en plastique de protection, question d’éviter l’accumulation de poussière sur la superstructure du bateau pendant les mois d’hiver.

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Entre temps, nous avons repris nos habitudes de terriens et l’agenda culturel se remplit au fil des jours.

Nos amis Hollandais Will et Marjan ont également sorti le ‘Gertruida’ de l’eau, la peinture a été refaite ainsi que quelques aménagements techniques au moteur.

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Marjan est l’artiste et Will son assistant. Depuis qu’ils sont rentrés à Eindhoven ils ont repris leurs activités créatrices, le graphisme et les objets en verre coulés. Nous sommes invités à admirer une séance de production dans la Maison de Verre à Lommel.

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L’origine de l’endroit est la présence du sable blanc pur de Lommel, produit de base de la fabrication de verre. L’atelier est mis à disposition des artisans de verre tel que nos amis. La Maison offre des cours et elle organise trois expositions annuelles d’art en verre. Le bâtiment lui-même est en grande partie construit en verre et constitue une œuvre d’art en soi. Pour la Maison de Verre voir le lien suivant www.hetglazenhuis.be

Marjan est fascinée par l’eau, les bateaux, les containers marins, les phares, le plancton et tout ce relève de la mer et de la navigation. Dans l’atelier de la Maison de Verre, Marjan prépare les objets et Will coule le verre.

Cliquez le lien suivant pour vous en assurer et pour admirer son travail: http://www.marjansmit.nl

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Rodwig, le nain de l’Arsenal, l’hivernage du Chat Lune et Paris, tome 3

Rodwig nageait dans le bassin du port de l’Arsenal lorsque Brent, notre voisin Australien le repêcha. Il avait plongé dans le canal Saint-Martin pour fuir le Front de Libération des Nains de Jardin, mais il n’est pas facile de nager tout en jouant de l’accordéon et l’épuisement se lisait sur son visage lorsque Brent le sortit de l’eau.
Nos voisins rentraient chez eux à Brisbane le lendemain et ils n’avaient pas de place dans leurs bagages pour le petit homme, c’est ainsi qu’il rejoignit l’équipage du Chat Lune.
M. le passa à la savonnée, elle lui brossa les dents et depuis, il joue son petit air sur la dunette de notre bateau.

Nous sommes arrivés à Gand lundi dernier, après six jours et demi de navigation, la Seine, L’Oise, le Canal du Nord, la Deule et la Lys.

Ce matin, le grutier du chantier naval Carron-Marine a sorti le Chat Lune de l’eau et l’a rangé dans un hall où il va passer les mois d’hiver.

Sur le quai, tout en observant les manoeuvres, je taille une bavette avec le skipper d’un commerce Freyssinet hollandais qui me narre l’anecdote suivante.
Il y a deux ou trois ans de cela, en fin d’été, sur le canal de la Marne à la Saône, trois yachts se trouvaient en attente devant une écluse. Pour épargner l’eau, l’éclusier insista pour que les trois bateaux rentrent ensemble dans le sas. Le skipper du yacht anglais, en troisième position, refuse net de se mettre derrière le deuxième bateau, qui lui, bat un pavillon allemand. « Toute ma famille à été massacrée pendant la dernière guerre » dit-t-il, « il n’est pas question que je partage une bassinée avec un navire Teuton ».
La discussion s’éternise et s’envenime et l’éclusier menace de refuser l’accès au yacht anglais pour le reste de la saison.
C’est alors que le premier bateau, un belge celui-la, propose de se mettre en deuxième ligne, entre les deux opposants, ce qui finalement débloque la situation.

Pour terminer, voici la suite et fin de la liste non exhaustive, de nos activités à Paris au mois de septembre dernier.
M. passe un bon moment au musée des Arts Décoratifs ‘La Mécanique des Dessous’, ‘l’histoire indiscrète de la silhouette’, et ‘Trompe-l’œil, imitations et pastiches’, sont deux expositions temporaires qui la fascine.
Les travaux du trou des Halles ne sont pas terminés mais on peut déjà se rendre compte de ce que ça va devenir.
Nous nous sommes fait membres du Foyer de la Madeleine, une association caritative qui, sous les voûtes de l’église, organise en semaine un restaurant pour les nécessiteux. Le service est assuré par des volontaires et l’accès est ouvert à tout le monde. Le client normal paye 8€ pour un repas complet, entrée, un plat au choix entre deux et dessert ou fromage. Le café à 0,80 €, est servi au fond de la salle, des fauteuils et des journaux sont mis à la disposition des convives.
Le prix du repas pour ceux qui n’en ont pas les moyens est de 1€.
L’ambiance est bon enfant, les volontaires sont sympathiques et le service est impeccable et très rapide.
Pas loin de là, les escaliers mécaniques des Galeries Lafayette nous mènent sur la terrasse de l’immeuble d’où nous admirons les toits de l’Opera Garnier et ainsi que tout Paris.
Le premier jour des journées du Patrimoine, nous allons admirer les cinq gobelins qui décorent la salle du conseil de la faculté de chirurgie, rue de l’École de Médecine. Dans la foulée, à l’étage supérieur du bâtiment, nous en profitons pour visiter le musée d’histoire de la médecine.
L’après-midi de la même journée nous nous sommes inscrits à une visite du chantier de restauration du pavillon du Carreau du Temple dans le 3ème.
Dimanche, nous coupons court à une visite des stations de métro, la guide est nulle, et nous découvrons avec émerveillement les salles magnifiquement décorées de l’hôtel de ville de Paris.
Le samedi du week-end avant notre départ de l’Arsenal, nous prenons le RER A de la gare de Lyon à Reuil-Malmaison, d’où un petit train routier nous conduit à la Foire Nationale à la Brocante et aux Jambons sur l’Île de Chatou.
Le dimanche nous conduit aux portes ouvertes de la Garde Républicaine, au Quartier Carnot, près du château de Vincennes.

Les dernières soirées sont consacrées aux amis, qui nous invitent a une succession de ‘dîners « d’au revoir ».
Il est dur de quitter Paris.

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Le Canal du Nord et Paris en septembre

On distingue deux sortes de plaisanciers, ceux qui aiment le Canal de Nord et ceux qui préfèrent le Canal de Saint-Quentin et qui détestent le Canal du Nord.
Nous faisons partie de la première catégorie, nous aimons le Canal du Nord, nous trouvons qu’il est beau, nous aimons les grandes plaines de la Somme, les écluses rapides, même si parfois un commerce prioritaire nous oblige à attendre notre tour de passage.
J’avoue ne jamais avoir emprunté le Saint-Quentin, malgré que le Guide Fluvial Navicarte le recommande:
>Le passage du bief de partage avec le franchissement du Grand-Souterrain tiré par un toueur vaut à lui seul un voyage sur ce canal< peut-on lire.
C'est justement ce toueur qui m'ennuie, je n'aime pas faire des griffes dans la coque du Chat Lune.
Les avis des plaisanciers vont brillamment dans toutes les directions, ainsi que leurs recommandations pour ne pas avoir de problèmes lors du passage du souterrain.
"Le tunnel du Saint-Quentin est un cauchemar, j'en ai gardé un sérieux coup a tribord et une grosse griffe à bâbord." "Le Saint-Quentin, pas de problèmes, je l'ai pris dans les deux sens, ça marche comme du papier à musique".
"Pour ne pas avoir de problèmes, il faut croiser les amarres et tout va tout seul". "Surtout, ne croisez pas les amarres, c'est la porte ouverte aux coups dans la coque". "Le meilleur système est de fixer les amarres droites, de mettre le moteur, malgré l'interdiction et d'enclencher le premier cran en marche arrière".
Nous remontons vers Gand par le Canal du Nord.

Ce soir nous sommes amarrés à Peronne et j'en profite pour continuer l'inventaire de nos activités Parisiennes.

L'écluse de L'Arsenal a été mise en chômage début septembre a cause d'une vantelle pliée. Les réparations ont duré trois semaines, j'ai pris plaisir à suivre journellement l'avancement des opérations, pour ensuite écrire un billet en anglais destiné à nos amis anglo-saxons qui attendaient la fin des travaux pour rejoindre le port.
Voir http://mooncatblog.wordpress.com

Parti de Miami au début de juin, le catamaran PlanetSolar a traversé l'Atlantique pour venir pendant quelques jours s'amarrer au quai André-Citroën, dans le 15e arrondissement.
Par une matinée brumeuse et sous un crachin qui mouille, nous sommes allé le voir de près.
Dans la foulée nous avons admiré le reportage photographique des regards de l'aqueduc Médicis au Pavillon de l'eau, 77 avenue de Versailles, dans le 16e.

J'ai passé une matinée à remplacer l'impulseur de notre wc électrique, une des pales était cassée. Cette réparation dure normalement un quart d'heure mais je me suis retrouvé avec un joint en caoutchouc dont je n'ai identifié l'emplacement correct lors du remontage de la pompe que un peu avant l'heure du lunch.

L'exposition sur les grilles du Jardin du Luxembourg s'appelle 'Patrimoines, l'Histoire en Mouvement'. Elle rassemble 80 photographies prises dans toutes les régions françaises et invite à découvrir les territoires, monuments historiques et ouvrages d’art.

Septembre nous a donné quelques belles journées ensoleillées, nous aimons nous assoir sur un banc place de Vosges et profiter de la vue et de l'été indien.
À la Galerie26, l'artiste peintre Grimonpon expose des œuvres inspirées de chantiers de construction de bateaux en bois.
Au numéro 4 de la même place des Vosges, à la galerie Blumann, le thème des photos est Hollywood Story/Rock Ages, les Rolling Stones, Jimi Hendrix, Steve McQueen, James Dean et même Brigitte Bardot y figurent en noir et blanc.

Pas loin de là, sur les façades de la mairie du 4ème, les dessins humoristiques de Kanato Kuno, intitulés 'Les Parisiennes' font sourire les passants.

Ce n'est pas fini, la suite au prochain numéro.

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Paris, le dernier jour au port de l’Arsenal

Demain nous quitterons le port de l’Arsenal pour descendre la Seine jusque Conflans-St.-Honorine. De là nous remonterons l’Oise jusqu’au canal du Nord, au bout duquel nous trouverons la Deule et puis la Lys qui nous conduira à Gand.

Quitter Paris nous rend nostalgique, et malgré notre longue habitude de nomadisme, il règne à bord une certaine nervosité avant le départ.
M. vérifie les listes du contenu des coffres à victuailles, elle fait un dernier avitaillement au Carrefour Market et chez Francprix.
Je fais le plein des réservoirs d’eau potable, je vérifie niveau d’huile, le niveau d’eau de refroidissement, j’ouvre le compartiment moteur et je le fais tourner pour voir et écouter si tout fonctionne normalement.
Depuis plusieurs jours nous avons chaque soir été invités à dîner chez nos amis du port pour un dernier repas avant le départ, ce soir ce sont Charles et Joyce qui nous attendent pour un BBQ en fin de journée.

Paris est une source inépuisable d’activités potentielles.
Chaque lundi je reçois un mail intitulé ‘Evous.Paris’; ce site fait un large inventaire de ce qu’offre la ville la semaine à venir, voir http://www.evous.fr/paris.html
En plus de cela le mercredi nous achetons Pariscope, dans les couloirs du métro nous trouvons le lundi la revue gratuite Enous-Paris et journellement dans les mêmes couloirs, quelques autres journaux également gratuits tel que le MatinPlus, 20 Minutes et le Métro, regorgent de suggestions pour les films, les événements, les nouveaux restaurants, les expositions, les pièces de théâtre et plus et plus.

Qu’avons nous fait à Paris en septembre 2013 était la question à laquelle je m’étais engagé de répondre il y a quelques billets d’ici.

Voici en vrac et dans le désordre une liste non exhaustive de nos pérégrinations
dans la ville lumière.

Le sous sol du BHV, le Bazar de L’hôtel de Ville, est le paradis du bricoleur, un endroit où j’aime flâner même sans être à la recherche d’aucune pièce détachée ou un outillage quelconque.
De l’autre côté du pont d’Austerlitz, à cinq minutes à pied de notre endroit d’amarrage, le Jardin des Plantes est un de promenade rêvée par beau temps, c’est un des jardins du Chat Lune. À deux pas de là se trouve la bibliothèque publique Buffon, nous avons une carte de membre et nous y trouvons toujours de quoi lire en plus de tous les livres qui se trouvent à bord de notre bateau.
Cet automne nous avons recherché quelques marchés que nous ne connaissions pas, comme celui de la rue Blanquie, près de la place d’Italie et celui de la Cours de Vincennes près de Nation.
Nous avons visité le musée Carnavalet, le musée du Compagnonnage, le très beau musée de la Chasse et de la Nature, le banal musée de la Vie Romantique.
Nous nous sommes inscrits à une visite guidée des coulisses de l’opéra Bastille, sachez que ce que les spectateurs voient, c’est-à dire la salle et la scène, ne représentent que 5% de la surface totale de l’immeuble. Les arrières-salles, les sous-salles, le stockage des décors des spectacles courants, tout cela à 6 étages sous le plateau de la scène proprement dite, forment une gigantesque infrastructure qui méritent le détour.
J’ai verni le mat du Chat Lune et avec notre chariot pliable, nous avons été chercher rue des Écoles, à deux kilomètres du port, une bonbonne de 13 kg de Butagaz pour échanger celle du bord qui était vide.
Un samedi nous avons parcouru 3 arrondissements pour chiner les Circul’livres. Cette initiative consiste à offrir gratuitement à tout intéressé, des livres divers que les organisateurs ont récolté; on prend et on donne, mais sans obligation. Depuis quelques années, une dizaine de mairies participent à cette action, le but est d’inciter ou d’initier les citoyens à la lecture.

J’essaye de limiter la longueur de mes écrits à 650 mots environ, j’y suis et par conséquent, je complèterai la présente liste dans mon prochain billet.

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Paris, la coulée verte de Reuil-Malmaison et la petite ceinture

Lectori salutem,
J’avais promis de vous donner une description de nos activités diverses à Paris, ce sera pour le billet prochain.

Hier et ce matin, nous avons profité du beau temps pour nous promener.

Une amie qui habite Garches nous fait découvrir la coulée verte de Reuil-Malmaison.
C’est un itinéraire qui fait partie de la promenade des 4 Forêts des Hauts-de-Seine intitulée ‘De la forêt de Malmaison à la Seine’, il va du vallon des Gallicourts jusqu’à la plaine des Closeaux.
La promenade nous fait traverser des bois, des prairies et d’anciens vergers, vestiges de cultures destinées à l’alimentation des habitants de la capitale.
Je remplis mon sac à dos de pommes d’essences diverses et d’un bon kilo de quetsches.
Les fruits sont sauvages mais appétissants, les arbres éparpillés ci et là entre buissons et prés, Dominique connaît bien le coin et elle nous guide d’un arbre porteur vers l’autre.
Nous sommes trop tôt pour les noix et pour les mûres et pour la vendange des raisins cachés entre les ronces il faudra revenir également.

Du haut des collines boisées on voit au loin la capitale, les immeubles de la Défense et la tour Eiffel sont facilement reconnaissables. Nous n’avions jamais imaginé pouvoir nous promener en pleine campagne au portes de Paris, merci Dominique, on pensera à toi en dégustant la compote de prunes.

Pour plus d’informations voir le site suivant:
http://promenades.hauts-de-seine.net/foret-malmaison-seine-4-forets

Ce matin nous avons pris la ligne 7 jusqu’à la porte d’Italie et ensuite le Tram 3, direction Pont de Garigliano jusqu’à l’arrêt George Brassens.
C’est un peu plus loin vers l’ouest, rue Olivier de Serres, que s’ouvre l’accès au tronçon de l’ancienne petite ceinture de Paris, aménagé en promenade et ouvert au public depuis la semaine dernière.

Pour ceux qui l’ignorent, le chemin de fer de la petite ceinture fut construit sous le Second Empire, de 1852 à 1869. Sa raison d’être était de relier les gares de la périphérie de la ville et de permettre ainsi aux voyageurs débarquant des provinces de continuer leurs trajets en chemin de fer, sans devoir emprunter un calèche pour traverser la ville jusqu’à la gare suivante de leur itinéraire.
Elle a transporté des voyageurs jusqu’en 1934 et des marchandises jusqu’à la fin des années ’70. La concurrence des lignes 2 et 6 du métro l’ont rendu obsolète.
Les 36 km de son parcours furent fermés au public, les 35 gares désaffectées et pour la plus part détruites mais les rails sont restés. La nature a reconquis son domaine et au fil des années une biodiversité végétale et animalière s’y est installée.
Inspiré par la promenade plantée de l’ancien chemin de fer de Vincennes, boulevard Daumenil, la municipalité a commencé à aménager quelques tronçons pour le plaisir des flâneurs et des joggers. Mais ici les voies ont été maintenues, avec en arrière pensée l’éventuelle remise en activité ferroviaire de l’infrastructure.

La promenade d’un kilomètre et demi est très plaisante, ci et là l’architecte a fait installer des bancs en bois massif qui rappellent les traversés de chemin de fer, on trouve des pancartes explicatives sur les plantes et les animaux ainsi que le nom des rues que l’on traverse sur les ponts métalliques.

Le trafic et les embouteillages se déroulent sur une autre dimension.

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Vic, Compiègne et Paris, port de l’Arsenal

On va raccourcir ça.
De Vic à Compiègne il y a trois heures de navigation. Paulo, le capitaine du port nous avait réservé un emplacement de passage. Le River Pipit avait une réservation pour tout le mois de septembre.
En flottille nous y amarrons nos bateaux respectifs et nous passons quelques jours à flâner en ville, à faire un grand avitaillement au Carrefour de Venette et à visiter l’église abbatiale de Saint-Jean au Bois.

Le 31 août, nous lâchons les amarres et deux jours, 170 km et 8 écluses plus loin, nous retrouvons le port de l’Arsenal.
Olivier, le responsable des port de Fayolle à Paris, nous a réservé l’emplacement 56, pas loin de Fabien et Qin, Béatrice, Carlos, Vincent et Stéphanie et nos autres amis Parisiens, au fil de nos séjours ici, la liste est devenue longue. L’écluse franchie, nous avons le sentiment d’être revenus ‘à la maison’.

Les membres de notre famille et nos amis restés au foyer, tous ceux qui n’ont pas le virus nomade, se demandent et nous demandent parfois ce que nous faisons à longueur de journée, amarrés à Paris?

Nous y vivons et nous y vivons bien. Si les 40 m² habitables du Chat Lune, dunette et coursives compris, peut paraitre un espace restreint pour y séjourner pendant six mois par an, c’est oublier qu’à bord d’un bateau, l’eau qui nous entoure, les berges boisées, les prairies que les canaux traversent et le port entier font partie de la surface habitable.

Bien entendu, on partage les douches ainsi que la salle commune de la capitainerie.
Cette dernière comporte une télé grand écran et des tables, des chaises et des fauteuils confortables qui sont à notre disposition jour et nuit.
Et la vie privée me direz-vous?
Le code de conduite est très strict en cette matière, jamais on ne monte à bord d’un bateau étranger, même ami, sans en demander explicitement l’autorisation.
Tout comme vous ne franchissez pas le seuil d’une maison qui n’est pas la vôtre, même celle d’un ami, sans que le propriétaire ne vous y invite, vous ne mettez jamais les pieds sur un bateau, sans l’accord explicite de son propriétaire.
C’est la garantie de votre vie privée.

Par ailleurs, le port est un village, les échanges sociaux s’établissent spontanément, le lien commun est bien entendu le bateau avec tous ses aspects techniques et l’expérience de la navigation. « D’où venez-vous et ou allez-vous » est le sésame de toute introduction. Le reste suit naturellement.
Les nomades du fleuve sont de toute nationalité mais on croise une grande proportion d’anglophones. Les Anglais, Australiens, Néo-zélandais, Américains et les Sud-Africains aiment parcourir l’Europe et la France en particulier, en bateau.
Il y a les retraites qui troquent leur maison pour une barge habitable et vivent en France toute l’année. Bon nombre d’entre eux se retrouvent au port de l’Arsenal pour y passer l’hiver.
Il y a ceux qui, comme nous, ont une vedette fluviale et qui parcourent l’Europe six mois par an, d’avril à octobre et qui, l’hiver venu, rentrent passer l’hiver chez eux dans leur maison, sur terre.
Les Hollandais sont friands de cette façon de faire, la saison venue, on les voit par centaines descendre vers le midi en empruntant la Meuse, la Saône et le Rhône.
Et enfin, il y a ceux dont le bateau est la seule habitation et qui vivent toute l’année au port de l’Arsenal, dans un autre port, le long des berges de la Seine, amarrés aux berges d’un autre fleuve ou d’un canal.

Ceci dit, que faisons nous à Paris? Ce sera le contenu de mon prochain billet.

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Les châteaux, Coucy et Pierrefonds

Le matin vers 8 heures et en fin d’après-midi vers 17 heures, Jean promène son Labrador noir. De la main gauche il tient la laisse du chien et dans la main droite un sac en plastique transparent. Ici et là, il se baisse et ramasse une crotte de chien, une bouteille d’eau vide, un mégot et toute autre crasse que son œil averti repère sur son chemin.
Il m’explique que retraité depuis un an, il a pris l’habitude de ces balades journalières et que ramassant les excréments de son propre chien, il s’est mis à ramasser les autres saletés qu’il rencontre sur son parcours. « Depuis que fais que fais cela », me confie-t-il, »les berges de la rivière sont propres », ce que je confirme.

Jean est né à Vic, il est revenu ici à sa retraite et a acheté une maison dans le village.
« Gamin, je venais nager dans l’Aisne, il y avait à l’endroit de votre amarrage, une piscine municipale avec une glissoire ». Je lui confie que nous nageons dans la rivière, le matin au lever et le soir avant de nous coucher.
Nos amis anglo-saxons nous observent d’un œil méfiant en se demandent quelles maladies nous allons contracter en faisant de la sorte. Nous ne les convainquons pas de faire la même chose en leur expliquant que la présence des insectes patineurs sur l’eau est un indicateur fiable de sa propreté.

Jean connaît bien la région, il nous conseille d’aller à Coucy et à Pierrefonds. Le deuxième château a failli être vendu à Michael Jackson, ce dernier projetait de faire raser le village pour mieux mettre en valeur le monument, ‘urban legend?’

L’origine de Coucy remonte à 920, l’archevêque de Reims fit construire un modeste château pour protéger son territoire.
Il est successivement agrandi et embelli puis détruit au 17e siècle et à la révolution, il sert de carrière de pierres. L’État le rachète en 1848 et plusieurs architectes, dont l’incontournable Viollet-le-Duc se succèdent pour préserver ses ruines. En 1917 l’armée allemande lors d’un repli, détruit les quatre tours et le donjon pour éviter que l’armée française ne s’en serve comme supports pour son artillerie.

Aujourd’hui, nous croisons deux chantiers de restauration. Je suis impressionné par la minutie avec laquelle les volontaires et les professionnels manipulent avec amour les pierres de taille qu’ils positionnent ensuite avec la précision de l’horloger; le chantier de Guédelon me vient à l’esprit.

Il fait beau ce matin et nous nous promenons longuement sur les remparts et dans les vestiges des logis, de la chapelle, des tours et des caves qui elles, n’ont pas été détruites.

Le lendemain nous allons à Pierrefonds, le contraste avec Coucy est énorme. Mandaté par Napoléon III, Viollet-le-Duc a réalisé ici un chef d’œuvre de restauration avec les ruines du château démantelé sous Louis XIII.

C’est presque Walt Disney et je ne serais pas étonné qu’en effet Michael Jackson en soit tombé amoureux.

Ma préférence va à Coucy où mon imagination me permet de rêver aux chevaliers et aux Uhlans au casques pointus qui ont laissés leurs marques sur les pierres blessées.

À Pierrefonds, tout est fini, l’imagination n’y trouve plus sa place.

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Vailly-sur-Aisne,Vic-sur-Aisne et son château

Je quitte Asfeld à 09:00 et j’amarre le bateau à Vailly-sur-Aisne à 15:30 le long d’un quai de commerce devant le JOLISE, d’Amsterdam. Le skipper, très courtois, vient me prévenir qu’il va décharger de l’engrais chimique et que je risque d’avoir de la poussière sur le Chat Lune. Compte tenu de la direction du vent, je prend le risque.

Deux heures plus tard, débarrassé de son chargement, le Jolise quitte son amarrage et va se mettre en face, rive droite, pour passer la nuit. Le skipper prend une lance d’arrosage et nettoie son bateau, je fais de même, le Chat Lune brille sous le soleil couchant.

Un tour en Brompton me confirme qu’à Vailly il n’y a pas grand-chose à voir, je passe une soirée calme à bouquiner.

Le lendemain vers midi, j’arrive Vic-sur-Aisne où je rejoins Bill et Geneviève qui séjournent ici à bord de leur RIVER PIPIT. Sont également amarrés à Vic, le EFFORT avec à bord Graham et Nina, un couple d’Australiens ainsi que sur le CEVANTU, Alister et Elisabeth, des Écossais, tous plus sympathique les uns que les autres.
Nous restons une semaine ici et par ce beau temps de fin de saison, nous passons quelques soirées mémorables à partager le repas du soir assis sur les bancs que la commune à installé sur les berges de la halte nautique.

Lors d’une ballade au village en Brompton, je fais la connaissance de madame Peiffer qui avec son mari gère la conservation du château de Vic.
Elle déborde d’admiration pour mon vélo pliable, je lui fait une démonstration de l’engin et de fil en aiguille de notre conversation, elle me propose de nous faire visiter le château qui normalement n’est pas accessible au public ce week-end à cause d’un mariage qui va occuper les salles.

De l’extérieur, l’immeuble a fière allure, mais à part une vielle baignoire en zinc laissée au premier étage du donjon par les officiers de la Wehrmacht qui l’ont occupé pendant la dernière grande guerre, l’intérieur est vide. À la libération, la population locale et les voleurs occasionnels ou professionnels l’ont complètement dépouillé de tous les meubles et les tableaux; la cave à vin, pourtant cachée et murée, a subi le même sort.

Le parc du château est entouré d’un jardin à la française, entretenu par les moyens modestes dont disposent les gérants. Sans subsides officiels, les époux Peiffer ont comme sources de revenus, la location du château pour des mariages et autres célébrations et les tickets d’entrée des visites du dimanche.

Pour plus de détails, voir le site: http://www.chateau-de-vic.com/

Nous nous plaisons bien à Vic et comme nous disposons d’une voiture, nous avons programmé de faire quelques ballades dans le coin, Soissons, la forteresse de Coucy et le château de Pierrefonds font partie de notre projets.

Ce sera pour le prochain billet.

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Le canal des Ardennes, l’escalier d’écluses et l’église baroque d’Asfeld

Les sanitaires du port de Pont-à-Bac sont installés dans un cagibi en béton situé au milieu du terrain vague qui longe le canal. Il est recouvert d’un toit en tôle ondulé vert délavé et sur la porte on peut lire l’inscription ‘Reservé au Personnel’. Le local comporte un lavabo style industriel, un wc et une douche, tout fonctionne, l’eau chaude est chaude, les murs sont chaulés et le sol est propre. Au choix, je préfère ce genre d’aménagement aux ensembles préfabriqués en plastique léger que l’on rencontre parfois dans les capitaineries modernes.

Une douche matinale, un muesli et nous partons pour notre première journée sur le canal des Ardennes, direction Rethel.
Nous sommes avalants, les écluses sont rapides et à 13:00 nous avons rejoint le port de Rethel. L’endroit ne nous plaît pas, une fête foraine bat son plein et un grand panneau publicitaire annonce que le bal du samedi soir durera jusque trois heures du matin.

Une rapide concertation avec mon ami Léon suffit pour décider de poursuivre notre chemin et d’entamer l’escalier de 27 écluses successives qui vont amener le Chat Lune une centaine de mètres plus bas.
Elles sont automatiques, rapides et très rapprochées, notre éducation d’ingénieur nous mène à chronométrer notre progression, nous établissons qu’en moyenne il nous faut 6 min et 23 secondes pour parcourir la distance de la porte aval d’une écluse à la suivante, éclusage compris.
Le canal à été creusé et mis en service vers 1850. Les chalands tractés par des chevaux ou par les mariniers étaient beaucoup plus lents que le Chat Lune, les écluses étaient opérées manuellement, certains éclusiers avaient la charge de deux œuvres d’art et se déplaçaient à pied de l’une a l’autre, la bicyclette n’était pas encore d’usage à cette époque.

À 17:50 nous pénétrons dans le sas de la 33e écluse de la journée.
Ma main gauche actionne la tige de commande de l’opération d’éclusage mais par la même occasion, distrait ou fatigué, ma main droite actionne la tige rouge de l’alerte, le silence se fait, les feux passent au rouge et toute l’opération s’arrête.
Promptement, je saute à terre et par l’interphone j’entre en communication avec la centrale des VNF. La dame me promet d’envoyer un technicien sur place.
Deux minutes plus tard, ce dernier se pointe en souriant, il se trouvait par hasard et par chance à 20 mètres de nous, au pied de l’ancienne maison des éclusiers.
Il est 17:55, les écluses du canal des Ardennes tournent jusque 18:00 et leurs équipes également, le technicien remet le système en marche, le bassinage se poursuit et à 18:10 nous amarrons le bateau au quai du port d’Attigny.
Nous avons parcouru aujourd’hui 46 km et franchi 33 écluses et nous avons évité de justesse de passer la nuit dans le bassin de l’écluse d’Attigny.

Le guide fluvial mentionne l’existence d’une belle église baroque à Asfeld, … km et trois écluses en aval d’Attigny. Léon décide de m’accompagner jusque là, en fin d’après-midi, un taxi le conduira à Rethel où il prendra le TER pour Sedan. De là, un bus l’amènera à Mouzon où il a laissé sa voiture, le déplacement en province demande quelque réflexion.

En 1680, Jean-Jacques de Mesmes, comte d’Avaux, célèbre pour avoir participé activement à la signature du Traité de Nimègue, est le nouveau maître des lieux. Il décide de faire reconstruire l’église de Asfeld. L’homme est érudit, il a voyagé et en Italie il est tombé sous le charme de l’art baroque, ses coupoles, ses colonnades et ses dômes. Il confie la réalisation de l’oeuvre à une autre célébrité de l’époque, le Frère Dominicain François Romain. Ce dernier né à Gand sous le nom de François Roman, avait consolidé sa réputation de bâtisseur en réussissant à résoudre les problèmes techniques liés à la reconstruction du Pont Royal à Paris.
Le comte d’Avaux lui demande de s’inspirer des formes d’un instrument de musique, pour que les chants et les prières soient mieux portés vers le ciel.
Le frère architecte choisit la viole de gambe comme plan de l’édifice. L’église est construite en brique, le lieu du culte est une rotonde qui s’inscrit dans un pentagone et le péristyle est couvert et entouré de colonnades.

Une fois amarrés, fiers d’être Gantois, nous allons admirer une des plus originale mais charmante église que nous ayons eu l’occasion de découvrir, jugez-en par les photos ci-jointes.
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Pont-à-Bac, La Cassine et le marché paysan

À « La Cassine » ce n’est pas la toile de fond qui change entre les scènes, c’est toute la tribune qui se déplace sur rails pour aller au prochain décor.
En effet, grâce à un gradin mobile de 1650 sièges (avec dossiers) qui se déplace sur plus de 350 mètres, le public embarque dans un espace scénique et reposant de 10 hectares.
Cette année, l’Association Culturelle du Château de la Cassine présente un tout nouveau spectacle avec l’adaptation de l’œuvre d’Emile Zola.

La Cassine, c’est aussi, en été, chaque troisième vendredi du mois le marché paysan qui se tient dans la chapelle de l’ancien couvent des Cordeliers, à côté ruines du château, les fermiers du coin présentent leurs produits aux consommateurs.
Légumes, viande, fromages, oeufs, miel, je me laisse tenter par des tomates dont le cultivateur me vante les goûts avec le plaisir de l’oenologue qui fait l’article d’un bon millésimé. ‘Celles-ci ont un petit arrière-goût de chocolat, celles-là sont noisettées et n’ont presque pas de graines’. J’en achète quatre de chaque sorte et plus tard sur la bateau, relevées d’une légère vinaigrette, nous savourons ces fruits dont on avait oublié qu’il en existât d’aussi délicieux.
Les supermarchés n’offrent plus que des objets parfaitement sphériques à la peau glacée, issus de l’aquaculture, insipides à souhait.
Chez le boucher, j’achète deux grandes tranches de foie de veau, toutes fraîches, baignant dans le sang, on mange bien sur le Chat Lune.

Ce matin nous avons quitté Mouzon en flottille avec Jean et Patricia sur le Möllu, Jacques et sur le Skayen II et Bert le Hollandais sur Geervliet destination Pont-à-Bar.

Contrairement aux indication du guide Fluvial, le port de Sedan n’est plus accessible, les pontons démontés lors d’une précédente crue sont entreposés sur le quai au sud du camping et le propriétaire des lieux n’a pas l’intention de les réinstaller.
Nous visiterons la plus grande citadelle d’Europe lorsque la ville aura réaménagé un port de plaisance.

La vallée de la Meuse est belle, particulièrement dans les biefs où nous naviguons sur le fleuve, ce qui devient de plus en plus fréquent au fur et à mesure que nous progressons vers le nord.

Entre le PK 96 et 97, le Möllu, le Skayen II et le Chat Lune quittent la Meuse pour pénétrer dans le canal des Ardennes, Gert et son épouse poursuivent leur chemin vers la Hollande.

Les écluses 7 et 6 franchies, nous nous amarrons rive gauche au port de plaisance de Pont-à-Bar.

C’est alors que Jean et Patricia, dont c’est le port d’attache, et qui ont leur voiture sur place, nous proposent de les accompagner à La Cassine pour faire quelques approvisionnements au marché paysan, dont je parle plus haut.

La convivialité des plaisanciers offre souvent des surprises agréables.

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Mouzon, Alfred Sommer et le musée du feutre

Mouzon à un petit port de plaisance bien équipé, eau, électricité et lorsque la capitainerie est ouverte, le matin de 08:00 à 10:00 et l’après-midi de 18:00 à 20:00, sanitaires et douches.
En fin de matinée lorsque je frappe mes amarres, le Chat Lune est le deuxième bateau à quai. À 16:00, le port est rempli, les bons endroits sont connus.

Comme prévu, un vieil ami me rejoint à bord, il va m’accompagner pendant quelques jours, jusqu’à Asfeld sur le canal des Ardennes.

La commune se situe à la croisée de la Meuse et de l’ancienne voie romaine qui va de Reims à Trèves. La rivière Yoncq se jette dans la Meuse sur le territoire communal.

Aujourd’hui, le 15 août, tout est fermé sauf l’abbatiale et le musée du feutre.
L’origine de l’église remonte à 1190. En 1212, après un incendie elle fut reconstruite en style gothique et puis fit l’objet d’importantes rénovations au 19ème siècle et ensuite, bien entendu, après le passage des deux guerres mondiales.

Le musée du feutre, créé en 1988, est installé dans les anciennes étables de l’abbaye.
L’industriel Alfred Sommer établit une usine de fabrication de ce produit en 1880.
Pour plus de détails sur la saga des Sommer, voir le site suivant:

Cliquer pour accéder à lefeutresaCD1.pdf

Je suis étonné par la diversité de l’usage actuel du feutre, voici une liste non-exhaustive:

Isolation acoustique pour voitures
Joints d’étanchéité
Pièces pour le polissage
Patins pour chaises et meubles
Pointes pour stylo à encre
Cartouches filtrantes
Feutrés décoratifs
Feutrine pour bricolage
Jouets
Mécanisme lubrifiant
Housses protectrices
Amortisseurs touchés de piano
Supports antivibratoires
Isolant acoustique et thermique

Le musée aborde trois domaines: l’histoire du feutre avec une grande collection de feutres orientaux et un film qui montre la fabrication artisanale du produit en Turquie où les artisans frappent la laine avec leur poitrine dénudée, leur sueur aide à la conglomération des fibres, le feutre industriel avec une chaîne de fabrication et la création contemporaine à base de ce textile.
Le musée accueille des artistes contemporains du feutre, une exposition temporaire montre des figurines colorées fabriquées à l’aide de ce produit.

Le port est charmant, nos voisins plaisanciers Luxembourgeois du Möllu se mesurent à une partie de pétanque sur la piste municipale.

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Stenay, le Château des Tillieuls, le Kronprinz et le musée Européen de la bière

En septembre 1914, le ‘Kronprinz’, fils aîné de Guillaume II s’installe à Stenay dans le Château des Tillieuls lequel fut construit par la famille Verdier en 1881. Les envahisseurs le rebaptisent ‘Unter den Linden’ et le prince y séjourne jusqu’en février 1918.

En 1940 l’immeuble est partiellement détruit par les Français en retraite. En 1950 une villa est construite sur les fondations, les caves et garages de l’ancien château ont résisté à la dynamite.
La maison est toujours habitée par les descendants de famille Verdier et elle n’est pas accessible au public.
De toute manière c’est la visite du château original qui m’aurait intéressé.

En ville, l’office du tourisme est ouverte le matin. À 14:00, la préposée déménage vers le port de plaisance où jusque 18:00, elle prend la relève de Marcel, le capitaine du port.
La dame est une sympathique source d’information, elle me raconte l’histoire de la ville et elle me vend une carte postale avec la photo du Château des Tillieuls pendant l’occupation Allemande, voir ci-dessous.

Une autre curiosité de Stenay est le musée Européen de la bière. Dans l’ancien ‘Magasin aux Vivres’ de la citadelle, on peut y découvrir l’évolution des techniques brassicoles de la plus haute Antiquité jusqu’à nos jours.

J’ai déjà visité plusieurs brasseries en fonctionnement, dont celle des moines d’Affligem; il me manque ici la chaleur lourde de la bière en gestation, l’odeur pénétrante du houblon et le cliquetis des bouteilles qui à la queue leu-leu, comme une armée de petits soldats, vont de la station de lavage vers les machines de remplissage et d’embouteillage.
Le musée de Stenay remplit sa fonction didactique mais il lui manque la vie.
Par contre, j’aime beaucoup la collection d’affiches publicitaires dont je livre un échantillonnage ci-dessous.

À la sortie on traverse une brasserie qui offre une large sélection de bières.
Mais si vous aimez la bière, venez à Gand et allez au Dulle Griet, situé au marché du vendredi, le café offre plus de 250 bières différentes avec chaque fois, le verre approprié.

Le Chat Lune est amarré au port de plaisance de Stenay.
Marcel, le capitaine du port, loge dans son mobile home à côté de la capitainerie. C’est un Belge serviable, toujours de bonne humeur. À l’heure de l’apéro, son rire fracassement est le témoignage du bel esprit qui règne dans le port et parmi les occupants des nombreux camping cars parqués le long du quai, face aux bateaux de plaisance.

À noter que le port fait à juste titre la fierté de la commune, l’équipement est complet, douches, sanitaires, eau électricité, wifi, machine à laver sur place et aussi un lavoir public à 50 mètres. Comme je l’ai déjà signale plus haut, la dame de l’office du tourisme y siège l’après midi.

Je reste deux jours à Stenay.
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Verdun, le Centre de la Paix, la vallée de la Meuse et l’église ND du Mont-devant-Sassey

On dit la Grande Guerre mais on dit pas la Grande Paix, on dit les guerres mais on ne dit pas les paix, ainsi ce serait une gageure d’organiser une exposition consacrée à la paix et par conséquent, le Centre Mondial de la Paix, des Libertés et des Droits de l’Homme à Verdun, offre aux visiteurs 7 expositions consacrées à différents aspects de la guerre, celle de 14-18, celle de 40-45 et la récente guerre au Mali.

Le centre est logé dans les bâtiments de l’ancien Palais Épiscopal, construit sous Louis XV au 18e siècle. Les bâtiments ont souffert lors de la première guerre mondiale mais l’ensemble fut restauré et il a servi d’État Major aux Nazis en 40-45.

Le guide me fournit une paire de lunettes polarisantes et j’assiste pendant une demi-heure à la projection de stéréogrammes digitalisés qui retracent différents chapitres de la première guerre mondiale, les départs pour le front en train avec les conscrits souriants faisant des gestes d’adieu à leurs famille et amis, la guerre sera courte pensait-on le 11 août 1914, les tranchées embourbées, les cadavres qui jonchent les champs de bataille et les prisonniers chargés de les ramasser, les postes d’attente et les officiers qui consultent les cartes d’état major. Un chapitre est dédié aux animaux crèves, chevaux, ânes, chiens, le texte précise que tuer les animaux de l’ennemi faisait partie de la campagne de démoralisation, les machines à gaz et les soldats portant les masques de protection, les véhicules motorisés et les convois tractés par des chevaux réquisitionnés aux paysans, tout cela en sépia et en noir et blanc.
Le relief donne aux images une force et une animation à cette boucherie insensée.

Dans une salle annexe, le centre expose des clichés couleur pris par les photographes professionnels de l’armée lors de l’intervention récente française au Mali.

Le contraste avec les stéréogrammes de 14-18 est sidérant, on passe de l’horreur pure au monde de Walt Disney.

Le Chat Lune descend la Meuse, direction Sedan où nous allons prendre le canal des Ardennes qui va nous conduire à Compiègne puis à Paris.

La vallée est bucolique, des prés, des vaches, brunes et blanches, des champs de blé moissonnés d’un jaune ocre, sur chaque rive des arbres, parfois un mur impénétrable, parfois espacés, le soleil joue des ombres, au loin des collines sont verdoyantes, ça y est, je deviens romantique.

De Troussey à Dun les écluses sont manuelles, souvent opérées par des étudiants en job de vacances, ici et là un VNF professionnel, tous efficaces et aimables. Les écluses automatisées sont souvent plus rapides mais au choix, les quelques propos et plaisanteries échangés avec les opérateurs rendent le trajet plus riche, l’homme est un animal social.

À Dun, mon guide fluvial m’indique la présence d’une église à visiter.
Sur les contreforts de l’Argonne, siège d’une des batailles célèbres de la Grande Guerre, s’érige Notre Dame de Mont-devant-Sassey. C’est une église fortifiée, datant du XIe et du XIIe siècle qui a sût braver les guerres et les pillages. Sculptures romanes et gothiques se côtoient, le cœur et la crypte sont d’une beauté sobre. L’ensemble respire la puissance et malgré son aspect un peu château fort, le tout est d’une élégance équilibrée.
Pour l’occasion j’ai sorti mon Brompton, mais malgré mon petit développement, j’ai du mettre pied à terre pour gravir les derniers cent mètres avant d’arriver au portique d’entrée.

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L’École de Nancy, le Muséum-Aquarium et le Spalax d’Ehrenberg

Le musée d’histoire naturelle de Nancy, intitulé Muséum-Aquarium de Nancy vaut le détour pour ceux qui comme nous préfèrent les animaux empaillés aux animaux emprisonnés dans les zoos.
Au premier étage je découvre le Spalax d’Ehrenberg, le nom m’enchante et la bestiole est mignonne à souhait.

Une charmante jeune femme nous accoste pour nous soumettre à une enquête régionale destinée à évaluer la ‘performance’ des musées Lorrains. Je lui fait remarquer que le qualificatif de ‘performant’ pour évaluer la qualité d’un musée me paraît étrange mais cela ne semble pas la préoccuper ni même lui avoir traversé l’esprit.

M. est fascinée par l’exposition temporaire Corps-En-Images, la technologie à l’aide d’Hippocrate.

Le rez-de-chaussée comporte deux salles avec des aquariums qui fascinent les centaines d’enfants que leurs grand-parents ont escorté ici par ce mercredi nuageux.
Nous y découvrons les poissons grenouilles, capables de vivre provisoirement à l’air libre, sur la vase ou les branches des palétuviers de la mangrove où ils se nourrissent d’insectes et de petits invertébrés; étonnant les embranchements de l’évolution des espèces.

Ici et là dans le musée on bute sur des poissons fabriqués avec des bouts de bois et des déchets métalliques, œuvres de Georges Bellut, ‘Océans de Bois’. L’Art Brut comme lien entre les animaux empaillés et les poissons vivants.

Ce matin nous avons visité le musée de l’Ecole de Nancy. Il est situé dans l’ancienne propriété d’Eugène Corbin, mécène et collectionneur de l’École de Nancy.

Le musée conserve une collection de verreries de plus de 400 pièces d’Emile Gallé.
Nous y découvrons aussi quelques objets des frères Daum, ils nous semblent être plus délicats que les créations de Gallé, mais c’est une opinion personnelle.
Toute la maison est meublée en Art Nouveau, salles à manger, pièces de séjour, chambres à coucher, salles d’eau et cuisine.
Sont présent quelques uns des plus beaux meubles de Gallé, dont la commode “Les parfums d’autrefois”, la table “Le Rhin » et le lit “Aube et Crépuscule”.

Dans le jardin du musée on peut voir la sépulture de Georgette Vierling, la femme du critique d’art nancéien Jules Nathan, un exemple d’architecture funéraire Art Nouveau.

En 1904 Eugène Corbin fait construire dans son jardin un pavillon circulaire abritant un aquarium. Cet édifice qui s’apparente aux folies du 18e siècle, est attribué à l’architecte nancéien Lucien Weissenburger. La toiture en forme d’ombrelle est d’inspiration japonaise. La porte et les impostes des fenêtres sont ornées de vitraux de Jacques Gruber.

Je joins à ce billet quelques photos prises lors du spectacle nocturne de la place Stanislas.

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