Neustrelitz, d’un cul-de-sac à l’autre

Debout à 06:00, départ à 07:00, nous avons projeté d’être les premiers dans les deux écluses qui vont nous sortir du cul-de-sac aquatique de Reinsberg.

L’objectif est atteint, tant à Wolfsbruch qu’à Strasen, un feu vert nous accueille, quel plaisir!
Les deux écluses suivantes basculent à notre approche, l’attente est négligeable et nous nous amarrons au quai du port de la ville de Neustrelitz à midi quinze.

Naviguer tôt le matin est un délice, les lacs sont des miroirs, le seul vent est celui que nous faisons, personne d’autre ne bouge, notre moteur est très silencieux et nous entendons plein d’oiseaux, il fait agréablement frais et l’odeur de l’eau est un régal.

Dans le Grosser Priepertsee je mets le moteur au point mort et nous faisons le tour du Chat Lune à la nage.

Assez de commentaires, voyez les photos.

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Rheinsberg, le prince Henri et Kurt Tucholsky

Les barbares de la DDR ont utilisé pendant quarante ans le château de Reichsberg comme sanatorium. Les cabinets privés et les salles richement décorées en ont subi les conséquences.
En 1991 commença une majeure opération de restauration et de recherche des trésors perdus qui se poursuit encore de nos jours.

Le château est grand et les restaurateurs ont fait un remarquable travail de reconstitution de la décoration des murs.

Malheureusement le mobilier manque et la voix du guide électronique que nous avons pendu à notre cou débite des phrases du genre: ‘Vous vous trouvez dans le cabinet d’étude du prince Henri. Les murs de cette chambre étaient recouverts de soie bleue – en effet, mais du neuf – dans le coin gauche se trouvait le bureau du prince – rien – en face un récamier – rien – dans lequel le prince aimait d’allonger pour lire, une commode en acajou et une table de jeux – rien – complétaient le mobilier de cette chambre.’

Le château fut offert à Frédéric II par son père le Roi de Prusse Frédéric Guillaume I. Celui-ci fit appel à son architecte favori, Georg Wenzeslaus von Knobelsdorff pour le reconstruire. Frédéric disait à loisir que ses années à Rheinsberg étaient les plus belles années de sa vie.

À son accession sur le trône, il en fit don à son frère Henri. Ce dernier aima tellement le château qu’il demanda à y être enterré, ce qui fut fait dans le parc sous une pyramide romantique à l’épitaphe en français, composée par le prince. Voir la photo ci-dessous.

Le café en face du port, ainsi que la rue qui mène au village, portent le nom de Tucholsky. Dans une annexe du château une exposition est consacrée à l’écrivain. Curieux, je m’informe et l’homme des tickets m’explique que Kurt Tucholsky passa ici un weekend amoureux prolongé avec une amie à la suite duquel il écrivit le petit livre qui le rendit célèbre:
« Rheinsberg – ein Bilderbuch für Verliebte ».
Tucholsky aimait les femmes et son ami Theobald Tiger lui dédia un beau poème que je joins en annexe.

Après la sieste nous flânons dans le village et comme souvent aux endroits les plus inattendus nous découvrons un témoignage de l’horreur de la deuxième guerre mondiale.
Voir la photo ci-dessous.

Au marché du village nous achetons nos premières cerises de la saison.

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L’écluse de Diemitz

Devant l’écluse de Diemitz, 14 bateaux attendent, les uns sont amarrés, les autres tournent en rond, il est midi.

Nous attachons le Chat Lune à une barge de chantier (fermé pour le long weekend) et je cuis des courgettes aux oignons que j’agrémenterai avec des pâtes pour notre repas du soir.

À 15:20, l’éclusier fait passer une bassinée de canots remplis de fanatiques de tout âge.
Les sportifs sexagénaires sont barbus, musclés et leur équipement est ad hoc et minimaliste. Les ados sont bronzés, les bras et les épaules dénudées dans des T-shirts colorés. Les machos portent des chapeaux de cowboy en cuir délavé et ils serrent entre leurs jambes une caisse de bière bien entamée.
Tous sont de bonne humeur sous le soleil brulant et M. commente qu’elle ignorait qu’il y eut autant de canots sur la terre et que plus en est, il étaient tous réunis ici.

À 16:00 nous franchissons les portes du bassin et trois heures et demie et trois écluses plus tard nous amarrons le Chat Lune dans le port de Rheinsberg, le but de notre journée.

La navigation est magnifique, nous traversons des paysages féeriques, les lacs se suivent reliés par des canaux ombragés, le ciel est bleu, l’eau est bleue, le soleil brille, les nuages sont blancs, bref c’est le pied.

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Rechlin, le Luftfahrttechnisches Museum et Melitta von Stauffenberg

L’aéroport de Rechlin fut construit pendant la première guerre mondiale. Le troisième Reich crée la Lufwaffe (l’armée de l’air) en 1935 et consacra l’aéroport comme centre de test pour ses avions (Erprobungsstelle).
Les pistes et les baraquements furent en partie construits par les prisonniers du camp de concentration de Ravensbruck.

Ce matin sous un ciel bleu et un soleil éclatant nous traversons le Müritz du nord au sud aidé par un léger vent arrière. Les voiliers font presque du surplace; sans commentaires.

Nous nous amarrons dans la Müritz Marina dans la Claassee.
C’est une des bases de location de Kuhnle. Leurs bateaux sont larges, spacieux et intelligemment aménagés mais moches.
Nous n’aimons pas trop les côtoyer dans les écluses et dans les ports car ils sont en acier et leurs équipages ne sont pas toujours très doués pour les manoeuvres subtiles.

Nous avons décidé de faire une halte ici car au sud de la Claassee se trouve le Luftfahrttechnisches Museum qui retrace l’histoire de l’aéroport.
La dame des tickets me demande: ‘Vom welches Bundesland kommen sie?’, je répond bêtement ‘Frankreich’ et M. me glisse au creux de l’oreille: ‘vrai, si Hitler avait gagné la guerre’.

Ce centre d’essai important de la Luftwaffe fut aussi utilisé pour l’analyse des avions alliés capturés pendant la deuxième guerre, tel qu’un Spitfire et un bombardier B-17.
En 1945 l’armée Soviétique pris possession des lieux et y resta jusqu’en 1993. Ce fut une de leurs bases avancées à l’ouest avec entre-autre une flottille de MiG-29.

Une exposition temporaire raconte l’histoire de Melitta Schenk Grafin von Stauffenberg, née Schiller, d’origine juive, belle-sœur de l’officier qui organisa l’attentat raté contre Hitler.
Ingénieur de formation, elle fut le pilote d’essai de la Luftwaffe avec le plus grand nombre d’avions testés et l’armée lui accorda le glorieux titre de Flugkapitän.
Elle fut arrêtée avec les autres membres de la famille Stauffenberg suspecte d’avoir participé au complot. Relâchée elle poursuivit sa carrière de pilote d’essai.
Le 8 avril 1945 elle mourut abattue par un avion de chasse américain.

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Waren, relâche, 3 lessives et 1 église

Le soleil est revenu en force cet après-midi sur le port de Waren.

Ce matin M. fait trois lessives pendant que je me branche sur le wifi de l’hôtel Harmonie.
Mettre à jour une vingtaine ‘d’apps’ sur mon iPad demande plus de puissance que ce que la clé 3G me fournit.

Aujourd’hui c’est jour de relâche, avec une seule église au programme. Voir ci-bas.

Les connaisseurs disent à juste titre que pour trouver une place dans le port de Warren, il faut y arriver avant 15:00.
Du haut de la dunette du Chat Lune nous observons les manoeuvres plus ou moins réussies des arrivants. C’est le plaisir d’un port actif, il s’y passe toujours quelque chose.
Et il en a qui ont des bateaux tellement longs qu’il me faut deux photos pour les capter.

Ce soir nous mangeons des asperges avec des pommes de terre vapeur.

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Rostock et l’orgue de la Marienkirche

Il est 20:00 et les éboueurs de Waren nettoient les quais.
Un violent orage a fait déborder les égouts et leurs odeurs flottent dans le port ce soir.
Les Allemands sont incroyables! Je ne vois pas les services publics Français ou Belges se déplacer pour une opération de désencrassage une heure à peine après les dégâts.

Ce matin sous un soleil éclatant nous prenons le train pour Rostock, ville Hanséatique située sur les bords de la rivière Warnow, à une vingtaine de kilomètres de Warnemünde, son port de mer.
C’est la plus grande ville du Mecklembourg et du temps de la Hanse, une des plus riches comme en témoigne l’architecture en brique rouge du port et du centre de la vieille ville.

Je me répète, mais ici encore tous les immeubles, tant publics que privés, sont fraîchement repeints dans des couleurs pastels chatoyantes. Ce promener dans les rues est un plaisir pour les sens.

À la gare de Rostock, l’employée de la Deutsche Bahn nous a dit de prendre le tram 5 ou 6 pour nous rendre au centre de la vieille ville. Elle nous fournit également un plan avec un parcours fléché et 12 stations à visiter, chose que nous adorons faire.

La station numéro 1, la Marienkirche près du Ziegemarkt, nous vaut d’avoir fait le déplacement.
Jamais nous n’avons vu un orgue d’une telle dimension et aussi richement décoré.
Les boiseries multiples et multicolores contrastent et sont mises en valeur par la couleur blanche des murs et des colonnes.
Il est midi lorsque nous pénétrons dans le lieu et comme souvent a cet heure, les églises évangéliques organisent un court service, ce qui nous donne le plaisir d’entendre l’orgue jouer. On s’assied et on en reste baba.

Le parcours nous fait aussi découvrir l’université (fondée en 1419), le port, les murs d’enceinte et la ‘Steintor’ (porte de pierre) de l’ancienne ville.

À l’opposé et en fin de parcours l’église Saint-Nicolas a été désacralisée et transformée. La partie centrale où se trouve toujours l’orgue, se loue comme salle de concert et dans le volume entre le plafond et la toiture, des studios et des appartements ont été aménagés.
La porte d’entrée de l’ancien lieu sacrée comporte des sonnettes et des boîtes aux lettres.

Nous rentrons au bateau heureux mais trempés par une sévère pluie d’orage de fin de journée.

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Waren et les esturgeons

Pas un pet de vent ce matin lorsque nous remontons de Klink vers Warren. Les voiliers qui veulent avancer marchent au moteur, 40/15 pour le Chat Lune.

Les esturgeons géants qui tournent en rond dans un bassin qui fait à peine deux fois leur taille doivent nourrir de sombres pensées.
Le Muritzeum est l’attraction principale de Waren. Logé dans un bâtiment conçu tout en bois par des architectes Suédois, il combine des aquariums avec des présentations interactives, des clips vidéos et une multitude de tiroirs et de présentoirs didactiques.

Il fut un temps où nous visitions systématiquement tous le zoos et les aquariums que nous croisions sur notre chemin.
Aujourd’hui les animaux encagés nous rendent tristes même si c’est pour l’éducation des jeunes citadins qui ne connaissent que les poissons rouges et les pigeons des gouttières.

Que c’est beau le vol des grues dans le ciel printanier, les carpes qui font le tour du bateau dans les ports le soir et le cri de la chouette la nuit.
C’était la minute romantique du jour.

Questions animaux, nous aimons particulièrement les musées d’histoire naturelle. Les anciennes bestioles empaillées font notre bonheur. À ce propos et hors du contexte, celui de Lille est une merveille du genre, voir l’image ci-dessous, on se croit dans le décor d’une histoire d’Adèle Blanc-Sec; mais je m’égare.
J’admire le système de chauffage original installé dans l’église que nous traversons en rentrant du Müritzeum. Elle ferme à 16:00 et le bedeau qui nous pousse dehors nous souhaite 500.000 € de solvabilité, c’est plus concret de des indulgences.

Waren est la ville que l’on associe au lac Müritz. C’est propre comme la Suisse, tous les immeubles sont parfaitement restaurés, le port municipal est plein comme un oeuf, et si je dois mesurer le niveau de ‘touristication’ au nombre de boutiques qui vendent des montres et des bijoux, le baromètre est au beau fixe. C’est le Hvar de la Mecklembourg-Poméranie.

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Klink, le Schloss et la relâche

À la sortie du Reekkanal nous entrons dans le Müritz et nous virons au SSO direction Klink.
Un bon 4 dans le nez, le Chat Lune fend allègrement les flots et vingt minutes plus tard nous l’amarrons dans la marina du château de Klink.
À la voile, nous aurions du louvoyer pendant une heure et demie et nous aurions pris les embruns en pleine figure, littéralement.
Moteur-voile, quinze partout.

Ce matin comme de coutume le dimanche, nous avons dégusté un petit déjeuner dans une Bäckerei pour ensuite larguer les amarres, passer le pont de 10 heures, traverser la Fleesensee et la Kölpinsee pour ensuite pénétrer sur le lac Müritz.
Nous continuons à être émerveillés par la beauté de la nature que nous traversons depuis plusieurs semaines.

Le château de Klink est une copie des châteaux que l’on voit le long de la Loire. Il fut construit en 1898 par Arthur et Hedwig von Schnitzler d’après les plans de l’architecte Berlinois Hans Otto Friedrich Julius Grisebach, j’aime bien ce nom.

Aujourd’hui c’est un jour de relâche, nous savourons une ‘Moonkuchen’ et un café sur la terrasse du château, devenu hôtel restaurant quatre étoiles.

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Malchow, les orgues et le Tefifon

Le Tefifon est une invention de l’entrepreneur Allemand Dr.Karl Daniel. La machine reproduit de la musique ou des paroles à partir d’une cassette dans laquelle tourne en continu un ruban en matière synthétique gravé comme un microsillon. Une aiguille capte les sons et les transmet à un ampli qui les transmet à un haut-parleur.
L’engin eut du succès car les petites cassettes peuvent contenir une heure et les grandes quatre heure de musique dont la qualité équivaut à celle des 78 rpm.
La production fut abandonnée en 1965.

Dans la grange du même musée du nom de « Kiek in un wunner di » (viens voir et étonne-toi) nous découvrons une bicyclette pliable de la marque BSA, utilisée en 1940 par les parachutistes Anglais, l’ancêtre de nos Bromptons.

Dans ma naïveté, je nous voyais dans couvent de Marchow croiser des moines en bure fabriquant du fromage et bouillant le cru.
Nenni, l’aile bâbord est en partie occupés par des locataires et l’autre aile abrite l’atelier d’une artiste peintre et celui d’une artiste qui travaille le cuivre.
Les soeurs cisterciennes sont parties.

L’église a été transformée en musée d’orgues et ce n’est que ci et là une croix et la statue de Martin Luther qui rappelle son ancienne vocation.
De ce côté-ci de la baie l’ensemble ressemble à un couvent de grande envergure avec sa majestueuse tour d’église ornée d’une sphère en or et d’une imposante croix.

Une promenade en ville nous réserve quelques surprises comme un mémorial à la mémoire des soldats soviétiques et l’effet inquiétant d’une statue cassée dans le jardin d’une villa abandonnée.

Le Stadthafen où nous sommes amarrés depuis hier midi figure sur ma carte de navigation mais pas sur la photo aérienne de Google Earth.
Le ‘Hafenmeister’ m’explique qu’il y quatre ans, le maire de la ville chercha et trouva un sponsor pour remplacer un parking mal entretenu par le présent beau petit port situe au coeur de la ville, vive le maire de Malchow.

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Malchow

En son temps sur mon voilier, avec un bon 4 au trois quart arrière, j’aurai grée un gennaker et on aurait filé 8 noeuds facile au plané.
Avec le Chat Lune, on avance en crabe en roulant gentiment dans la houle et avec le moteur à 2000 rpm, on file un bon 10 km/h.
Nous traversons le lac de Plau pour atteindre le port de la ville de Malchow une heure et demi plus tard.
Il vient d’être construit et il est amusant de constater que sur la photo de Google on voit au même endroit un parking rempli de voitures.

Du Chat Lune nous voyons à notre gauche le pont tournant et en face, le monastère que nous allons visiter demain.

Avant de partir ce matin nous avons gravi la tour de l’ancien fort de Plau. Au centre du niveau zéro de l’escalier un orifice d’un mètre de diamètre donne accès à une cave-prison de 11m de profondeur. Le guide nous explique que les prisonniers y étaient descendus à l’aide d’une corde et que le but n’était pas de les tuer mais d’en faire de l’argent en exigeant une rançon. Ce n’était pas le confort, mais ils étaient nourris, la température était constante, été comme hiver 12°C et le seau hygiénique était vidé une fois par jour.

À l’instar de Plau, nous avons droit à l’explication de l’horloge de la tour, mais c’est le guide qui remonte les poids.

Au bas de la fortification, le musée de la ville retrace comme de coutume dans ce genre de musée, l’histoire de la ville au travers de ses anciens corps de métiers et de ses industries qui toutes ont fermé leurs portes il y a vingt ans, lors de la chute du mur.

La plus importante était l’élevage de visons et de renards, mon âme de citadin a une pensée émue pour ces petites bêtes.
Nous y retrouvons la même étrange mais astucieuse machine, déjà vue dans la tour-musée de Lübz, utilisée par les cordonniers pour sertir les semelles des bottes avec des clous en bois.
Le principe est simple, une aiguille perce un trou dans la semelle et en deuxième mouvement, une tige découpe un clou et l’enfonce, à partir d’une languette de bois qui est présentée en continu, la photo ci-jointe est plus claire que mon explication.

Selon les guides et les locaux, l’attraction principale à Malchow est l’ancien pont tournant qualifié d’historique.
À part le fait qu’il constitue la barrière au seul accès entre les plans d’eaux de l’est de l’ouest de la région et qu’il n’est opéré qu’une fois par heure, je ne suis pas particulièrement impressionné.

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Plau et la fromagère de Hambourg

Parfois en fin de journée, lorsque je prend en main mon iPad, il m’arrive de me dire ‘aujourd’hui il ne s’est rien passé qui mérite d’être noté dans mon blog’.

Sauf bien entendu l’écluse de Bobzin avec sa dénivellation de 7,50 m et son système de remplissage par des canalisations placées sous la dalle du fond, ce qui provoque des remous impressionnants et nécessite un amarrage solide et attentif.

Et puis le beau pont levis en acier peint en bleu de Plau, construit en 1913, détruit en 1945 et reconstruit en 1991.

Et aussi la belle église en haut du bourg. Nous ne résistons pas à la tentation de grimper au sommet de la tour pour admirer les toits rouges et le lac de Plau en arrière-plan.

Enfin, dans la Wallstrasse une jeune Hambourgeoise, qui à ses dire est considérée comme un peu folle par les Plautois, a ouvert il y a deux ans une fromagerie avec des produits du terroir Français et Allemand. Nous laissons de côté le fourmes d’ambert, les roqueforts et le brie de Meaux et nous achetons quelques fromages locaux.

L’écluse de Plau est la dernière avant les lacs du plateau de Mecklenburg.
Demain nous traverserons le lac de Plau pour aller à Malchow ensuite ce sera le Müritz.

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Lübz et la lithophanie

Ce matin c’est jour de marché à Parchim. Nous en profitons pour acheter quelques fruits frais et de quoi agrémenter le petit déjeuner.
La boulangère me dit ‘bonjour jeune homme’ et puis elle nous fait longuement l’article et elle nous explique en détail les mérites de la composition de ses différents pains.
Elle nous convainc d’acheter des pistolets comme ‘on les fait chez nous, solides et sans vent’ et pas ceux qui viennent de l’ouest, nous dit-elle.
En effet, la pâte ressemble à des bagels mais tout compte fait, nous préférons les pains qui ‘viennent de l’ouest’.

Trois heures de navigation sur la ‘Elbe-Müritz Wasserstrasse’ nous conduit à Lütz.

En 1633, la Duchesse Sophia von Mecklenburg-Schwerin fonda ici une maison de retraite pour femmes veuves.
Son époux se suicida et comme voulait la loi, elle dut abandonner le château de Schwerin pour venir résider dans un ‘Witwesitz’ (résidence pour veuves) à Lübz.
Ici, elle promit à dieu de faire ériger une chapelle si après la guerre de trente ans, son fils devenait Duc de Mecklenburg. Sa prière fut exhaussée, la chapelle vit le jour et en annexe elle fit ériger des maisonnettes destinées à abriter huit veuves nobles et quatre veuves roturières. Aujourd’hui la fondation s’occupe d’enfants et de vieilles personnes démunies.

Du château ne subsiste qu’une tour qui depuis 1999 abrite le musée de la ville. La collection est constituée par les dons des habitants qui ont en grande partie légué les outils de leur anciens métiers.
Une guide érudite et passionnée nous conduit par un étroit escalier en colimaçon, d’étage en étage vers la salle supérieure.
Au sommet, les visiteurs sont pries d’actionner les remontoirs des trois pierres en granit qui font office de contrepoids du mécanisme de l’horloge datant du 16e siècle.

Chaque plateau est une salle ronde qui contient les outils du forgeron, du tisserand, les fers à repasser au travers les âges, un trousseau de mariage brodé au initiales des époux, des bijoux fabriqués avec les cheveux de la jeune mariée et trois lithophanies.

Cette technique tombée en désuétude, est due au baron de Bourgoing, un diplomate Français qui en déposa le brevet en 1826. Il s’agit d’une plaque en porcelaine blanche travaillée en relief qui doit être lue en transparence par une source lumineuse. La photo ci-jointe montre le surprenant résultat.

Sur le chemin du retour au bateau, nous découvrons à la fenêtre d’une maison qui fait face à l’église, une note qui devrait inspirer l’église catholiques pour soulager les envies sexuelles de ses prêtres.

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Parchim et les botinnes de Luther

Voyant que nous étudions un dépliant, se reposant sur sa canne, le vieux monsieur nous propose de l’aide.
« Ah, vous venez de France, j’y ai été, mais à une mauvaise période », fait-il en souriant, et il rajoute « et puis ce fut la DDR; les politiciens nous mentent tout le temps et puis ils nous envoient en guerre. » Nous acquiesçons et satisfait, toujours un sourire au coin de l’oeil, il poursuit son chemin.
Helmuth Karl Bernhard, comte von Moltke, né le 26 octobre 1800 à Parchim, est le Général en chef des Armées Allemandes qui vainquit l’armée de Napoléon III à Sedan.
On lui attribue la cotation suivante:
« La paix éternelle est un rêve qui est loin d’être agréable. Quant à la guerre, elle constitue une partie essentielle du plan divin à l’égard du monde… Sans elle, le monde sombrerait dans le matérialisme. »

Le muesli avalé, nous bavardons un moment avec l’enthousiaste dame de l’office du tourisme pour ensuite parcourir les rues de Parchim à la découverte des curiosités locales.

La tout aussi enthousiaste employée de l’hôtel de ville nous invite à parcourir les étages du bel immeuble gothique en brique rouge du 14e siècle qui ne s’avère abriter qu’une enfilade de couloirs gris et aux portes fermées.
Heureusement la salle de réunion en sous-sol s’apprête à recevoir les élèves d’une école et nous les suivons pour admirer les caves voutées.

Dans le préau de la St.-Georgen-Kirche, figure une tableau représentant Luther avec à ses pieds un cygne.
Jean Hus, que l’on dit être son prédécesseur, déclara après sa condamnation par le Pape à être brûlé vif, « Ils peuvent tuer l’oie (dans sa langue, hus signifie oie), mais dans cent ans apparaîtra un cygne qu’ils ne pourront brûler. » Cent ans plus tard, naquis à Eisleben, l’enfant qui fut baptisé Martin Luther.
La préposée à la vente des cartes postales nous indique que les pieds de Luther pointent toujours dans la direction de celui qui observe le tableau. Nous faisons le test et assurément, vu de la gauche ou de la droite, les bottines pointent dans la direction de nos regards.

La ville possède un musée qui retrace son histoire mais qui contient également des objets poussiéreux et hétéroclites. Ainsi dans le fond de la cour, posé par terre à côté des restes d’un moteur d’avion rouillé, nous découvrons le buste du bourgmestre et le blason de la cité d’avant la chute du mur.
Sic transit…

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Schwerin 5 et Parchim

Nous traversons le lac de Schwerin et vers 09:45 nous nous retrouvons devant le pont de Plate que le violent orage de hier soir a mis en panne.
Notre longue expérience de navigation nous dicte qu’en pareille circonstance, il faut basculer son cerveaux en position ‘Zen +’ ( se prononce zen plus) car selon le pays, le jour de la semaine, l’heure de la circonstance et le type d’ouvrage d’art, l’arrêt peut durer d’un quart d’heure à une semaine; nous avons connu les deux cas de figure.

Aujourd’hui, lundi matin en Allemagne, l’attente du technicien réparateur dure une demi-heure et nous poursuivons notre chemin qui nous mène vers quatre heures de l’après-midi dans le port de la ville de Parchim, sur la ‘ ‘Elbe-Müritz Wasserstrasse’.

Ce matin, une de mes fidèles lectrices me conseille de mettre sur mon blog une carte de l’endroit ou nous naviguons depuis quelques semaines.
J’ai mis la bonne idée sur une page de ce blog. Pour votre information, WordPress appelle les écrits journaliers des ‘articles’ et les commentaires plus généraux des ‘pages’.

Hier, dimanche, était un jour de repos sauf pour M. qui passe la matinée dans le Staatsliches Museum de Schwerin pour y admirer la collection de verre, qui va des Romains aux artisans contemporains en passant par le moyen âge, la renaissance et tout ce qui se trouve entre les deux.
Elle y découvre également 10 tableaux animaliers de Jean-Baptiste Oudry et de nombreux peintres Hollandais du 17e siècle.

Ce soir nous sommes à Parchim qui à première vue est encore une fois une belle petite bourgade médiévale, propre, bien restaurée et agréable de séjour.
Vive l’Allemagne de l’Est, vingt ans après!

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Schwerin 4 – Wismar

Le capitaine du port me confie que selon lui l’euro à appauvri l’Allemagne. Pour un repas qui lui coutait 10 D-Mark il paye aujourd’hui 10 €. Selon notre expérience, son pays est moins cher que la France, la Belgique ou les Pays-Bas, la vie sur le Chat Lune nous enrichit.

En une demi-heure de train nous atteignons la gare de Wismar, une des villes Hanséatiques de la mer Baltique. Au 17e et au 18e siècle elle appartenait au Royaume de Suède. Le 26 juin 1803 elle fut ‘louée’ au Duc de Mecklenburg pour une durée de 100 années et ce n’est que le 10 juin 1903 que Wismar intégra définitivement le Duché.
L’empreinte suédoise a laissé de nombreuses traces dans la ville et même les grues actuelles du port sont peintes en jaune et bleu.
Tout comme à Schwerin, les maisons et les bâtiments publics ont été restaurés avec beaucoup de goût dans des couleurs pastels mises en valeur par le soleil qui nous baigne aujourd’hui.
Pour apprécier la différence j’ai joint ci-après la photo d’un immeuble non encore traité.

La richesse d’une cité se mesure au nombre et à la hauteur de ses églises et ici on est tout de suite informé de la chose.

Les 80 m de la tour de la Marienkirche domine la vielle ville et le cadran de l’horloge de
5 m de diamètre donne l’heure exacte. Malheureusement elle fut touchée pendant la deuxième guerre mondiale et faute de fonds pour la restauration, le corps de la plus grande église en brique rouge du 13e siècle fut dynamité en 1960.
Aujourd’hui on reconstruit sur un mètre de haut, le pourtour des murs extérieurs ainsi que le départ des colonnes, cela donne une idée précise de la dimension de la construction originale.

Un peu plus loin se trouve la St.- Georgen-Kirche, également en brique rouge et datant aussi de la fin du treizième siècle. Elle a été mis en chantier de restauration en 1990.

La plus impressionnante est la St.- Nikolai-Kirche, qui figure sur la liste du patrimoine mondial de l’Unesco depuis 2002.
La brique rouge aidé du soleil dégage une impression de chaleur qui contraste avec l’aspect glacial de nos cathédrales en pierre.
Les transepts contiennent des retables en bois sculptés qui nous émerveillent au point où nous revenons les revoir une deuxième fois avant de reprendre le train pour Schwerin.

La cerise sur le gâteau de notre pèlerinage culturel sont les merveilleux gisants en bois sculptés que nous découvrons dans la salle voutée du sous-sol de l’hôtel de ville.

À vous qui me lisez, je dis, notez Wismar sur votre liste des choses à voir avant de vous inscrire dans une maison de retraite.

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Schwerin 3 – le Dôme, un croissant et Rada

Mon premier est un canard, mon second un grèbe huppé, mon troisième un héron bleu et mon tout se moque qu’il pleuve ce matin sur le port de Schwerin.
Nous aussi et comme le dit mon beau-frère Danois, le mauvais temps n’existe pas, tout est question d’un habillement approprié.

La ville nous offre une exposition de photos, un artiste conceptuel et le Dôme.
Pour nous récompenser de cet effort culturel, nous dégustons un croissant au beurre et un cappuccino au café Rothe de la Friedrichstrasse. Des fauteuils confortables, de l’art déco style 21e siecle et des revues neuves font notre bonheur.

Au réveil de la sieste nous retrouvons le soleil. Nous retournons en ville et c’est avec plaisir que nous admirons les maisons rénovées et les façades fraichement repeintes tel que celles de la Mecklenburgstrasse, la rue commerçante centrale qui traverse la ville du nord au sud.

Le journée se termine en beauté au théâtre alternatif ‘Der Speicher’ avec la représentation du groupe ‘RADA synergica’, trois charmantes et marrantes jeunes femmes qui nous offrent de la musique et des chants kletzmer, en s’accompagnant de plusieurs instruments, clarinette, violoncelle, guitare, piano et percutions diverses.

Schwerin nous plaît beaucoup, on pourrait y vivre.

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Schwerin 2 – Le Château et la ville

‘Petermänchen’, le fantôme du château embête les méchant et récompense les gens honnêtes. Ainsi, pendant la guerre de trente ans, il a taquina tellement l’empereur conquérant Ferdinant II, que le lendemain de sa première nuit au château, ce dernier fuit les lieux pour ne plus jamais y revenir.

Le commerçant voyageur Ibrahim Ibn Jakub mentionne avoir vu en l’an 973 s’ériger une place fortifiée sur l’île du château actuel.
Comme en témoignent les photos ci-jointes, les poteaux en bois ont fait place à un ensemble Rococo qui n’eut pas déplu à Walt Disney.

Dans la première salle, j’admire un des plafonds en chêne mais le portier tempère mon enthousiasme et explique que mis à part les colonnes en marbre blanc de la salle du trône, tout ce que nous voyons est toc.
Les boiseries en bois vulgaire sont artistiquement transformées en chêne et les moulures dorées sont, comme c’est le cas à Ludwiglust, fabriquées en papier mâché selon la technique célèbre dans la région. L’illusion est parfaite et les salles, pour la plupart récemment restaurées témoignent de l’étalage de la richesse de ses occupants.
Tant à l’intérieur qu’à l’extérieur, les bâtisseurs ont combiné harmonieusement la terra cota et l’ocre pâle.

Depuis mille ans, le château n’a pas cessé d’être remanié et re-décoré. Selon le goût du jour et celui des Ducs successifs, en fonction des besoins de défense, suite à des inévitables incendies, des ailes ont été ajoutées et des contreforts à la Vauban construits pour être ensuite transformés en terrasses fleuries.

Les jardins à l’origine Rococo se transformèrent sous la griffe de Peter Joseph Lenné, l’architecte des jardins des parcs à Potsdam, en jardins anglais.

Après le lunch nous parcourons les rues de la ville en suivant notre intuition et les indications de quelques dépliants. Les maisons sont grandes et restaurées avec goût, c’est avec plaisir que nous recherchons les cariatides, les atlantes et autres décorations amusantes qui ornent les façades.

Nous sommes amarrés face au lac et pour clôturer la journée, le soleil couchant nous offre le beau spectacle d’une régate de voile.

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Schwerin 1 – Premières impressions

En vue de Schwerin la police fluviale nous accoste pour le contrôle de nos papiers de bord ainsi que nos brevets de navigation. Tout est en règle, ils sont sympas et ils nous avouent qu’ils avaient envie de voir des documents français.

Nous amarrons à côté d’une ‘Pénichette 1500 FB’ de Locaboat. L’équipage est composé de 8 anciens collègues septuagénaires de Siemens qui tous les ans partent ensemble pour une croisière d’une semaine. Ils portent le même training bleu foncé qui contraste bien avec leurs cheveux blancs, c’est touchant.

Malgré l’absence du soleil la navigation fut belle, très nature, nous n’avons traversé que deux petits villages sur les cinq heures du trajet.
Plusieurs décades de navigation n’enlèvent rien à l’enchantement que l’on ressent lorsqu’on quitte un canal étroit pour sortir sur un lac. Il y a peu de vent et le Schwerinersee est un miroir; au loin, nous apercevons le château avec sa coupole dorée, la toiture et la tour du dôme.

Sur place du marché nous croisons deux compagnons en costume traditionnel. Dans certaines professions comme les ramoneurs et les carreleurs, la coutume des ‘Wandergesellen’ est encore bien vivante en Allemagne.

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Technique d’exploration et Neustadt-Glewe

Cela va faire six ans que nous parcourons les fleuves, les canaux et les rivières d’Europe à bord du Chat Lune, à raison de 4 à 5 mois par an.
Il ne se passe pas un jour sans que nous ne découvrions quelque chose d’insolite, un oiseau inconnu, une anecdote amusante, une église oubliée ou un château restauré.
Notre technique consiste à adresser la parole aux gens que l’on croise, à la caissière du supermarché, aux autres navigateurs, aux éclusiers, aux guides des musées ou même aux passants dans les rues.
Nous parlons tous les deux couramment l’allemand, nous ne sommes pas pressés et nous nous intéressons sincèrement aux commentaires de nos interlocuteurs.
Généralement nous entamons la conversation en nous ouvrant et en expliquant d’ou nous venons, où nous allons et comment nous voyageons. Le reste suit et moyennant quelques remarques ciblées nous découvrons de cette manière mille choses intéressantes et souvent insolites.

En plus de cela il y a évidemment les multiples brochures que l’on trouve dans les lobbies des hôtels, dans les bureaux des capitaineries et dans les syndicats d’initiatives. Nous avons aussi des guides et des cartes de navigation et puis l’incontournable Internet.

Depuis que l’engin a fait son apparition sur le marché américain, j’en ai fait l’acquisition et nous sommes ravis par la diversité des application de l’iPad.
L’accès à Internet pour les recherches multiples, le mail pour la communication avec la famille, les amis et les banques, l’écriture et la gestion de mon blog, le petit Robert, la décharge et l’édition des photos, l’agenda, le carnet d’adresse et un remarquable programme de navigation ‘Navionics Marine’. Ce programme montre en temps réel, avec l’indication de la vitesse et le cap suivi, la position du bateau sur une carte marine sur laquelle Google Earth intègre la vue aérienne de l’endroit traversé. Le programme permet une préparation avec des ‘waypoints’ et la route est tracée au fil de l’avancement, génial!

L’iPad est le couteau Suisse de la navigation de plaisance, non seulement il est multifonctionnel mais il est petit, léger et maniable, il est facile d’utilisation et permet de la ‘multitasking’. De la taille d’une feuille A4, il dispose d’une autonomie de 10 heures d’utilisation.
Fin de la pub gratuite pour Steve Jobs.

Il fait pluvieux depuis hier et nous avons décidé de rester à Neustadt-Glewe. Selon le guide, c’est une des plus belles villes médiévale de Mecklenburg.
Nous mettons en profit l’arrêt pour utiliser la machine à laver et le séchoir de la capitainerie et pour acheter quelques fruits et légumes frais.

Le port est situé en contrebas d’un imposant château-fort joliment restauré. Nous découvrons que la salle des fêtes au rez-de chaussée était au 15e siècle équipé d’un système de chauffage au sol par air pulsé. Je n’avais jamais vu cela dans un château médiéval et je pensais que l’invention avait disparu au 5e siècle à la chute de l’empire Romain.
Sur le rebord d’une fenêtre de la tour, un oisillon nous observe d’un oeil inquiet.

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Grabow et Ludwigslust

La favorite en titre du Grand-Duc Friedrich-Franz I de Mecklenbourg convainquit son amant de pouvoir figurer sur le gigantesque tableau peint en arrière-fond de l’autel de l’église évangélique de Ludwigslust.
Manque de pot, le Grand-Duc changea de favorite en cours de travaux et l’ange changea de visage comme on peut le voir sur la photo jointe ci-bas.

Nous sommes amarrés dans le port de Grabow, petite ville le long de l’Elde (ne pas confondre avec l’Elbe) dont l’activité industrielle principale aujourd’hui est la confection de meringues recouvertes d’un peau de chocolat, les ‘Grabower Küsschen’.
La capitaine du port nous explique que comme généralement dans les villes de l’est, la plupart des industries ont fermé leurs portes dès la chute du mur. Les habitants quitté les lieux ou ont retrouvé du travail dans les grandes villes comme Hambourg.

De la brasserie, la manufacture de cadres et l’usine à biscuits ne restent que les bâtiments dont certains sont restaurés. La brasserie a été reconvertie en lofts et l’usine de gâteaux est devenu le musée d’histoire de la ville.
Celle-ci est une encyclopédie de maisons à colombages, pour la plupart joliment restaurées. L’origine de Grabow remonte à 1252. En 1725 la ville fut entièrement détruite par un incendie et quelques année plus tard elle fut reconstruite selon des règles très strictes. L’imposition prévoyait des larges rues à croisement rectangulaire et l’usage généralisé de la technique du colombage, ce qui lui vaut aujourd’hui le surnom de ‘Fachwerkstadt’.

Ce matin à 09:08, le train nous conduit à Ludwigslust, une dizaine de kilomètres plus au nord.
Trois cents et dès années en arrière, le Duc Christian Ludwig II fit construire un pavillon de chasse sur le territoire de la bourgade de Klenow. Il aima tant y venir qu’en 1756 il proclama que d’or et n’avant et jusqu’à la fin des temps, l’endroit se nommerait ‘Ludwigslust’, le ‘plaisir de Ludwig’.

Son successeur, le Duc Friedrich, dit le vertueux, l’oncle du moins vertueux cité en tête de cet article, décida d’installer le siège de son gouvernement à Ludwigslust. Ce fut le début du développement des résidences des Ducs ainsi que la construction de la Stadtskirche, le Château, les rues, les premières maison et le parc de 120 ha.

Un peu présomptueusement, les locaux appellent le château, ‘Petit Versailles’. Il est en excellent état et il recèle trois particularités.
– Les propriétaires de l’époque avait fait peindre sur des panneaux en bois des figures grandeur nature de certains de ses habitants. Ainsi l’on voit par exemple dans un boudoir une duchesse accoudée à un dossier de chaise, tenant à la mains un éventail; le réalisme est surprenant.
– Le duc Friedrich fit mettre du papier mâché pour le décor là où l’on utilisait d’habitude des matériaux coûteux. Le but étant de promouvoir cette technique pour permettre à ceux qui n’en avait pas les moyens, la possibilité d’utiliser des ornements. Le savoir-faire de la manufacture fut exporté jusqu’en Russie mais, faute de commandes, elle ferma ses portes en 1835.
– Enfin, dans une des salles à l’étage nous découvrons deux murs couverts entièrement côte-à-côte de portraits dont seul le visage figure au centre des tableaux. Le conservateur nous explique que l’artiste travaillait avec sa fille et lui laissait le soin de réaliser les arrières-fonds des tableaux dont il peignait les visages. Visiblement pour les oeuvres présentées ici, la fille n’avait pas eu le temps de finir le travail.
L’ensemble est surprenant de modernité et ne dépareillerait pas dans une exposition d’art contemporain.
Nous terminons la matinée dans le parc en prenant soin d’aller examiner les 16 endroits répertoriés sur notre dépliant, nous voulons toujours tout voir.

Après le lunch nous traversons le mémorial du KZ que les nazis avait installés ici fin 1944 afin de joindre l’église évangélique qui se trouve de l’autre côté de la drève.

Le décor mentionné début de cet article, représente l’Annonciation de la naissance de Jesus par l’ange aux bergers. La partie haute est peinte sur la voûte en demi-cercle derrière l’autel. En trompe-l’œil au premier plan, le reste du décor a été réalisé sur des panneaux en carton, joints par après. Le tout fait 14 m de haut et 350 m2 de surface, c’est époustouflant!

La tête et les yeux remplis, nous reprenons le train et rentrons au bateau.

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