Paris, la Seine, L’Yonne, et la navigation

Sur la berge de la rive gauche du bassin de l’écluse de Vinneuf, poussent deux noyers. Lorsqu’en fin de saison, généralement début octobre, nous rentrons à Auxerre, venant de Paris, nous amarrons le Chat Lune à la plate-forme flottante en bout de quai et nous attendons que la bassinée soit à niveau pour sauter à terre muni d’un sac en plastique pour opérer un ramassage de noix, style concours de vitesse.
Cette année-ci la récolte était bonne, sans être exceptionnelle.
Demain dans l’écluse de Saint-Aubin, deux autres noyers nous attendent.

Paris est derrière nous, nous aimons y séjourner quelques semaines, mais nous aimons aussi naviguer et c’est avec un plaisir renouvelé que nous avons remonté la Seine jusque Samois et Montereau et aujourd’hui l’Yonne jusque Sens.

Il m’est difficile de décrire le contraste qui existe entre la vie sur terre, les maisons, les rues, les routes, les voitures, les motos, les trains, les tramways, les usines, les chantiers de construction, les marchés, la foule mouvante, les chiens et le bruit que tout cela engendre et la navigation sur une rivière où il n’est pas exceptionnel de serpenter pendant des heures entre la forêt d’arbres qui couvrent les berges et les champs en friche à cette époque.

Depuis Paris nous avons vu trois martins-pêcheurs. Dans les eaux de Melun, des centaines de couples de cygnes avec leur jeunes qui ont atteint la taille adulte, mais qui piaillent et dont le plumage est brun clair. Partout et toujours les hérons vexés d’être dérangés dans leur chasse aux poissons s’envolent en huant, les canards rescapés de la saison de chasse nagent en rond ou sont assis sur une branche de bois pourrie qui sort de l’eau et nous regardent passer avec indifférence. Et puis il y a les cormorans, les mouettes et les poules d’eau, sans publier les poissons et toutes les autres bestioles qui sont là et qui nous observent sans qu’on ne les voit.
Ajouter la chaleur et des animaux exotiques au plumage coloré et vous êtes en Amazonie, voyez les photos ci-jointes.

Toutes heures environ, toutes les demi-heures sur l’Yonne, une écluse vient interrompre la sérénité du voyage, mais c’est l’occasion d’échanger quelques mots avec l’éclusier. Heureusement pour l’économie on croise de temps en temps un bateau de commerce chargé de gravier, de céréales ou de containers marins, on les salue au passage, ils nous rendent le bonjour, les gens du fleuve sont courtois.

En fin de journée, le Chat Lune frappe ses amarres au coeur d’une petite ville de province, si il fait beau, nous y faisons un tour, parfois le hasard nous offre un marché local, une église peu connue, un château ou d’anciennes douves devenues parc, nous dînons à bord, finissons un livre et bercé par les eaux toujours en mouvement du fleuve, on dort comme des bienheureux.
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Paris, le port de l’Arsenal, les Phares au musée de la Marine, etc

Un après-midi au soleil sur la dunette du Chat Lune, après trois jours de pluie, quel bonheur.
Ce sont nos derniers jours à Paris avant de poursuivre notre voyage vers le sud, direction Auxerre, où le bateau va passer l’hiver, abrité sous la toiture du hangar de la société Aquarelle.

Il s’est passé plein de choses depuis la visite des réserves des Arts et Métiers.
Notre vie sociale dans le ‘village’ lacustre, celui situé côté Bourdon, près de l’écluse, en face de la capitainerie comporte entre autre, deux BBQ sur le quai, un le soir sous une pluie battante, le deuxième un dimanche midi, de 13:00 à 17:00, avec les restant de saucisses du premier, un grand plateau de pain perdu fait par Gilles, le roi de la confiture artisanale, il en fait avec des noix, des bananes, des coings-pommes-pruneaux, du lait, des mandarines, des pamplemousses, trois à quatre cents pots par ans. C’est lui qui a eu l’idée de continuer le repas de hier soir, sous le soleil cette fois-ci.

Un vingtaine de personnes ont répondu à l’appel. Venus des trois villages, on fait connaissance des nouvelles têtes, on échange des histoires de bateau, les derniers cancans du port et des recettes de confiture.
Le vin coule lentement, du blanc, du rouge, un restant de rosé, on refait le monde, on réinvente la France, les idées sont meilleures que celles du nouveau président, elles sont autres que celles de l’ancien, on casse du sucre sur les absents et on taquine les habitants des autres villages, on rigole et on s’amuse bien, il manque de pain, Baptiste saute sur son vélo et va en acheter, c’est la fête au village.

Il est surprenant le contraste entre la ville lumière située dix mètres plus haut, au niveau du chemin de ronde de l’ancien mur de l’enceinte Charles V avec sa vie bourdonnante d’activité, ses rues et ses boulevards encombrés de voitures et de touristes, les appareils photo en bandoulière et le guide de Paris en trois jours à la main, ses immeubles à habitation où les voisins de palier se connaissent à peine et s’ignorent, ses files d’attente devant les guichets du Louvre et de la tour Eiffel, les cadenas que les amoureux fixent à la rambarde de la passerelle des Arts, les boutiques de la rue Saint-Honoré, la manif de la CGT qui bloque la rue Matignon, d’une part.
Et la quiétude du ponton où tout le monde connait tout le monde,
où chaque bateau de passage est salué à l’arrivée et aidé à l’amarrage,
où si une livre de farine manque pour faire quelques crêpes, on en trouve trois bateaux plus loin, même à dix heures du soir,
où le matin dans les douches, entre la brosse à dent et le sèche cheveux, les plaisanteries fusent et les information du port s’échangent, d’autre part.

Depuis la visite de la bibliothèque de l’arsenal, voici en vrac une sélection de nos explorations parisiennes: nous avons été admirer l’exposition des phares au musée de la marine, on s’est promené dans l’Orangerie des Jardins du Luxembourg pour voir Bougainville et les Explorateurs, on a été au Bon Marché, décoré par Marjane Satrapi pour fêter les 160 années d’existence du magasin, la Maison des Amériques Latines offre une rétrospective avec photos et un film de la construction du Canal de Panama, les jardins de Bercy sont en fleur, on s’est promené le long du bassin de la Villette pour voir au 104, les Biennales de Belleville et à l’Institut Néerlandais, ‘Through an open Window’, quelques oeuvres d’art contemporain de la Rabo Art Collection.

Nous avons aussi vu plusieurs films dont le dernier Alain Resnais, un film un peu surréaliste, où un mélange de deux pièces de Jean Anouilh est joué plusieurs fois comme un puzzle savant par une belle brochette d’acteurs, remarquable performance, tant le film que les acteurs.

Enfin, à chaque occasion nous avons échangé des livres aux stands de Circul’Livre. C’est une initiative d’une dizaine d’arrondissements de Paris où des bénévoles présentent, exposés sur des tables pliantes, une sélection de livres destinés à ‘circuler’. Les passants intéressés prennent ce qui les intéresse, c’est gratuit, on peut aussi rapporter ce qu’on a lu ou ce qui encombre votre bibliothèque. Chineurs avertis, nous trouvons toujours de quoi alimenter notre soif de lecture.

Demain, on lâche les amarres, on passe l’écluse numéro 9, au revoir Paris, au revoir le port de l’Arsenal et nos nombreux amis du fleuve, nous reviendrons l’année prochaine, c’est promis.

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Paris, les journées du patrimoine, l’hôtel de Béhague, ambassade de Roumanie, bibliothèque de l’Arsenal

Sous le régime de Ceausescu, les Roumains habitants Paris disaient: ‘Vas faire un tour à l’ambassade, cela t’ôteras pour un temps l’envie de retourner au pays’.

Acheté en 1939 par le gouvernement de Carol II, l’hôtel de Béhague, devenu ambassade de ce pays, acquis sous le régime communiste la triste réputation de fief de la ‘Securitade’, la police secrète du dictateur.
Le magnifique petit château de ville, qui comporte le plus grand théâtre privé de Paris, sur la scène duquel dansa en 1909 Isadora Duncan, fut fermé au public jusqu’à la chute du régime en décembre 1989.

Aujourd’hui, journée du patrimoine, les Roumains ont ouvert les portes du palais aux parisiens curieux. Les gardes à l’entrée opèrent en souriant une fouille symbolique et les guides accueillants canalisent le publics et répondent aux questions avec une fière bienveillance.

Le communisme est loin, le nom de Ceausescu n’apparaît nulle part, on est passé de Martine de Béhague à l’Europe du 21e siècle en sautant au passage 55 ans d’histoire.

La Byzance du VII arrondissement charme par l’entrée en pierre blanche, l’escalier monumental orné de marbre polychrome et d’arabesques de fer forgé, le jardin jonché de statues, la salle à manger avec la fontaine et le masque baroque, la naissance de vénus de François Boucher, l’escalier en bois style Louis XIV, la bibliothèque de la comtesse décoré de bois précieux, le grand bas-relief en marbre blanc du sculpteur Jean Dampt, la salle de bal et enfin, le théâtre avec ses colonnes de porphyre et ses mosaïques byzantines. Mon inventaire est incomplet, venez chercher un visa au 123 rue Saint-Dominique dans le 7e et au passage jetez un coup d’oeil au château, vous ne serez pas déçus.

Plus près de notre endroit d’amarrage, au numéro 1 de la rue de Sully, se trouve la bibliothèque de l’Arsenal, situé à l’emplacement de l’ancien arsenal de Paris.

Dans l’enclos de l’ancienne fonderie de canons, devenue par la suite, sous Louis XIV, une fonderie pour les statues qui ornent les parcs de la ville, se trouve un hôtel, l’ancienne demeure des grand-maîtres de l’artillerie.
En 1756, Antoine-René de Voyer d’Argenson, marquis de Palmy, grand-maître de l’artillerie, homme d’État et bibliophile, y installa sa collection de livres, manuscrits, estampes et plans.
Soucieux d’en éviter la dispersion, il les vendit en 1785 au comte d’Artois, frère de Louis XVI, qui la consolida avec sa propre bibliothèque.
Après la révolution, en 1797, l’ensemble fut transformé en bibliothèque publique pour être enfin en 1934, rattaché à la bibliothèque Nationale.
Chose remarquable, les oeuvres originales n’ont jamais été dispersés, ni vendues au enchères, ni vandalisées, au contraire, la bibliothèque continua à être enrichie par les conservateurs et hommes de lettres tel que Charles Nodier et José Maria de Hérédia.

Accessible et visité essentiellement par des chercheurs, elle ouvre aujourd’hui ses portes au grand public à l’occasion des journées du patrimoine, par petits groupes nous suivons la guide qui nous retrace son histoire.

À l’extrémité de l’hôtel, face à la bouche de métro Sully-Morland, se trouve le cabinet de La Meilleraye.
Charles La Porte, cousin du cardinal de Richelieu, marquis de la Meilleraye, grand-maître de l’artillerie en 1634, fit décorer à cet endroit l’appartement de son épouse, Marie de Cossé-Brissac.
C’est à l’occasion de journées comme celles de ce weekend que nous découvrons des petites merveilles tel que ces deux modestes chambres dont les murs et les plafonds sont recouverts de peintures intactes, vielles de près de quatre siècles. Les tableaux d’une fraîcheur remarquables, représentent des scènes historiques, symboliques et thématiques. Je vous livre quelques exemples ci-dessous.

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Paris, journées du patrimoine, la Réserve du Musée des Arts et Métiers

Il y a une dizaine d’années, le Musée des Arts et Métiers changea de philosophie et de robe. Des 80.000 pièces exposées, on en sélectionna 4000 des plus significatives, elles servent aujourd’hui à illustrer et à approfondir un thème particulier.
C’est ce que nous explique le conservateur qui nous sert de guide et qui nous promène entre les rayonnages de la réserve du musée.

Les 76.000 pièces restantes, plus toutes celles acquises depuis lors, sont inventoriées, réparées et stockées dans des entrepôts situés au 123, Av. Du Président Wilson à Saint-Denis.

Les locaux sont confrontés à deux paradoxes.
Pour minimiser le risque d’oxydation des objets métalliques, le degré d’humidité doit être inférieur à 30%. Les objets en bois demandent pour une bonne conservation, un degré d’humidité supérieur à 55%.
Deuxième paradoxe, les objets se conservent le mieux à basse température mais les employés qui travaillent dans ces locaux demandent un peu plus de chaleur.
Nous nous promenons donc dans un atmosphère à 18°C et 50% d’humidité, c’est bien agréable.

Le critère des conservateurs pour retenir un objet est qu’il doit avoir contribué à un renouvellement technologique, tel que le téléphone, le moteur à explosion ou le fil à couper le beurre.
En parlant de fil, notre guide nous explique qu’au siècle passé l’introduction du télégraphe à fil avait pris du retard en France par rapport aux pays voisins par le fait que le gouvernement venait d’implanter à gros frais une forêt de poteaux de transmissions télégraphiques optiques qu’il fallait amortir avant de passer à la technologie nouvelle.

Les objets sont regroupés par famille tout en tenant compte de leur taille de manière à optimaliser l’utilisation de la surface disponible. Ainsi les globes terrestres voisinent avec les pupitres de commande des ascenseurs, les instruments de musique avec les plaques les machines à produire de l’électricité statique et les miroirs concaves avec les premiers ordinateurs. Tout est bien rangé, inventorié et presque sans poussière.

Le musée possède une collection impressionnante de maquettes de machines diverses, des machines agricoles, des locomotives à vapeur, un appareil à simuler les marées, la Fardier de Cugnot, « 1e véhicule à être propulsé appareil à s’être propulsé par la force de son seul moteur », des machines à tisser, des presses à vin et autres merveilles du temps passé.

Les premières bicyclettes ne manquent pas à l’appel, elles n’ont ni vitesses, ni dérailleur et dans les pentes l’idée est de lâcher les pédales et de poser ses chevilles sur un support prévu pour cet effet, au dessus de la roue avant de l’engin.
Aujourd’hui, certains rêveurs qui veulent revenir à une simplicité élémentaire des choses de la vie, ont des vélos sans vitesses, sans freins et sans dérailleur, proprement casse-gueule dans le trafic urbain parisien.

Nous aimons bien cette arrière-cour de musée qui n’en n’est pas un et qui n’a pas la prétention de vouloir nous éduquer à tout prix. Les objets sont entreposés et pas exposés, ils dégagent un potentiel de rêve, absent dans les musées modernes, où l’aspect didactique poussé à l’extrême tue souvent notre imagination.

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Paris et Albert II, Roi des Belges

Mille pigeons voltigent en l’air et mille autres recouvrent le sol et picorent le maïs que le clochard puise dans un grand sac et d’un geste large sème sur l’asphalte du parvis devant le musée Beaubourg.
Cela donne à M. l’occasion de prendre un cliché spectaculaire.

Nous venons ici pour rire avec les caricatures de Kroll, l’humoriste Belge qui depuis quelques années s’est spécialisé à mettre en couleur le Roi et sa famille. L’exposition est organisée au centre Wallonie-Bruxelles, 127-129 rue Saint-Martin, face à centre Pompidou.

Les républicains n’ont pas compris l’importance sociologique pour un pays et pour un peuple d’entretenir un Roi et une famille Royale. Tout groupe humain, une fois constitué, par le hasard d’une rencontre ou par le fait de l’histoire, recherche spontanément un chef, lequel se trouve soudain investi de pouvoirs généralement au delà de son imagination.
On n’y peu rien, nous sommes faits ainsi.

Dans les pays démocratiques occidentaux qui ont maintenus leurs royautés, le Roi, malgré son manque total de pouvoir réel, assume dans les cas les plus favorables, le rôle d’un père et d’un sage et lors de crises politiques, il réussit à calmer les esprits, à guider les politiciens vers des solutions de compromis et ainsi à arrêter l’escalade du conflit.
C’est le cas en Belgique et c’est le cas aux Pays-Bas.
Dans les pays où le souverain n’a plus aucune fonction politique, lui et sa famille opèrent comme paratonnerres à paparazzi, et c’est ce qui se passe en Angleterre.

L’avantage de cette configuration est que les politiciens professionnels peuvent gérer leur pays en quiétude relative, c’est pour cela que nous les avons élus et c’est ce que nous leur demandons de faire. La couleur des cheveux de leurs maîtresses et les seins nus de leurs épouses ne nous intéresse pas.

Dans les républiques tel que la France ou les États-Unis d’Amérique, le président additionne à la fonction de chef d’entreprise celle de père de la nation et par la même occasion, il entraîne sa femme et ses enfants dans l’enfer de l’oeil des médias, un cumul néfaste, par l’énergie requise, à l’exercice de son rôle principal.

Le dessinateur humoriste Kroll entretien d’excellentes relations avec Albert II, un Roi dont le sens de l’humour devrait servir d’exemple à nombre de chefs d’états.
Les dessins exposés au centre Wallonie-Bruxelles en sont un témoignage.

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Paris, le Louvre, Wim Delvoye, Eugène Isabey et l’Océanie

Comme tout un chacun sait, il faut aller au Louvre avec un but précis et il faut s’y tenir au risque sinon d’avoir au bout de quelques heures de navigation dans les couloirs et les escaliers, la tête comme une citrouille, pleine d’impressions et de couleurs fascinantes et diverses et la conviction profonde de n’avoir rien vu.

Le musée s’ouvre à 09:00, nous sommes des matinaux et c’est l’heure où les machines automatiques distributrices de billets d’entrées sont accessibles sans devoir faire la file entre une cargaison d’autocar de japonais photographes devant nous et une famille d’Espagnols avec leurs six enfants dont l’âge varie de quatre et douze ans et auquel le père raconte à voix haute ce qu’ils ont vu hier et ce qu’ils vont voir aujourd’hui pendant qu’Isabella envoie des SMS et que la mère coure après José, six ans, qui menace de son pistolet à eau un des gardiens en uniforme, lequel n’apprécie pas la chose même si l’eau fraîche lui ferait du bien vu la gueule de bois qu’il traîne par rapport à la fête de départ en retraite du chef de salle de la Victoire des Samothraces qui a duré jusque dans les petites heures, ce matin.

Sur notre agenda il y a Wim Delvoye, né à Wervik en Belgique et habitant Gand, ce qui nous plaît, dont quelques unes des oeuvres sont exposées dans les salons de Napoléon III, au premier étage de l’aile Richelieu du château devenu musée.

Les sculptures de l’artiste sont aussi baroques que la décoration des appartements de l’empereur, il les aurait aimés.
Cela va d’une statuette virevoltante en porcelaine entreposée dans une vitrine entre les Sèvres antiques aux six anneaux de serviette-crucifix en acier poli de la taille d’une voiture d’enfant alignés comme milieu de table en passant par une maquette de camion tordu en métal gris ciselé à la gothique, la signature de Wim Delvoye, sans oublier les lapins pantoufles et les cochons fleuris, on adore.

Le deuxième point de notre agenda est l’exposition d’aquarelles et de tableaux d’Eugène Isabey, un artiste de la fin du 19e siècle que nous avons le plaisir de découvrir.
Jugez ci-après de l’atmosphère dégagée par les vues de la côte Normande.

Au passage je ne peux m’empêcher de ‘croquer’ la fille en robe verte qui se repose un moment en buvant une gorgée de café de son thermos bleu.

Nous terminons la matinée en faisant le tour du ‘Louvre au Moyen Age’, ce sont les fondations du donjon et des douves de la place forte sur lesquels par la suite fut érigé le château du Louvre.

Après un lunch léger à bord du Chat Lune, suivi de la traditionnelle sieste journalière à laquelle nous tenons beaucoup, nous retournons au musée pour admirer les masques originaires d’Océanie, une petite collection qui donne au visiteurs un avant-goût du musée du quai Branly.
Notre petit-fils appréciera beaucoup les photos que je vais lui faire parvenir.

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Paris et la Bibliothèque Sainte-Geneviève

Vous remontez la rue Clovis, vous laissez à main droite l’église Saint-Etienne du Mont, dont la nef est enjambée par un impressionnant jubé que vous irez voir ultérieurement, et à main gauche vous longez le lycée Henri IV.
Vous traversez la place Sainte-Geneviève et à votre gauche surgit le Panthéon dans toute sa majesté.
En face, à votre droite, se trouve un bâtiment rectangulaire, une espèce de grande boîte à chaussures, percée au rez-de chaussée d’une série de modestes fenêtres rectangulaires surmontées d’un demi-cercle et à l’étage à l’aplomb des fenêtres du bas, une série de baies vitrées de la même forme, mais plus grandes.

Regardez bien et vous verrez entre les baies vitrées, inscrits en lettres brunes et rouges, les noms des grands écrivains français.
Le bâtiment abrite la bibliothèque Sainte-Geneviève et à l’intérieur à l’étage se trouvent entreposées les ouvrages des auteurs aux endroits précis où leurs noms sont inscrits sur la façade extérieure.
Vous pénétrez dans le hall d’entrée par une modeste porte placée un peu en retrait de l’alignement de la façade et flanquée de chaque côté d’un flambeau gravé dans la pierre qui indique au visiteur que le lieu est ouvert jusque dans la nuit.
Comme le souhaitait l’architecte Henri Labrouste et son commanditaire le Ministère de l’Intérieur, la bibliothèque est accessible librement aux étudiants et aux chercheurs et ne désemplit pas depuis son ouverture le 4 février 1851.

Par contre pour visiter et prendre des photos sans perturber la concentration des occupants sérieux plongés dans leurs livres et leurs manuscrits, vous devez prendre rendez-vous par téléphone ou par mail auprès de madame Priscille Leroy.
Le matin de 09:00 à 10:00 vous pourrez ainsi parcourir à l’aise la salle de lecture et le hall d’entrée qui ressemble à un temple Grec à l’exception du plafond soutenu par des membrures en fer forgé peint en vert, question de les mettre en évidence.

Mieux qu’une description, les photos ci-jointes montrent l’imposante beauté de la grande salle de lecture. Au centre, les colonnes en pierre se transforment à mi-parcours en fin pilastres de fonte sculptée qui s’élèvent vers les arches métalliques en demi-cercle qui supportent la toiture. Les baies vitrées laissent entrer de toute part des flots de lumière tamisée.
L’armée d’abat-jours en verre poli des lampes de lecture, posés sur les tables en bois foncé sous lesquels s’encastrent les rangées identiques de chaises monacales, sont de couleur vert pomme lorsqu’ils sont allumés et vert opale une fois éteints.

Des inscriptions incitants les chercheurs à garder le silence sont inutiles tant le lieu confère au silence et à la réflexion.
Nous sommes seuls dans la salle avec quelques employées qui rangent des livres dans les rayons et malgré cela nous nous surprenons à chuchoter comme si les tables étaient toutes occupées par des étudiants diligents.

En quittant les lieux, à gauche au bas de l’escalier monumental qui conduit les visiteurs du hall d’entrée à la salle de lecture, ne ratez pas de visionner le film projeté sur un écran de PC qui retrace l’histoire de la construction de la bibliothèque.

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Paris, gastronomie et flâneries perpétuelles et un lion nommé Brutus

Charlotte nous a procuré une carte d’entrée valable pour deux personnes pour le Salon de Paris, Mer, Vigne et gastronomie, dans le parc de Vincennes.
Au terminus de la ligne 1 on traverse la cour du château pour nous rendre dans le parc floral ou a lieu l’exposition de saucissons, de confits, de fromages, de miels, de confitures, de foie gras, de pains de campagne, de brioches et de vins divers que nous goutons au passage des stands en complimentant chaque fois les propriétaires des terroirs sur la qualités de leurs produits. On achète rien, le Chat Lune est bien avitaillé.

Nous flânons ensuite dans le parc, admirant au passage les 106 dahlias du concours du même nom ainsi que le parc de manière générale. Pas loin de l’enclos des fougères, dans la vitrine d’un pavillon se trouve une étrange machine baptisée ‘véhicule expérimental à énergie et vitesse imperceptible’. Un potiron en grandissant prend du poids et par gravité actionne une poulie reliée par un fil aux roues du véhicule sur lequel est posé le tubercule et son pot de terre. Centimètre par centimètre, lentement, très lentement, l’ensemble avance alimenté par le soleil qui fait pousser la plante.
Si vous n’avez rien compris à mon explication, voyez le dessin et la photo ci-joint.

Ce n’est pas tout à fait un mouvement perpétuel mais par contre, ce qui l’est, ce sont les demeures du Père Lachaise où nous avons flâné avant-hier.
J’ai en ma possession un guide des principaux cimetières de la ville, intitulé, ‘Permanent Parisians’, les ‘Parisiens permanents’.

Dans la division 86 se trouve la sépulture de Jean Pezon et son lion Brutus, lequel mangea son propriétaire pour une raison inconnue, peut-être que celui-ci le nourrissait mal. Le fait est que si Pezon est dans la tombe, Brutus y est également.
Une statue en bronze de l’homme à cheval sur son fauve couronne le monument.

Assis sur un banc à la recherche de du Pélican qui surmonte la pyramide tronquée de la sépulture de la famille Delage, nous entrons en conversation avec un visiteur qui se débarrasse des minuscules cailloux qui ont pénétré dans ses sandales.
‘Mon médecin m’a conseillé d’aérer me pieds’, nous explique-t-il et ‘j’ai acheté des sandales Paraboot, c’est Français, car les Timberland ne valent plus rien depuis que la marque les fait fabriquer en Corée du Sud’. Suit un long échange sur les avantages et les inconvénients du port de sandales par rapport aux chaussures fermées et autres horreurs portées de nos jours par les ados.

En quittant le cimetière nous passons devant la tombe d’Oscar Wilde, aujourd’hui entourée d’une cage en verre bariolés de rouge à lèvre et d’une barrière Nadar pour empêcher les fans trop enthousiastes d’en remettre encore.
‘… outcasts always mourns’ comme il est inscrit sur le monument.

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Paris et Kafka au pays des Oranges

Pour maximaliser leur profits, les opérateurs de télécommunication européens appliquent des règles et des tarifs différents dans chaque pays où ils sont implantés.
Aussi, lorsque le Chat Lune franchit une frontière, j’achète une carte SIM prépayée pour avoir accès à la toile avec mon iPad.
Il y a deux semaines, lors de notre halte devant l’écluse de Masure sur le canal de Roubaix, dans le centre commercial que Samir nous avait indiqué, j’achète chez Orange une micro-SIM pour 8€ et une recharge valable 7 jours avec une capacité maxi de 1Go.
À mon étonnement et à ma satisfaction, la carte reste active pendant 14 jours au lieu des 7 indiqués sur la facture.
Ce matin, pour la recharger, je forme le 0800 224 224, j’introduis le numéro d’accès de ma carte SIM et la voix électronique me signale que dans le choix des forfaits, 15€ donne droit à 20 jours d’accès, les conditions ne font que s’améliorer.
Par contre le système rejette mes deux cartes de crédit, sous le prétexte d’un problème technique, ‘veuillez ré-essayer plus tard’, me dit la dame.
À l’instar d’Orange, Visa utilise ce prétexte pour éviter les payements avec des cartes étrangères.
l’Europe c’est bien, mais pour le profit, l’individualisation des pays le composant, c’est mieux.
Le beaux temps invite à la promenade et je me dirige vers le point Orange situé en face de l’église Saint-Paul, rue de Rivoli.
La dame, tout sourire me précise que pour 15€ j’ai droit à 7 jours d’accès. Je lui explique que je viens d’avoir deux semaines d’accès pour 15€ et qu’il y a un quart d’heure, sa collègue du téléphone me promet vingt jours pour le même prix.
L’employée sort un livre d’instructions, l’ouvre, le retourne et me montre du doigt que ‘ici il est clairement inscrit que pour 15€ vous avez droit à 7 jours d’accès’.
Calmement et également tout sourire, j’entame la technique du disque rayé et je répète mon histoire.
Gentiment et aussi calmement que moi, l’employée qui a suivi un séminaire de communication avec les clients insatisfaits, continue à pointer le doigt sur le paragraphe qui lit 15€ et 7 jours de son manuel.
Un quart d’heure de ce manège de vas-et vient plus tard, elle trouve la faille et me dit que je pourrais éventuellement m’adresser au service technique d’Orange, situé un peu plus loin, au 43 rue de Rivoli.
Admettant l’impasse et acceptant la faille, je prends le train de la ligne 1 jusque Chatelet et plein de courage, je pousse la porte du 43 rue de Rivoli.
J’explique mon problème à la petite blonde de l’accueil qui me rétorque, mais nous n’avons que des recharges à 8€ et à 20€, pas à 15€.
Je lui demande si Orange est une succursale de Kafka? Pas à ma connaissance me répond-elle tout étonnée, pourquoi? Puis elle rajoute que le service technique est à l’étage du dessus. Je gravis les 18 marches et me trouve devant le comptoir technique avec 6 personnes assises sur le banc d’attente et trois debout, qui attendent de pouvoir s’assoir lorsque ceux qui sont assis seront servis par un des deux techniciens en faction.
Je jette l’éponge, quitte les lieux et une fois au port utilise la carte de crédit française d’un de mes amis pour payer à Orange les 15€ pour 20 jours d’accès à Internet.

Tout cela n’entame pas notre bonne humeur d’être une nouvelle fois amarrés au port de l’Arsenal pour quelques semaines.

Le guide du Canorama Arletti, le bateau mouche qui fait demi-tour devant la capitainerie après avoir parcouru le canal Saint-Martin du bassin de la Vilette au port de l’Arsenal, explique à ses passagers que la colonne de la Bastille est en bronze, d’une hauteur de 23 mètres et est formé de 21 tambours cylindriques et que dans le port résident 200 bateaux ce qui fait de ce lieu, un village sur l’eau, au centre de Paris.
En réalité, il n’y a qu’un petite centaine de bateaux en résidence annuelle, répartis en trois villages distincts.
Il y a celui où nous sommes, en face de la capitainerie, près de l’écluse côté bd. Bourdon, il y a ceux amarrés du même côté mais au delà de la passerelle vers la Bastille et enfin il y a les bateaux amarrés le long du quai côte bd. de la Bastille, près du parc.
Les habitants de chaque village se connaissent et se parlent mais chaque communauté a ses propres caractéristiques, ses propres habitudes et sa propre vie sociale, tel sont faits les êtres humains.

À la question, que faites-vous à Paris pendant un mois, je répond, nous nous promenons, nous prenons le métro, le RER et les bus, nous allons au cinéma, nous bavardons avec nos voisins, nous aidons à l’occasion un nouveau venu à l’amarrage, nous lisons assis sur la dunette du Chat Lune, nous caressons les chats du port, je photographie les jolies filles dans le métro, nous allons à la bibliothèque municipale rue Buffon, j’écris mon blog, je vais acheter un bout d’accastillage dans la quincaillerie du BHV, nous mangeons le plat du jour au Café des Phares, M. fait une lessive, je lave le bateau des poussières de Paris et des fientes des pigeons du port, nous allons voir pousser les fleurs au Jardin des Plantes, nous allons voir des expositions et des musées, nous achetons nos légumes frais au marché place Aligre et le dimanche j’achète des croissants à la boulangerie au coin de l’avenue Ledru-Rollin et la rue de Charenton, bref, nous vivons la ville.

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De Roubaix à Paris par le canal du Nord

Dans le brouhaha de la vie il est bon d’avoir une certaine continuité. Aussi sommes nous heureux de constater que Nadhia est toujours la patronne du Café des Phares, Place de la Bastille, où le plat du jour, café compris est excellent et coûte 8,5€.
Son compagnon Laurent, appelé Lolo, a ouvert le Piano Gourmand, un café-restaurant dans le Marais, 29 rue du 4 septembre, Paris 2e.

Partant de l’écluse Masure sur le canal de Roubaix mercredi matin, nous sommes arrivés dimanche soir à Paris, au Port de L’Arsenal.
Empruntant le canal du Nord, sous un soleil parfois voilé mais toujours présent, accompagnés de nombreux bateaux de commerces, tant montants qu’avalants, nous n’avons jamais eu de longues attentes devant les écluses et en naviguant à 11 km/h pendant une dizaine heures chaque jour, la trajet de Roubaix à Paris s’est effectué en cinq jours.
Ce n’est pas trop fatiguant car nous mangeons en naviguant et nous alternons les siestes entre le passage des écluses.

À l’origine nous avions projeté de descendre sur Paris par le canal de Saint-Quentin, dont tous nos amis avait vanté les mérites, mais Stéphane, un Suisse Bâlois amarrés à nos côtés à Courcelles-lez-Lens nous en a finalement découragé. C’est beau nous dit-il, mais il y a trente-cinq écluses sur 92 km, le port de Saint-Quentin est fermé, la municipalité a viré son capitaine, le franchissement du Grand Souterrain tracté par un toueur comporte le risque non négligeable de racler la coque du bateau contre les parois du tunnel et enfin, l’horaire de passage est limité à deux traversée par jour.

Au fond de nous même, la vraie raison est que nous avions envie d’arriver à Paris sans tarder, d’amarrer le Chat Lune à un endroit familier, de revoir nos amis résidants du port ainsi que les sympathiques membres de la capitainerie.

En remontant la Seine, Paris pour nous commence au pont de Grenelle.
Nous saluons la statue de la Liberté, et comme à chaque fois, nous admirons la ville vue de l’eau, tout en louvoyant entre les bateaux mouches chargés de touristes qui alternent leurs prises de vues entre la tour Eiffel et le Chat Lune.

Passé Notre Dame et le pont de Sully, rive gauche de la Seine, sur les berges du quai Saint-Bernard entre les statues du Jardin Tino Rossi, des orchestres improvisés entraînent les promeneurs du dimanche à s’onduler au son d’une salsa endiablée.

Passé l’écluse qui sépare la Seine du bassin de l’Arsenal, nous sommes accueillis par un concert de bienvenue, les bras s’agitent sur cinq ou six bateaux, les cris fusent et les aussières se fixent comme par enchantement aux taquets du quai, manoeuvrés par ceux qui nous embrassent en témoignant leur plaisir de nous revoir après deux ans d’absence.

La journée se termine en majeur sur la dunette du Chat Lune, le vin, le fromage et le saucisson agrémente les échanges de vues sur tout et n’importe quoi, comme cela se fait entres amis qui ne se sont plus vus depuis un bon moment.

Pour fermer la boucle de mon histoire, lundi midi nous remontons le boulevard Bourdon pour aller manger le magret de canard accompagné d’aubergines, de courgettes braisées et de riz, le plat du jour du Café des Phares, au 7, Place de la Bastille, Paris 4e.

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Samir et Said et le canal des Ch’tis, côté France

Jacques, le skipper du Merlou remplit deux jerrycans de vingt litres d’eau potable pendant que la patronne de la maison du canal, sa fille, le vieux monsieur à la barbe blanche qui habite le pavillon à côté de la maison du canal et son petit fils âgé de quatorze ans, Jean, le Bourguignon, ancien joueur de rugby qui a fait son service militaire à Berlin dans la caserne Napoléon et son petit fils âgé de huit ans, Pierre, l’instituteur retraité de Leer et son épouse Adrienne et Jacques, le pontonnier-éclusier en uniforme bleu marine avec un galon doré sur chaque épaule, déambulent lentement en direction du Freyssinet.
Le Merlou s’apprête à lâcher les amarres pour aller faire demi-tour dans l’aire de virage passé le pont de Grimontpont et ainsi se préparer à rentrer à Ronquières.
Jacques a invité ses amis à l’accompagner pour cette petite croisière matinale.
Nous saluons tout le monde au passage et nous nous apprêtons à suivre le Merlou pour le dépasser en chemin et poursuivre notre chemin sur le canal de l’Espierre.
Hier au téléphone, Camille, la responsable de la coordination du trafic fluvial, nous avait donné des instructions et elle nous avait annoncé que l’équipe d’accompagnement nous attendrait à la première écluse Française du canal qui, par ailleurs, à partir de cet endroit, change de nom et devient le canal de Roubaix.

Un peu avant dix heures, le Merlou quitte son amarrage et s’ensable promptement dans la boucle du canal à cent mètres de son point de départ. Jacques fait marche arrière, réoriente la proue de son vaisseau, le moteur rugit, les canards s’envolent et le bateau franchit l’obstacle sous-marin et poursuit sa route vers le pont de Grimontpont; nous le suivons de loin.

On le trémate à l’endroit de l’aire du virage, tout le monde salue tout le monde, les compacts et les smart-phones crépitent et seuls, nous poursuivons l’aventure de l’Espierre devenu canal de Roubaix.

Sur le quai d’attente de l’écluse du Sartel, Samir et Said nous attendent de pied ferme.
Ils se présentent, on se présente on se serre la main et puis Samir nous fait l’article.
Avec une certaine solennité, il nous remet une farde cartonné rouge dans laquelle est rassemblée des dépliants touristico-publicitaires de Roubaix, de Tourcoing, de l’Union (la ville de demain), une carte des aménagements cyclables de Roubaix, les horaires de la ligne du bus 34 de Roubaix, une carte du canal et une invitation à assister le 15 septembre prochain au ‘Canal en fête’, une manifestation présidée par Martine Aubry.
Samir nous commente chaque brochure.
La farde comporte également un feuille format A4 avec des numéros de téléphone en cas de crise.
Samir nous les énumère, de la police de Roubaix à l’assistance au canal en passant par l’urgence pédiatrique et la pharmacie de garde.
Ensuite, il nous explique notre itinéraire du jour, écluse par écluse, pont après pont, horaire à l’appui.
Said opine du bonnet en lançant de tant à autre une boutade, le briefing est instructif et amusant, on joue le jeu, l’ambiance est bonne, nous partons pour une croisière avec deux accompagnateurs, aimables, serviables et attentifs.
Tout au long du parcours, nos deux compagnons fixent les amarres, les détachent et nous les rendent, arrêtent le trafic des voitures aux ponts, répondent à nos questions, nous donnent des indications sur les obstacles que nous allons rencontrer entre chaque ouvrage d’art et bavardent plaisamment. Tout au long du parcours aussi, les curieux s’arrêtent le long des berges, nous saluent et lancent des commentaires, les heures de la journée s’avalent comme un charme, les Roubaisiens sont heureux que leur canal revit.
Pour la nuit, nous sommes parqués en pleine nature devant l’écluse Masure, à 300 m d’un grand centre commercial dont on n’aurait pas soupçonné l’existence si Samir ne nous l’avais pas indiqué. Sur chaque berge des buissons touffus et des arbres centenaires nous cachent des habitations, le calme du canal en pleine ville est surprenant.

Une fois installés, avant de nous quitter, nous invitons les deux compères à boire un café sur la dunette du Chat Lune, le soleil brille, il fait chaud et il fait bon vivre.

Au regard d’une carte fluviale, ce qui paraît être à première vue, un court-circuit rapide entre l’Escaut et la Deûle, devient une croisière de trois jours, surprenante par la beauté du canal et par la formule d’accompagnement privilégiée choisie par l’administration de Lille-Métropole.
Demain, une autre équipe continuera à guider le Chat Lune vers la Deûle, où nous rejoindrons le trafic des gros commerces qui n’ont pas la chance de pouvoir emprunter cet itinéraire réservé aux plaisanciers.

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Le Canal des Cht’is et les deux Jacques, côté Wallon

Jacques habite Ronquières, en bas du plan incliné, sur sa péniche le Marlou, un Freyssinet transformé en habitation fluviale. Aujourd’hui il est amarré en amont de l’écluse de Leers-Nord, sur le canal de l’Espierre qui relie la Deûle à l’Escaut.

Nous avons quitté Gand ce matin et avons remonté l’Escaut jusqu’à l’écluse de Herinnes.
Nous venons de franchir la frontière linguistique et en Wallonie, l’usage des voies fluviales est gratuit mais il faut s’inscrire. En Flandre la vignette coûte 100€ par an.

L’ordinateur de l’écluse a reconnu le Chat Lune, inscrit en 2010 lors de notre remontée de Paris à Berlin et les éclusiers sympathiques et serviables téléphonent à Jacques, dit Jaco, pas celui du Merlou, mais l’éclusier-pontonnier-accompagnateur des nomades du fleuve, intrigués par le canal de l’Espierre.
L’entrée du canal est à 200 m en amont de l’écluse, Jaco se met à notre disposition pour actionner les ouvrages d’art jusqu’à la frontière Française.
Un cycliste goguenard nous lance au passage, ‘Vous en avez de la chance, un fonctionnaire qui travaille rien que pour vous!’
Trois écluses et trois ponts-levis plus loin, nous fixons nos amarres derrière le Merlou.

À la maison du canal, l’ambiance est au beau fixe. Devenue bistro-restaurant, l’ancienne demeure de l’éclusier est le pôle d’attraction des villageois de Leers-Nord et des environs ainsi que des nombreux cyclo- et autres touristes. Il nous semble arriver en pleine fête foraine, les chaises de la terrasse sont toutes occupée, sur les tables les coupes de Leffe blonde sont plus nombreuses que les pils et les croques-monsieur fumants font la concurrence aux frites.

Le long des quais de l’écluse, parents et enfants observent et commentent nos manœuvres, qui comme de coutume sont impeccables et témoignent de notre longue expérience de navigateurs fluviaux.

Passé la porte amont, j’observe que les deux Jacques, qui se connaissent bien, car le Merlou est amarré ici depuis un mois, ponctuent la fin de la journée de travail par une bière fraîchement servie.

‘Demain’, nous explique Jacques un peu plus tard, ‘je passe en France et je fais demi-tour dans l’élargissement du canal, situé à un kilomètre passé le pont-levis du Grimontpont’.

L’autre Jacques nous indique que nous devons téléphoner au ‘Relai Nature’ à Roubaix pour nous réserver le passage dans la partie Française du canal.
Chose faite, une charmante hôtesse nous explique qu’en effet demain le Merlou nous précédera et qu’en suite une équipe d’éclusiers-pontonniers nous ouvrirons le passage vers Lille. Rendez-vous demain-matin à 10:00 au pont-levis de Grimontpont.

Pour la petite histoire, le canal fut creusé en 1840 pour alimenter en charbon du Borinage les usines textiles du nord de la France.
Fermé en 1985, il vient d’être réhabilité et remis à la disposition des plaisanciers en mai 2011.
Pour plus de détails voir la photo annexée à ce billet.

Nous dormons dans le calme complet, pas de bruit d’avion, pas de voitures ni de passants bruyants, vaguement un train au loin dans la nuit, sublime.

Demain, la suite de notre croisière sur le canal des Cht’is.

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Biesbosch, Oudenbosch, la Basilique de St. Agathe et Barbara, fin de l’épisode

Le voyageur curieux ne doit jamais aller très loin pour découvrir des choses insolites.

Ainsi à Oudenbosch, un village situé le long de la rivière Mark, sous l’impulsion de l’abbé Willem Hellemons fut érigé entre 1865 à 1892, une église copiée sur la Basilique Saint-Pierre à Rome. L’architecte P.Cuijpers dessina le projet qui fut exécuté à une échelle de 1/2,5 plus réduite que l’original. La façade est une réplique de l’église St.-Jean de Latran, également située à Rome.

L’église est dédiée à Sainte Barbara et à Sainte Agathe et le pape Pie X lui octroya en 1912 le qualificatif de Basilique Mineure ce qui lui permet d’arborer les deux clés en croix, le symbole de Saint-Pierre.

Elle se dégrade au fil du temps mais une trentaine d’années de travaux de restauration lui rend, à la fin des années quatre-vingt, sa splendeur originale. Aujourd’hui les touristes qui viennent admirer les peintures murales et les dorures du Vatican des Pays-Bas contribuent à secouer de sa torpeur la petite ville Brabançonne.

À notre manie de visiter toutes les églises que nous rencontrons sur notre passage, s’ajoute notre obsession à grimper les tours, indifférents aux nombre d’échelons à gravir pour arriver au sommet. Les 140 marches de la basilique, une paille, nous mènent à un balcon qui ceinture le bas de la coupole d’où nous pouvons observer l’intérieur de ce surprenant lieu saint.

Pour ceux qui s’intéressent à la navigation, le trajet que nous empruntons ensuite franchit les eaux houleuses du Amer au sud du Biesbosch après avoir suivi le parc National à l’est par le Steurgat. Le Amertak et le Wilhelminakanaal nous mènent sur la rivière Mark qui traverse la province d’est en ouest au sud de l’Amer et au nord de Breda. C’est sur cette rivière, à 15 km du Volkerak que se trouve Oudenbosch.

Nous passons la nuit dans le vieux port, le lendemain nous descendons le Volkerak, les Kramersluizen, le Keeten, l’Oosterschelde et notre halte est la marina moderne de Wemeldinge.

Il nous faut attendre 13:00 pour avoir les courants portants sur la Westerschelde à Hansweert, d’où le Chat Lune file à 17 km/h vers Terneuzen. Passé la Oostersluis, nous atteignons Sas-lez-Gand en fin de journée.

Enfin, mercredi midi nous nous amarrons le bateau dans le port de plaisance Gent-Leie, un des trois club nautiques situé au confluant de la Lys et du ‘Ringvaart’ le Canal Circulaire de la ville.

Nous repartons vers Paris dans une dizaine de jours.

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Utrecht, Goringhem, Werkendam et le Biesbosch

Ce matin, samedi, nous quittons Utrecht avec l’intention de nous arrêter à Goringhem, une petite ville située au confluant de la Linge et de la Merwede, un des larges bras de mer du Delta de Zélande.

La rivière Linge forme la colonne vertébrale nord-sud de la ville. De part et d’autre les maisons et les entrepôts en brique rouge témoignent de l’ancienne richesse de la ville.

Le Chat Lune se faufile prudemment entre la haie des bateaux amarrés et ceux circulant à la recherche d’un emplacement, on se croît rue Saint-Honoré le premier jour des soldes d’été.

Le soleil brille de tous ses feux, la foule des piétons sur les quais et les occupants des bateaux sont habillés légèrement et la bonne humeur règne.

L’endroit où nous avions caressé l’idée de passer la nuit est comble, ci et là les restaurant se font une concurrence musicale et suprême cacophonie, cent mètres plus loin, dans la prairie qui longe la Merwede, les basses diffusées par des haut-parleurs de la taille d’une Fiat 500, font vibrer nos cages thoraciques. L’éclusier qui fait aussi fonction de capitaine du port nous annonce fièrement que ce weekend ont lieu les fêtes annuelles de Goringhem.

Entre nous, pas besoin de long discours, un coup d’oeil d’entendement suffit, nous passons l’écluse Peterbrug, tournons à droite sur la Merwede, avalons le fleuve sur 8 kilomètres et nous nous amarrons à Werkendam, le long du Steurgat, après l’écluse Biesbosch qui donne l’accès à la réserve naturelle qui porte le même nom.

Goringhem, ce sera pour le prochain voyage.

Dans la nuit du 18 au 19 novembre 1421 un raz de marée baptisé ‘Sint Elisabethsvloed’ brise les digues de protection de 16 villages qui se trouvent engloutis dans une mer intérieure de 30.000 ha.

La Zuidhollandse Waard, région prospère, agriculture, fruits, récolte de sel et extraction de tourbe, se transforme en une nuit en un marécage, ouvert sur la mer du nord.

Petit à petit, les chasseurs de canards, les coupeurs de roseaux, et quelques rares paysans reprennent possession des lieux et une infrastructure de métiers propres à ce biotope se met en place.

Dans les années septante, les digues et écluses de mer du plan Delta mettent fin à l’influence des marées et aux activités artisanales de cette région demi-sauvage.

Actuellement, le Parc National Biesbosch fait la joie des touristes du dimanche venus nombreux en bateau à pied ou à bicyclette, des écologistes et des amateurs de la faune aquatique.

En attendant de traverser cet endroit protégé, dans la marina de Werkendam, la nuit est calme et nous dormons comme des loirs, loin des débauches acoustiques de Goringhem.

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Utrecht (2), ses églises et les « Femmes sous les feux de la Rampe »

La ville d’Utrecht compte 17 églises dans l’enceinte de la vieille ville.

La plus célèbre est le Dôme avec son clocher qui, si l’on peut en croire la brochure, est le plus haut du pays.

Il a la particularité d’être séparé du transept et du coeur de l’église par une vaste plaine pavée.

Avant de lire l’explication, je m’étais demandé quel symbole le maître maçon avait voulu imprimer à l’édifice, où était-ce comme souvent à l’époque, un manque de fonds des mandataires qui avait fait déménager les compagnons vers des mécènes plus généreux en laissant le chantier en friche?

En réalité, en 1674 une tempête traversa la ville et fit s’effondrer la nef qui ne fut jamais reconstruite.

Et il a de nos jours des gens qui se plaignent que le réchauffement de la planète provoque des intempéries jamais vues.

L’organisation culturelle ‘Kerken Kijken Utrecht’ (Voir les Églises d’Utrecht) organise annuellement un parcours portes ouvertes des églises de la ville pour le bonheur des touristes religieux et heureusement pour nous, les athées sont les bienvenus.

Au numéro 13 du circuit, le musée du Catharijnenconvent n’est pas une église à proprement parler mais un couvent crée au 15e siècle par les carmélites et dédiée à Sainte Catharine d’Alexandrie. Ensuite, jusqu’au 19e siècle, le lieu devint un hôpital et enfin, après rénovation, la reine Juliana de Hollande y inaugura en 1979, le ‘Rijksmuseum Catharijneconvent’.

Une exposition temporaire intitulée Vrouwen in het Voetlicht (Femmes sous les feux de la rampe) intéresse M. qui y consacre la matinée pendant que je me promène entre les locomotives du musée du chemin de fer.

Ce dernier est une gare désaffectée transformée en parc d’attraction où les grand-parents expliquent à leurs petits enfants que dans le bon vieux temps, lorsqu’ils avaient leur âge, bravant l’interdiction de leurs parents, ils penchaient la tête par la fenêtre du train en marche et leur visage se couvrait d’escarbilles crachées par la locomotive à charbon.

Tout au long de ma visite, j’entend le hululement du sifflet à vapeur que le conservateur du musée a mis à la disposition des gosses dans une des locomotives exposées, ça les amuse beaucoup et ça fait très ‘gare en fonctionnement’.

Le Musée Central est logé dans un ancien cloître, situé, comme son nom l’indique, au centre de la vieille ville, en face du musée dédié à Dick Bruna et Nijntje (Miffy), le lapin blanc qui fait le bonheur des enfants du monde entier.

Le Centraalmuseum rend honneur à Gerrit Rietveld, enfant de la ville, architecte et concepteur de meubles connu pour sa ‘chaise rouge et bleue’ et sa ‘chaise Zigzag’.

Dans le sous-sol est exposée une imposante barge de transport Romaine, baptisée ‘le bateau d’Utrecht’. Elle fut repêchée en 1930 dans la boue d’un canal, nettoyée et traitée contre le vieillissement et elle fait aujourd’hui la fierté du conservateur.

En face de l’endroit où est amarré le Chat Lune, se trouve une église qui ne fait pas partie du circuit de visite.

L’ancienne Sint-Martinuskerk, abandonnée par ses paroissiens, a été transformée en immeuble à appartements par un promoteur immobilier créatif.

Les murs extérieurs ont été gardés et ce n’est qu’en regardant attentivement que l’on aperçoit des fenêtres percées à des endroits inhabituels pour un lieu saint. Le portail est d’origine mais une fois franchie la porte d’entrée, le vestibule du Sint-Martinushof, le nom de la résidence, comporte 36 sonnettes et autant de boîtes aux lettres, correspondant aux appartements et aux studios qui ont été astucieusement intégrés dans le volume intérieur de la nef et des transepts. Entre les contreforts extérieurs on devine les terrasses des appartements installés aux étages supérieurs.

Une adresse insolite et pleine de charme.

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Utrecht et les églises (1)

Rolf a septante-six ans, il habite Bremen et tout l’été, avec son épouse et ses deux tortues d’eau il parcours les fleuves, rivières et lacs du nord de l’Europe.
Amarrés à ses côtés, nous avons fait sa connaissance à Schwerin en 2010 et quelques mois plus tard, nous nous sommes revus dans les ascenseurs à bateaux de Niederfinow sur le Havel.
Ici à Utrecht nous nous rencontrons pour la troisième fois.
‘In Bremen hat man ein Spruch’ nous dit-il, ‘Dreimal ist Bremerrecht’ et avec un large sourire il rajoute, ‘Viermal ist auch nicht schlecht!’.

Il nous confie qu’il y a dix-sept ans, lorsque ses petits enfants étaient tout jeunes, ils étaient tombés en admiration devant un aquarium contenant des tortues d’eau et Rolf, bonne âme, leur acheta deux spécimen grands comme une pièce d’un Mark.
Quelques années plus tard, lorsqu’au yeux des jeunes adolescents, les jeunes filles paraissaient mériter plus d’attention que les tortues, Rolf hérita des deux bestioles qui entretemps mesuraient trente centimètres de la tête à la queue. La nuit, les reptiles dorment dans une bassine en plastique remplie d’eau et pendant la journée, Rolf les laisse se promener sur le sol de la cabine de son bateau. Pas plus de trois heures d’affilée, nous fait-il en caressant doucement la carapace d’une d’elle qu’il a pris sur ses genoux, ensuite je les replonge dans l’eau pour quelque temps.

Rolf et son épouse voyagent sur une barque de huit mètres, en partie bâchée, en partie fermée. Vingt-quatre mille personnes ont appris à naviguer avec ce bateau, nous explique-t-il, ‘j’avais à Bremen la première et pendant longtemps la seule école de navigation qui délivrait des permis fluviaux’. ‘Lorsque le D-Mark à fait place à l’Euro, j’ai tout vendu et depuis je navigue seul avec mon épouse et mes tortues’.
Sur les flancs de son navire, on peut lire en grandes lettres, ‘Sportbootschulzentrum Bremen’.

L’univers des nomades du fleuve, ceux qui comme nous passent au moins la moitié de l’année sur leur embarcation, est fait de rencontres fortuites et parfois, internet aidant, de rendez-vous programmés. En plus, grâce à l’application Latitude de Google, d’aucuns se suivent à la trace, la technologie est là pour être utilisée à bon escient.

Nous sommes à Utrecht, amarrés dans le zuiderstadskanaal, une des haltes nautiques du centre de la ville, là où ne viennent que les bateaux dont le tirant d’air n’excède pas 2m70. Je ne suis pas un snob à rebours, mais généralement les nomades du fleuve ne vivent pas sur un bateau en polyester blanc propulsé par deux moteurs de 300 chevaux, dont le seule mérite est de faire des vagues plus énormes que les péniches commerciales géantes actuelles et si leur embarcation fait plus de 12 mètres de long, c’est une barge ou une ancienne péniche transformée.
Nos bateaux sont conçus pour passer partout, pour vivre confortablement pendant des mois et pour consommer en un mois de navigation ce que les amateurs de puissance brulent en une journée.

Mais je m’égare et pour revenir au sujet, comme mes lecteurs ont pu constater, nous aimons naviguer de ville en ville, de musée en musée, voir d’église en église. En navigation, entre les deux, nous profitons de la belle nature.

À ce propos à Utrecht nous sommes bien servis et j’en parlerai dans mon prochain billet.

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De Weesp à Utrecht, le Vecht

Le Chat Lune ronronne comme un chat bienheureux.
Nous quittons Weesp et le chantier De Bruyn avec un bateau au coeur neuf, quel plaisir!

Le Vecht relie Utrecht au Markenmeer, la pointe sud de l’ancienne Zuiderzee.

Au 17e siècle, pendant l’âge d’or du pays, les riches commerçants d’Utrecht se construisent maisons de campagne, lisez des petits châteaux, le long du Vecht. Il sont caractérisés par des pavillons de thé, des espèces de vérandas rondes ou octogonales placés au bord de la rivière, au bout du jardin qui les séparent du corps du logis.
Ces demeures se trouvent essentiellement dans la partie du Vecht proche d’Utrecht. Lorsqu’on s’éloigne de la ville et plus on se rapproche de Weesp et de Muiden, les château font place aux résidences flottantes.

Dans le premier cas, les propriétaires se sont fait une surenchère de créativité architecturale, c’est pour qui en impose le plus, tout en respectant le néoclassicisme cher à l’époque.
Aujourd’hui la démocratie a réduit la distance entre ceux qui ont tout et ceux qui n’ont rien et à de rares exceptions près, les châteaux sont devenus des appartements de haut niveau ou des bureaux d’experts fiscaux, les clients des seconds sont les habitants des premiers.

Les résidences flottantes par contre, aussi à quelques exceptions près, sont toutes issues du même moule, la boîte à chaussure posée sur une plate forme flottante.
Les plus créatifs ont des terrasses avec vue sur l’eau, les plus sportifs un voilier amarré à leur ponton.

Les caravelles qui ont fait la richesse des Hollandais du siècle d’or qui n’ont pas coulés, ont fini leur vie comme combustible lorsqu’elles furent remplacées par les steamers à vapeur du dix-neuvième siècle.
Comme tout un chacun, nous aimons les antiquités, les anciennes font revivre l’histoire et les récentes notre jeunesse. De nos jours, pour combler les vides, les objets disparus sont reconstruits, conformes aux dessins originaux s’ils existent ou à l’imagination de l’artiste créateur si leurs seule trace est la mémoire des historiens.
Ainsi, à Lelystad, la ville nouvelle crée de toute pièce sur l’Ijselmeer lors de assèchement de la partie Est de la Zuiderzee, un chantier naval s’est spécialisé dans la construction de vaisseaux à voile en bois, copies des navires d’antan.

Ce matin, à Breukelen, sur notre chemin vers Utrecht, un exemplaire motorisé de ces nostalgies flottantes provoque un embouteillage fluvial digne des weekend rouges du mois d’août sur l’A7.
Par chance, l’embarcation remplie de touristes, fans de Piet Hein, fait demi-tour et nous atteignons la halte de plaisance d’Utrecht après avoir pour quelques kilomètres, quitté le Vecht et pris le canal d’Amsterdam au Rhin pour pénétrer dans la ville par le sud.

C’est un endroit d’amarrage idyllique, dans le Zuiderstadskanaal, bordé de belles maisons en brique rouge, de châtaigniers centenaires et à cinq minutes à pied du centre ville.

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Amsterdam (4) le musée de la marine

Le musée de la marine est logé dans une ancienne forteresse carrée, plantée dans un bassin situé entre l’Oosterdok et le Nieuwe Vaart, à dix minutes à pied de la gare centrale d’Amsterdam.

La construction respire la rénovation, les murs sont en crépi gris-blanc et la cour intérieure est couverte d’une verrière métallique. Pour aider les visiteurs, les ailes du bâtiment sont libellées comme les quatre points cardinaux et des ascenseurs aux cages en verre desservent les étages.

La technologie audio-visuelle est du dernier cri, par exemple, dans les salles dédiées au siècle d’or, des panneaux qui à distance semblent être de la main de Vermeer s’animent lorsque je m’en approche et les personnages me racontent leur histoire, c’est instructif, impressionnant et de toute beauté.

C’est notre dernier jour à Amsterdam et c’est le dernier musée que nous visitons avant de reprendre notre chemin vers le sud.

Pour les amateurs de musées, je souligne que notre carte annuelle de valeur 50€ a été amortie en 2 jours au lieu des 4 que j’anticipais dans un de mes billets précédents.

De retour à Weesp, nous faisons un dernier avitaillement chez Albert Hein suivi d’un plongeon dans le port et dans le Vecht, l’eau est vraiment bonne, l’ai-je déjà signalé?

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Amsterdam (3) les Impressionistes de l’Hermitage et l’église au grenier

Le musée de L’Hermitage d’Amsterdam est installé dans l’Amstelhof, un ancien hospice datant du 17e siècle.
L’édifice rénové harmonise comme souvent de nos jours, les anciens murs en brique rouge avec des éléments de construction moderne en acier et en verre.
Le musée présente à intervalle régulier, environ tous les six mois, une sélection choisie de la collection de l’Ermitage de Saint-Petersbourg.
‘Impressionnisme, sensation et inspiration, chef-d’oeuvre de l’ermitage’ est le titre de l’exposition actuelle.
L’intérêt est de voir des tableaux inconnus d’artistes connus, tel que Monet, Pissaro, Sisley et Renoir, pour ne nommer que les noms ronflants. Nous aimons beaucoup le portrait que ce dernier a peint de la jeune actrice qui nous regarde d’un air timide.
Et en plus, comme toujours, nous enrichissons notre culture générale avec des artistes comme Jules Dalou dont la sculpture de la tête de femme est de toute beauté et Pascal Adolf Jean Dagnan-Bouveret qui a croqué avec minutie une jeune peintre en pleine action. On voit qu’elle prend soin de ne pas faire de taches sur les dentelles de sa robe rose.

Les villes comme Amsterdam ont une histoire tellement riche et mouvementée que le visiteur curieux peut y passer des semaines entières et découvrir tous les jours quelque chose de nouveau.

Au 17e siècle, en pleine réformation, la ville tolérait le catholicisme pour autant qu’il soit pratiqué avec la plus grand discrétion.
En 1661, Jan Hart, catholique, commerçant, percepteur privé d’impôts et riche, acheta pour la somme de 1660 florins, une fortune à l’époque, trois maisons adjacentes sur le Oudezijds Voorburgwal, un des plus ancien canal de la ville. Il installa son commerce et sa famille au rez de chaussée et aux étages et il regroupa les trois greniers pour y construire une église. Il obéit aux prescriptions de la marie et de l’extérieur rien ne laisse deviner la présence d’un lieu de culte sous les poutres de la toiture.
Lorsqu’au dix-neuvième siècle la tolérance à l’égard des autres religions s’assouplit, les catholiques amstellodamois firent construire une grande église en pierre, devenue aujourd’hui la ‘Oude Kerk’ (la vieille église), et le grenier de prière de Jan Hart devint un musée.
Un audio-guide nous raconte son histoire tout en nous promenant des chambres d’habitations que les lits à alcôves peuvent transformer en chambre à coucher, au lieu du culte en passant par les deux confessionnaux, la sacristie et l’orgue. La visite se termine dans les cuisines situées dans les caves de l’immeuble.
À cent mètres plus loin nous trouvons l’église Saint-Nicolas qui a rendu obsolète l’usage de ‘Ons Lieve Heer op Solder’.
Autour d’un certains nombre de colonnes en pierre, de petites estrades fermées en bois comportant des sièges rembourrés de coussins rouges sont réservées aux membres du culte, aux notables et certaines peuvent aussi être louées. Des loges VIP pour les suivre les messes confortablement et en retrait du peuple.

De retour à Weesp, Comme hier, un plongeon dans les eaux fraîches et propres, j’insiste, de la Vecht termine notre journée culturelle.

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Amsterdam (2) Brocante, Gay Parade et le musée du sac à main Hendrikje

Sans vouloir blesser personne, je trouve qu’il y a une corrélation entre la Gay Pride et le musée du sac à main, deux étapes de notre programme d’aujourd’hui.

Ce samedi, le 4 août 2012, la point d’orgue de la semaine du Gay Pride à Amsterdam est la parade de la flottille de bateaux décorés de ballons gonflables roses, armés de personnes du même sexe qui, habillés légèrement de vêtements de couleurs bariolées, le rose domine, dansent et chantent au son d’une musique rhythmique dont les basses font trembler les intestins des participants et des badauds.

L’atmosphère est bon enfant, le cortège parcours le Prinsengracht et se termine sur le Amstel. Une foule aussi joyeuse que celle qui anime les passagers des embarcations se masse sur quatre rangées le long des quais de ces canaux. Il nous est difficile de voir passer le cortège et on se contente de se frayer un passage d’un pont à l’autre et d’un canal vers le suivant, il faut se promener à Amsterdam pour se rendre compte du nombre de canaux et de ponts qui constituent le centre de la ville.
Construite sur des marais, la ville repose entièrement sur des millions de pilotis enfoncés à plus de vingt mètres de profondeur dans le sol dur qui sert de fondation aux rues, aux quais et aux bâtiments.

Notre premier rendez-vous ce matin est le marché annuel de brocante installé pour deux jours sur les terrains de l’ancien chantier naval NDMS (Nederlandse Dok & Scheepvaart Maatschappij). Ci et là une grue rouillée et couverte de graffitis sert de repère aux visiteurs, les échoppes sont installées tant sur la partie horizontale des terrains que sur les plans inclinés qui servaient au lancement des navires.
C’est un événement de taille considérable, nous passons plus de trois heures à parcourir systématiquement toutes les allées qui regroupent des vendeurs professionnels et privés. De la gare centrale, un ferry nous conduit en un quart d’heure à pied d’oeuvre, l’entrée est payante mais les prix sont très modestes, c’est une vraie brocante, avec un choix important de vêtements et il n’y a pas un antiquaire en vue.

Au retour, vers 13:00, du pont arrière du ferry, nous croisons les embarcations de la Gay Pride qui se regroupent pour se préparer à pénétrer dans les canaux de la ville, où nous n’aurons pas l’occasion de les voir aussi bien qu’ici.

Quittant ce brouhaha, nous retrouvons le calme au numéro 573 du Herengracht, dans une grande et belle maison patricienne qui fut à un moment la résidence du maire d’Amsterdam. C’est ici qu’aujourd’hui se trouve le musée du sac Hendrikje.
Voir http://www.museedusac.com

Le musée retrace l’histoire de cet objet usuel devenu un accessoire de mode et souvent même, le symbole de la personnalité de la personne qui l’arbore.
Plus de quatre mille pièces sont exposées, d’une bourse en cuir multi-poche datant du 16e siècle au sac à main Versace ayant appartenu à Madonna.
Au premier étage un tea-room cosy sert du thé, de l’excellent café et des succulents gâteaux plein de crème et de chocolat.
Une halte surprenante et de détente à marquer sur votre guide d’Amsterdam.

De retour au bateau, nous nageons dans le port et dans la Vecht, l’eau est propre et douce, la législation qui interdit aux bateaux les rejets d’eau noire dans les ports, les fleuves, les rivières et les lacs, est une bonne mesure.

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